Chocolat cannelle

tests de sextoys, littérature érotique, et autres choses...

Dossier sur le sexe anal - Introduction

Inutile de venir sur ces pages pour chercher des photographies pornographiques. Vous ne trouverez ici que des textes, et même pas des textes érotiques. A bon entendeur...


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Ce dossier est actuellement en construction. Des pages viendront progressivement s'ajouter. Soyez patients !

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Questions sur le sexe anal

- Texte écrit pour le webzine de neoplaisir, section "dossiers", mis en ligne le 23/08/10 sur cette page -

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Lorsque l'on aborde le sujet du sexe anal surgissent des questions récurrentes : c'est sale ? ça fait mal ? c''est dangereux ? Bien souvent, on a soi-même une idée sur ces sujets, que son opinion soit ou non fondée sur une expérience antérieure ou des propos entendus. Or,  il faut se méfier aussi bien des « on-dit » que des expériences antérieures qui peuvent avoir été mauvaises pour diverses raisons dont la méconnaissance du sexe anal et des précautions à prendre serait à citer en tête.

Nous allons essayer de répondre clairement sur cette page à ces trois questions. Il s'agit de questions  de base, les premières qui viennent à l'esprit, et ces interrogations portent sur le sexe anal de manière générale, que ce soit pour un homme ou pour une femme. Ultérieurement, nous évoquerons d'autres questions plus spécifiques au plaisir anal masculin.

  1. Le sexe anal, c'est sale ?

Les excréments passent par l'anus mais ne font qu'y passer, ils n'y sont pas stockés. Une bonne hygiène efface donc les inconvénients de ce « passage ». Une douche peut s'accompagner d'un nettoyage plus en profondeur à l'aide d'un accessoire, une poire de lavement dévolue à cet usage. Il convient cependant de ne pas abuser des lavements et d'utiliser uniquement de l'eau tiède (sans ajout de savon ou autre produit). Voilà pour l'avant-pénétration.

Un orgasme, par les contractions provoquées, favorise un relâchement musculaire et une possible survenue de matière fécale, ne nous voilons pas la face. Un retour à la case hygiène s'impose donc dans ce cas après pénétration.

En cas d'utilisation d'objets (plugs, godemichés, chapelet anal...), ceux-ci doivent bien sûr être nettoyés avant et après utilisation avec des lingettes ou tout simplement de l'eau chaude savonneuse – et dans ce cas être correctement rincés également.

Les mêmes règles d'hygiène s'appliquent, quel que soit ce qui pénètre l'anus. On pensera donc à se laver les mains par exemple...

  1. Le sexe anal, c'est douloureux ?

L'anus n'est tout d'abord pas lubrifié naturellement comme peut l'être le vagin. Les frottements peuvent donc irriter et l'insertion peut être difficile et donc douloureuse. Une lubrification de substitution s'avère nécessaire : lubrifiant à base de silicone ou à base d'eau (et dans ce dernier cas, il est conseillé de réitérer l'application au besoin puisqu'un tel lubrifiant sèche assez vite), la salive à défaut. La vaseline est absolument déconseillée en cas d'utilisation de préservatif.

L'anus est tapissé d'une muqueuse fragile. Il convient donc de ne pas y introduire ce qui pourrait la blesser, comme un ongle mal coupé.

Il faut aussi savoir que l'anus est pourvu de deux sphincters qui délimitent le canal anal. Leur rôle s'exerce sur le blocage du passage puis l'expulsion de la matière fécale. Ces sphincters serrent le canal anal, il convient de ne pas forcer brutalement leur passage mais d'en faciliter l'ouverture par une poussée exercée par la personne pénétrée.

Enfin, oubliez ce que vous avez pu voir dans un film pornographique, on ne s'introduit pas à la hussarde dans un anus et surtout on ne commence pas de suite des va-et-vient. L'entrée doit être progressive, lente, préparée (on peut commencer par l'insertion d'un puis de deux doigts ou encore l'insertion d'un petit plug, mais surtout on doit lubrifier !) et un va-et-vient ne peut s'imaginer qu'une fois l'intrusion acceptée. Le meilleur moment pour ce faire est celui où la personne pénétrée le demande.

Il faut aussi penser que la pénétration anale ne va pas nécessairement de soi, qu'à cause de préjugés, d'inexpériences, de craintes, de son éducation, la personne pénétrée peut se contracter et c'est alors que la pénétration peut devenir douloureuse. Les maîtres-mots anti-douleur sont donc le relâchement et la patience.

  1. Le sexe anal, c'est dangereux ?

Toute relation anale non protégée peut être la cause de la transmission d'IST. Un préservatif est donc de rigueur surtout tant que les partenaires n'ont pas effectué des tests de rigueur ou encore ont des partenaires multiples. Parmi ces infections, on peut noter le VIH (responsable du sida), la syphilis, la blennorragie... [Source : Petit Larousse de la sexualité, sous la direction du Dr Sylvain Mimoun, Larousse, p. 64, article « anus »]

Toute pénétration anale ne doit pas être suivie d'une pénétration vaginale, que ce soit avec un pénis, des doigts ou encore sextoy ou tout autre objet sans nettoyage préalable ou changement de préservatif à cause du risque d'infections du vagin dû aux matières fécales.

Il convient donc de prendre des précautions, une pénétration anale ne se fait pas à la légère.

Peut-on attraper des hémorroïdes avec la sodomie ? Tout d'abord, un rappel : les hémorroïdes sont causées par une alimentation pauvre en fibres. La pénétration anale n'est donc pas cause de la survenue d'hémorroïdes mais, en cas de « terrain propice », de problèmes déjà présents, les vaisseaux sanguins sont déjà gonflés, irrités, et il convient de faire attention lors d'une telle pénétration, voire ne pas la pratiquer du tout.

Des lésions diverses peuvent aussi se produire si l'on introduit un objet qui n'est pas lisse (ongle mal coupé cité précédemment notamment). En cas d'introduction d'un objet quelconque, pensez à recouvrir ce dernier d'un préservatif.


Un objet peut-il rester coincé ? On ne peut pas introduire n'importe quel objet dans l'anus sans risque de l'y voir coincé, « absorbé » en quelque sorte. Pensez-y avant de vous lancer dans certaines expérimentations. Un plug est un sextoy particulièrement adapté à la pénétration anale de part sa base plus large qui ne permet pas une insertion complète. Un chapelet anal possède une poignée de retrait. N'enfoncez jamais un objet dont la base est plus étroite que ce qui est déjà introduit.

Peut-on rester dilaté ? L'anus se dilate puis se rétracte. Sous cette question de la permanence de la dilatation se cache souvent la peur de l'incontinence. On ne devient pas incontinent à partir du moment où ses sphincters fonctionnent normalement et la pénétration anale n'endommage pas lesdits sphincters.

Posté par Steph à 10:56 - DOSSIER SUR LE SEXE ANAL - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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Vocabulaire du sexe anal

Texte initialement écrit pour le webzine de Neoplaisir, section "dico sexo".

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Lorsque l'on évoque le sexe anal, le premier terme qui vient à l'esprit est le terme utilisé pour le coït anal, « sodomie ». Ce mot provient d'un nom propre, Sodome, ville détruite par Dieu à cause de ses mœurs. De « sodomie » dérivent le verbe « sodomiser » et le nom « sodomite », celui qui pratique la sodomie. On rapporte que Verlaine, devant un tribunal où on l'accusait d'être « sodomiste »(sic !) a corrigé en précisant que l'on disait « sodomite »...

Mais avant de le pénétrer, voyons de plus près le terme « anus ». Il est tour à tout « orifice du rectum » selon sa définition, « petit orifice », « œillet » et pas seulement pour les poètes, Verlaine y  compris, « fondement », « arrière boutique », « anneau », « rondelle », « rosette », « trou de balle », « pastille », et j'en passe... Les termes font souvent référence à sa forme circulaire.

La sodomie peut devenir, si l'on change de registre de langue, un « enculage », sodomiser, « enculer » et le sodomite un « enculeur »...

Diverses expressions peuvent se former autour des termes spécifiques à l'anus et l'on peut trouver des expressions imagées comme « prendre l'entrée des artistes » ou des expressions plus localisées comme « prendre par derrière ».

Vous utilisez l'expression « se fourrer le doigt dans l'œil » en pensant naïvement aux yeux ? Pensez que l'œil désigne l'anus et vous aurez une expression pour le doigté anal... « Mettre un doigt » peut évasivement désigner aussi cette pratique, sans qu'il est besoin de préciser où le doigt se trouve.

Quant à une pratique sexuelle où il s'agit de la langue qui s'insinue au bord et dans l'anus, les termes spécifiques sont anilinctus ou encore anulingus... Comme le souligne Nouvelles tentations, le terme « connaît diverses torsions sémantiques ». On le désigne doctement par l'expression « rapport bucco-anal » ou plus souvent sous l'expression « feuille de rose »,  syntagme utilisé par Maupassant pour désigner un bordel dans sa pièce A la feuille de rose, maison turque.

Posté par Steph à 09:44 - DOSSIER SUR LE SEXE ANAL - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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Le sexe anal et ses sextoys : tests réalisés

Sur ce blog, vous trouverez différents tests de sextoys ou produits divers en lien avec le sexe anal. Voici quelques indications pour les retrouver :

- test du pack "Osez le plaisir anal" de Neoplaisir

- poire de lavement en caoutchouc

- plug fun factory : ICI, ICI avec des boules de geisha simultanément, ICI avec le sextoy "rock chic" simultanément

- vibromasseur anal "slimline", sextoy de très petite dimension qui a la forme d'un plug

- plug vibrant de seven creations

Il manque encore deux tests de chapelets et un test d'un mini-plug vibrant de la marque Nexus, pas encore rédigés...


Posté par Steph à 08:53 - DOSSIER SUR LE SEXE ANAL - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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Monsieur, la sodomie et moi

L'histoire a commencé après notre mariage. Monsieur voulait essayer parce que l'anus était pour lui terra incognata. Pas pour moi. Trois essais à mon actif et aucune envie de retenter cela, puisque cela s'associait à la douleur, à la blessure et au sang. Parce que c'était une pratique sauvage qui visait au plaisir masculin en me faisant souffrir.

Monsieur en a pris son parti. Il a renoncé à me le demander.

Un jour pourtant, j'en ai eu envie. Cela m'a pris subitement, en pleine séance de caresses mutuelles. Je voulais qu'il me possède. Je voulais que cette possession soit totale. Qu'il me pénètre là, justement. Monsieur n'a pas dit non. Il n'espérait plus, il a donc été agréablement surpris.

Agréablement surpris par la demande mais pas par l'acte lui-même. Cela l'a laissé mal à l'aise, mal dans sa peau, un peu penaud. J'ai été déçue par sa réaction parce que cela a été une révélation pour moi : la sodomie pouvait être agréable, sans douleur, et même s'il ne s'agissait pas d'un réel plaisir physique, le plaisir était présent, dans mes pensées, dans cet accomplissement d'un acte que j'avais librement choisi.

Il n'y a plus eu de nouvelles tentatives pendant longtemps.

Il y a eu l'énorme parenthèse de mes grossesses successives, de la fatigue, du manque d'envie. Puis, après la naissance de ma fille, le retour à la normale, voire un subit excès. Et l'envie de retenter la sodomie.

Je n'avais pas cette même volonté d'appartenance totale. Mais je voulais de nouveau cet acte. Seulement, j'ai été blessée, j'ai saigné. Suite à cela, nous avons décidé de nous munir d'un produit lubrifiant et la vaseline est devenu notre alliée. Avec elle, un autre rapport s'est mieux passé. Dorénavant, la sodomie s'accompagnerait de cet accessoire, ou plutôt d'un lubrifiant, puisque notre premier achat de ce type de produits s'est effectué à ce moment-là. Nous avions trouvé ce tube au supermarché, il n'était pas formidable. Depuis, nous nous sommes munis d'autres tubes, flacons achetés sur un site ou un autre.

Sauf qu'il n'y a plus eu sodomie.

Mon mari n'en a plus fait le souhait. Et quand le souhait venait de moi, il déviait sa trajectoire. Il parait que les lubrifiants glissent trop, il ne trouve pas le trou, cela ne veut pas entrer et puis dans ces moments-là, il bande mollement, comme s'il se refusait d'avance à cette pratique.

Une chose le préoccupait. Il voulait que je le sodomise. Et je ne le voulais pas.

Quand il m'a fait part de ce souhait, j'ai été choquée, j'ai eu un mouvement de recul, j'ai précipitamment répondu non, pas question, mais pourquoi ?, je ne comprends pas. J'ai mis beaucoup de temps avant d'accepter cette idée.
J'en ai parlé au club des sens. Quelqu'un m'a gentiment contacté par mp et m'a expliqué son propre cheminement, sa réaction initiale proche de la mienne et son évolution. J'ai commencé par accepter l'idée que ce n'était pas anormal, qu'il était après tout dans son droit. Mais je n'ai pas tout de suite accepté de le sodomiser. J'ai accepté qu'il le fasse lui-même, devant moi. Il a donc utilisé mon chapelet anal, il a utilisé aussi le vibromasseur slimline.

J'ai fini par accepter d'introduire moi-même des boules du chapelet dans son anus. Je dois cette acceptation à un livre, le guide Osez la sodomie, reçu dans le pack "Osez le plaisir anal", qui m'a ouvert les yeux et fait prendre conscience de la bêtise d'un tel blocage.

Je ne dis pas que je serai prête dès à présent à utiliser un gode-ceinture et même si le gode "share" me tente un peu, je ne pense pas l'essayer avant encore longtemps. Seulement, je sais que tout peut évoluer, je ne serais pas contre le fait d'offrir un plug à mon mari un jour prochain.

J'espère que cette évolution qui est la mienne s'accompagnera de son côté de la volonté de réessayer la sodomie sur ma propre personne.

Posté par Steph à 09:45 - DOSSIER SUR LE SEXE ANAL - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
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