Chocolat cannelle

tests de sextoys, littérature érotique, et autres choses...

Small Favors, bd pornographique de Colleen Coover

Couleurs pop pour une couverture qui met de bonne humeur. L'auteur de la bd, Colleen Coover, l'écrit en introduction : « les jolies filles rendent les gens heureux ! » Elle peuple donc sa bande dessinée de jolies filles, avec en tout premier lieu, le personnage d'Annie qui se masturbe continuellement et Nibbil, envoyée pour devenir la conscience d'Annie mais qui cède vite à l'appel du sexe.
Nibbil, pas plus grande qu'une main, a la faculté de grandir et en profite pour admonester Annie à coup de gode-ceinture. Les deux amies ne pensent qu'à baiser, les courtes histoires se succèdent donc, variations autour de ce désir sexuel que les jeunes femmes partagent.

small-favorsPubliée à l'origine aux Etats-Unis sous la forme de sept fascicules nommés « girly porno comic books », cette bande dessinée non colorisée comprend des bonus : croquis, courte bd en allemand, planches supplémentaires...

L'originalité de Small Favors tient en son sujet, la sexualité lesbienne, traité par une femme. Malheureusement, les scénarios imaginés sont réduits a minima, le sexe ne peut être considéré à lui seul comme un sujet de narration...

Small Favors, la bd des filles qui aiment les filles, Colleen Coover, éd. La Musardine, 17,90€

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Je suis déçue, malheureusement, par cette bande dessinée. J'attendais des histoires construites et un dessin plus travaillé. Dommage !

La bd Small Favors est sortie le 19 janvier dernier.

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Présentation de l'éditeur :

Small Favorsest un « Girly porno comic book » (c’est le slogan qui orne le livre dans son pays d’origine), c’est-à-dire une bande dessinée porno pour filles qui est à la fois explicite et joyeuse. Explicite : la langue est crue ou simplement ordinaire ; quand les protagonistes passent à l’action, elles nomment un chat, un chat et un gode, un gode. Joyeuse : l’ambiance qui y règne est bon enfant ; même si les scènes évoquent torture et sado-masochisme, il ne s’agit que de jeux sexuels où les coups de badine et les fessées donnent au plus du plaisir à la pelle. Et puis, il faut ajouter que le dessin de Colleen Coover est tout sauf réaliste. Son trait, une ligne claire ronde et accueillante, à la fois enfantin et adulte, rappelle aussi bien les bandes dessinées américaines de la série Archie que celles des frères Hernandez. Le style de Coover ne peut que plaire aux lecteurs européens, bercés depuis leur plus jeune âge dans ce style graphique, qui trempe l’humour et les choses de la vie dans la même marmite. 
La première BD lesbienne porno Small Favors est aussi une première. C’est la première bande dessinée porno lesbienne de cette ampleur imaginée, écrite, conçue et réalisée par une femme. Elle a paru chez Eros Comix aux États-Unis, sous formes de 7 comics books, à partir de 2001. La présente édition française compile deux romans graphiques (graphic novels) publiés chez cet éditeur en 2002 et en 2004. Nous avons tenu à conserver la forme des romans graphiques d’origine, les couvertures très hype, très modernes, les présentations intérieures découpés en faisant suivre les sept fascicules de comic books et offrant également aux lecteurs des bonus amusants – comme des publicités franchement libidineuses. Précisons que la narration est formée de récits courts, d’épisodes divers en quelque sorte, qui se lisent comme une histoire à suivre.

 De quoi parle cette bande dessinée ? Les héroïnes, sont des filles, âgés de plus de 20 ans, et juste des filles, qui parlent de sexe, de sexe et de sexe, et qui le mettent en pratique. Elles se masturbent, souvent, et se touchent entre elles, très souvent aussi, à deux ou à cinq – comme c’est le cas dans la deuxième partie du livre. Small Favors est clairement un hymne à l’amour des femmes pour les femmes, au sexe entre femmes et à l’homosexualité féminine. Tout commence quand Annie, qui passe son temps à lorgner sa voisine en se frottant le clitoris, tombe dans le terrier de sa conscience. Accueillie vertement par la Reine de sa conscience, cette dernière la réprimande et lui adjoint une gardienne lilliputienne, Nibbil, chargée de ramener Annie dans le droit chemin, celui de la vertu. De retour sur terre, la lilliputienne montre qu’elle sait aussi atteindre une taille humaine et que ses différentes changements de taille ne font que servir la passion irrésistible qu’Annie éprouve pour les filles et le sexe. Annie et Nibbil vont ainsi se découvrir un amour véritable. Dans le second livre de Small Favors, Annie et Nibbil vont rencontrer Sage, une autre fille qui, comme Annie, avait du mal à avouer en public son goût pour les femmes et son homosexualité. Et puis les derniers épisodes mettent en scène une fête costumée organisée par Yukiko, la fameuse voisine sur laquelle Annie a tant fantasmé.
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Love is You & Me, livre de Monica Scheehan

love-you&me« Maman, tu as fini avec l'Internet ? » me demande ma fille. Non, je n'avais pas encore fini, ou plutôt même pas commencé et la demoiselle s'impatientait car je lui avais promis, dès que j'aurais écrit quelques lignes sur ce livre, de le lui donner.
Des illustrations et peu de texte, un chien amoureux d'une souris, des cœurs partout, de quoi plaire à ma fille. Un livre pour les 7-77 ans, est-il fait mention. Même un peu avant 7 ans, on peut aimer quelqu'un, d'ailleurs, ma fille me l'a dit, elle est amoureuse de moi, surtout si je lui donne ce joli livre plein de cœurs...
Avant la Saint-Valentin, Larousse édite un livre de petit format à la couverture épaisse déjà publié en langue anglaise. Qu'est-ce que l'amour ? Que ressent-on ? Comment le vit-on ? Des animaux mignons nous le racontent. Le petit livre est débordant de tendresse. En fin de volume, un peu de bricolage : il faut découper des bons pour un câlin, une promenade à deux en vélo, un coucher de soleil...  

Love is You & Me, Monica Scheehan, éd. Larousse, 4,90 €

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4e de couverture :

Un petit livre coup de coeur pour tous les amoureux, à consommer sans modération de 7 à 77 ans !
Des illustrations craquantes, une BD pleine d'humour et de tendresse, réalisée par la célèbre Monica Scheehan, pour dire "je t'aime" en toute simplicité et en toute occasion...
En bonus, des "tickets-bisou" et des "tickets-câlin", adorables, à découper et à glisser au gré de son imagination, dans une assiette, sur l'oreiller, derrière le verre à dents, ou dans une boîte de chocolats...

Posté par Steph à 13:09 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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G. Musso, D. Kennedy et le sexe

Pendant mon séjour en Lorraine, j'ai trouvé dans un placard deux livres de poche. Des livres que ma soeur avait achétés et dont elle s'était débarassée chez mes parents sans les avoir lus. J'ai cru que ma soeur était tombée sur la tête, mais cela m'a rassuré de savoir qu'elle n'avait rien lu et que, fidèle à elle-même, elle continuait à se débarasser de ce qui l'encombrait en le laissant chez mes parents. Quels étaient ces livres ? J'ai eu peine à me souvenir des titres et des noms d'auteurs. Des best sellers réédités en format de poche. Et après... de Guillaume Musso et Les charmes discrets de la vie conjugale de Douglas Kennedy. Deux auteurs dont j'avais déjà pu lire le nom mais dont j'ignorais tout.
Première plongée dans leur oeuvre. J'ai lu le roman de G. Musso, qui pince les cordes sensibles de tout être humain : mort d'un enfant en bas âge, amour perdu que l'on souhaite reconquérir, homme qui perd la notion de ce qui est important soit la vie familiale et non l'argent, croyance en un possible après et au fait que la vie a un sens et surtout un but. Sortez les violons. Le roman fait larmoyer, c'est de la grosse manipulation sentimentale. Je n'ai pas terminé le livre de Douglas Kennedy, il traînait un peu en longueur et mon séjour s'achevait.

Et le sexe dans tout ça ? Je suis un peu déformée par mes lectures, de fait vous ne vous étonnerez pas si je me suis posé cette question en lisant ces romans : mais quand est-ce qu'on baise ? Eh bien pas souvent. La sexualité est effleurée dans Et après... lorsque l'un ou l'autre personnage, je ne sais plus si c'est l'avocat ou son ex-femme, se souvient de leur première fois. Douceur, prévenance et on ne sait rien d'autre. Il y a eu des bisous auparavant, évocation du premier baiser notamment. Et c'est tout. Dans le roman de Douglas Kennedy, évocation par la mère qui n'a pas sa langue dans sa poche de la sexualité de sa fille, mariée à son gentil médecin qui finit par la négliger : elle demande si en définitive elle n'ouvre pas les jambes pour que ça se termine vite. Quelques autres évocations aussi, toujours aussi lapidaires. Et comme je n'ai pas terminé la lecture, je ne sais pas ce qu'il va advenir de la jeune femme délaissée. Peut-être qu'il y a plus de sexe que ça dans ce roman, finalement ?

Posté par Steph à 16:53 - BLABLA - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
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Prix Eros Evian 2012 : livres nominés

Depuis ce week-end a été définie la liste des livres nominés pour la prochaine édition du Prix Eros Evian qui sera décerné au terme d'un week-end consacré à la littérature érotique, les 2 et 3 juin prochain. (A Evian, donc, faut-il le préciser ?)

Comme j'ai décidé de paresser aujourd'hui, je me contente presque de coller l'annonce publiée sur le mur Facebook d'Evian érotique. Je n'ai pas lu tous les livres cités et aurai donc des difficultés pour me prononcer pour mes livres favoris. Vous pourrez trouver sur ce blog quelques lignes sur Petits mails entre amants, que je n'ai pas trop apprécié (je lui reconnais des qualités d'écriture mais le livre ne m'a pas touchée, à titre personnel), sur Echanges virtuels, pas sur Histoires pornographiques que je n'ai pas demandé à lire alors qu'il m'était proposé de le faire, faute de temps. Vous trouverez, écrites tout récemment, quelques lignes sur Les 100 expériences érotiques qu'il faut avoir vécues dans sa vie que je n'ai pas aimé mais pas sur les autres guides sexo. Quant au prix spécial du jury, j'avoue n'avoir lu que Perle d'Anne Bert, qui vaut le détour. J'avais lu un autre livre de Jean-Claude Piquard, Les deux extases sexuelles et non celui cité... Le dernier Régine Desforges fait beaucoup parler de lui, je ne l'ai pour ma part pas reçu mais j'avoue que le fait qu'il y ait un fils handicapé dans ce roman m'aurait probablement trop touchée pour que j'en fasse une lecture sereine. Quant au volume d'André Comte-Sponville, j'en ai bien sûr entendu parler, j'ai lu un article à son sujet mais n'ai pas eu le livre entre les mains.

Assez écrit, voici la liste :


PRIX DU PREMIER LIVRE EROTIQUE

- Christian-Louis Eclimont, Petits mails entre amants (Hors Collection)
- Marie Godard, Echanges virtuels (Blanche)
- Valentine Abé, Histoires pornographiques (La Musardine)

PRIX DU MEILLEUR GUIDE SEXUEL

- Frédéric Ploton, Les 100 expériences érotiques (Blanche)
- Marc Dannam, 669 gages érotiques (La Musardine)
- Michel Cymès, La sexualité, que d'histoires (Chêne)

PRIX SPECIAL DU JURY

- André Comte-Sponville, Le sexe ni la mort (Albin Michel)
- Anne Bert, Perle (Hors Collection)
- Jean-Claude Piquard, La fabuleuse histoire du clitoris (Blanche)
- Régine Deforges, Toutes les femmes s'appellent Marie (Hugo & Cie)

Posté par Steph à 20:19 - LITTERATURE EROTIQUE & MAGAZINES - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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A ceux qui...

- voudraient écrire un guide sexo :
Prenez le temps je vous prie de lire ne serait-ce que les deux ou trois dernières publications de guides sexo, chez l'éditeur où vous serez publié, chez d'autres éditeurs aussi. Mon beau-père a une question toute prête qu'il débite chaque fois que l'on commence quelque chose de nouveau : "quelle est la valeur ajoutée ?" Malheureusement, dans tous ces guides sexo qui se publient, je crains fort que la valeur ajoutée soit quasi nulle. Vous allez me dire, tout le monde s'en fiche pourvu que ça se vend. Effectivement, si cela se publie encore alors que c'est toujours la même chose qui est écrite, c'est qu'il y a un marché. Alors ? Je vais encore m'ennuyer à lire les mêmes choses. Mais j'ai l'impression tout de même que l'on prend les acheteurs/lecteurs pour des vaches à lait en leur faisant croire à des révélations, à de nouvelles techniques... alors que chacun use des mêmes paroles, des mêmes artifices. Bref, à titre personnel, j'en ai marre des guides sexo.

- pensent que c'est super chouette de recevoir des livres en service presse :
Oui, je ne paie pas les livres que je reçois, ce qui ne m'empêche pas d'en acheter quelques-uns, parfois, mais avec quel argent ? Parce que si c'est si cool de recevoir des livres, imaginez tout de même que je fournis aussi un travail de lecture et d'écriture, de diffusion de l'information via mes envois pour le site de Sensuelle, via la rédaction de ce blog. Imaginez ensuite que j'effectue ce travail à titre grâcieux, que je vais devoir alimenter financièrement le nom de domaine de ce blog (et non, la pub ne paie rien, sauf canablog, plateforme que j'utilise et que dès que je pourrai supprimer cette pub, je le ferai, même si je dois délier les cordons de la bourse pour cela), que je lis des livres parfois excellents mais parfois aussi très répétitifs (cf ce qui précède sur les guides sexo), et vous trouverez peut-être tout cela un peu moins cool.

- pensent que ma vie sexuelle est débridée :
Ma vie est surtout bien remplie avec mes zouzous et je travaille beaucoup, de fait ma vie sexuelle a comme tout le monde ses hauts et ses bas. Alors bien sûr, je m'amuse parfois à raconter un épisode particulier, mais c'est un épisode parmi une masse d'autres qui seraient moins croustillants à lire. Je m'amuse un peu avec cette image, c'est vrai, mais gardez en tête que ce n'est qu'une image. Hier, Guillaume Perrotte sur son blog a entretenu un peu le mythe, avec le terme "coquine directrice de collection" qui m'a beaucoup fait rire. Lisez le billet dans son entier, d'ailleurs. Je devrais utiliser l'humour plus souvent, le message "lisez" passerait peut-être mieux, non ?

Posté par Steph à 10:45 - BLABLA - Commentaires [7] - Rétroliens [0]

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