Chocolat cannelle

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Cocktails, graines et digestifs aphrodisiaques au Bouzou (restaurant grenoblois)

Mardi a eu lieu notre soirée à deux avec à la clef un restaurant d'influence africaine, antillaise, réunionnaise, indienne... un mélange de cuisines exotiques, des plats dépaysants, un décor particulier. Il nous fallait sortir un peu du quotidien, et quoi de mieux pour cela que des mets étrangers (voire étranges) ?

bouzou

L'accent est mis dans ce restaurant, nommé le Bouzou (ce qui signifie "chez soi"), sur les vertus aphrodisiaques des ingrédients.
Voyez plutôt les cocktails aux noms évocateurs :
« Meou Meou » (encore, encore) rhum, tequila, jus d’orange,
« Vady Vao » (nouveaux mariés du tonus) rhum, jus de mangue, gingembre, cannelle,
« Vaudou Zomby » (je serai ton esclave ce soir) rhum, noix de kola, gingembre, curaçao, ginger ale
En fin de repas sont offertes entre autres des graines aphrodisiaques qui m'ont piqué la langue.

Mais le comble, c'est tout de même le p'ti cri, cette boisson faite avec macération de piments, de gingembre et autres. J'étais au bord du cri et cette expérience n'a rien d'orgasmique, mon palais ne supportant pas les piments et que peu d'épices.

Je ne garantis pas de l'efficacité des boissons et aliments aphrodisiaques, mais le bouzou est un restaurant qui nous a permis de passer une bonne soirée à deux.

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Et à propos des aphrodisiaques : lire le dossier "aphrodisiaques naturels" placé sur le webzine de neoplaisir.

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Concours d'écriture autour d'Histoire d'O

Monsieur Valmont, de Cercle O, vient de m'indiquer un concours d'écriture mis en place sur la page Facebook dédiée à Pauline Réage, auteur d'Histoire d'O.
Ce concours effectif depuis le 23 septembre, date d'anniversaire de Pauline Réage, a lieu jusqu'au 23 octobre. Il s'agit d'écrire un chapitre du roman Histoire d'O, celui qui a fait l'objet d'une ellipse : "Dans un dernier chapitre, qui a été supprimé, O retournait à Roissy, où Sir Stephen l’abandonnait."


Les personnes qui souhaitent concourir doivent être membres de la page Pauline Réage et ouvrir un onglet dans l'espace discussions pour déposer leur texte. Toutes les modalités du concours sont expliquées sur cette page à laquelle je vous invite à vous reporter.

Pour ma part, je ne participerai pas à ce concours. La raison première étant mon ignorance : je ne connais pas le livre Histoire d'O mais seulement sa version cinématographique. Il faudra que je comble cette lacune dès que possible...

Posté par Steph à 09:25 - CONCOURS - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
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Marquis France, magazine fétichiste en ligne

Le magazine Marquis a été créé en 1994 par le photographe Peter W. Czernich et Sandra Würdig. Il est publié en allemand (voir le site www.marquis.de) et en anglais. Pendant quelques années, le magazine a également été publié en français, mais cette version française s'est éteinte... jusqu'à maintenant où le magazine revit en français sous un format .pdf en attendant peut-être une publication papier.

marquisfrance_banniere

De passage sur Facebook, j'ai ainsi appris cette nouvelle via TendanSMag. Le message était le suivant :

marquis47"Nous sommes heureux de vous annoncer l’ouverture du site Marquis France ! Les numéros 48 et 47 du célèbre magazine fetish sont déjà disponibles sur www.marquisfrance.com en consultation et/ou en téléchargement et tout ceci gratuitement !

Il y a quelques années, une version française avait existé (des numéros 8 à 31), mais la scène fétiche française était à l’époque peu développée. Toutefois, « les choses ont changé depuis, la scène française a rattrapé son retard », affirme Peter W. Czernich. Ce dernier a demandé à Julien et Marilyne, les organisateurs du Bal des Supplices qui accueille une foule de plus en plus importante chaque année, de reprendre la version française du magazine fetish. Pour le moment, la traduction du magazine en français est disponible en PDF, mais si tout se passe bien, nous trouverons Marquis France en version papier dans les bureaux de tabac et librairies spécialisées !

En attendant, nous vous invitons à consulter le magazine sur le site marquis48www.marquisfrance.com. Retrouvez également les produits Marquis sur la boutique Marquis France, où vous pouvez vous abonner à Marquis et Heavy Rubber dans leur version anglaise. Plus il y aura de francophones qui s’abonneront à Marquis, plus vite nous pourrons vous proposer la version française sur papier. Vous abonnez à Marquis et/ou Heavy Rubber est votre manière de supporter votre magazine préféré ainsi que nos activités."

Excellente nouvelle !

 

Alors que le site allemand en est au numéro 49 du magazine Marquis, nous avons la chance de pouvoir lire en ligne ou télécharger (et tout ça gratuitement !) les numéros 47 et 48.

Alors, Marquis, qu'est-ce que c'est ? Car évidemment j'ai lu ces magazines (du moins déjà le n°48, je lirai le n°47 plus tard).

48p12

Beaucoup de photographies fétichistes, vêtements de latex, des interviews de photographes, de modèles, des interviews ou articles sur des créateurs de vêtements fétichistes, de corsets, qu'ils soient basés en Allemagne, au Royaume-Uni, en Suède, en Australie, aux États-Unis. Et la France ? le numéro 48 nous invite à admirer des photographies de Fred Kyrel après quelques lignes pour le présenter.

Autant dire que je me régale avec cette revue...

48p52

Chaque magazine contient 71 pages et propose plusieurs pages de publicité pour des vêtements fétichistes, soirées et lieux fétichistes, en Allemagne, en France ou ailleurs.  S'y trouvent beaucoup de références de boutiques en ligne, ce qui me semble aussi intéressant quand on connaît mal les boutiques existant sur la toile (je commençais tout juste à m'y intéresser à partir de messages déposés sur le forum du site Fetish in Paris).

48p26

Un magazine à consulter et à lire pour tous les amoureux de belles tenues extravagantes, de chaussures à haut talon, et de photographies fétichistes.

Page d'accueil du site en français

Les deux numéros de Marquis en français sont consultables et téléchargeables depuis cette page.

 

Posté par Steph à 14:54 - LITTERATURE EROTIQUE & MAGAZINES - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
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Anges ou démons Hommes, l'agenda calendrier 2011, photographies de François Rousseau

agendahommesAprès avoir reçu le calendrier mural Moon de Mallock et Guéritot, je ne pensais pas recevoir un nouvel envoi de la maison d'édition Hugo & Compagnie.

Or, je viens de recevoir un agenda, et même mieux, un agenda calendrier puisque cet agenda se pose de manière à créer un effet « tente » avec un calendrier sur une surface. Comme je suis une femme, devinez quel agenda l'on m'a adressé ? Celui avec des hommes dessus. Souvent nus ou pas loin, une main se plaçant devant ce qu'il ne convient pas de montrer. (Par contre, on peut admirer des fesses, c'est toujours ça.)

angesdemonshommes

Vous pouvez feuilleter le calendrier sur Amazon à partir de cette page.

 

 

Je ne vais pas écrire à nouveau un texte pour le site de Sensuelle vu que j'ai réalisé une présentation globale de l'offre de la maison d'édition en matière d'agendas et de calendriers. Mais comme j'ai ce spécimen-ci d'agenda, je vous écris quelques lignes à ce sujet. Un truc personnel, avec mon avis et non une description objective du produit.

L'agenda est un bel objet, c'est certain. Bien conçu. Du beau papier épais. Par contre, je me demande si cet agenda est réellement destiné à la gent féminine qui aime les hommes. Parce que les photographies me laissent insensible.

Ce sont des photographies réalisées par François Rousseau qui a aussi, est-il spécifié, réalisé le calendrier des dieux du stade 2011. Une institution que ce calendrier, même si je ne l'ai jamais eu entre les mains parce que cela ne m'a jamais intéressée de le regarder. Donc, une référence. Et justement, cet agenda Anges ou démons me fait penser à une série de photographies pour magnifier la puissance masculine, sa musculature, sa force au travail, dans des jeux de lutte ou dans des sports virils. Ces hommes musclés sont en équipe et montrent leur valeur. Seuls, ils laissent apparaître leur musculature dans des poses qui me font penser à des publicités pour tel parfum ou tel jeans, ou encore à des statues : à l'image de la statuaire grecque, sauf que sur ce calendrier les hommes pris en photo seuls sont plus souvent allongés que debout.

Ce sont pour moi des clichés froids parce que je n'y lis aucune émotion. Pour qu'il y ait émotion, il faut qu'il y ait une faiblesse, un aspect humain. Ce que l'on nous montre, ce sont des surhommes, des êtres de marbre. Alors évidemment ils ont de jolies fesses, mais ce n'est pas suffisant. Des jolies fesses montées sur des muscles, cela ne constitue pas des êtres de chair, qui pensent et ressentent. Ce qui est intéressant dans l'homme, du moins à mon avis, c'est son humanité.

Je ne vais pas vous laisser lire toutes ces critiques sans citer un autre point positif : les citations. Il est plaisant de lire chaque semaine, en bas de chaque photographie, une courte citation souvent amusante (parfois complètement nulle, je vous l'accorde aussi, toutes ne sont pas extraordinaires). Je vous en livre deux que j'ai aimées :

« Je sais que pour une femme c'est difficile de rendre un homme heureux. Mais si ce travail vous paraît trop dur toute seule, mettez-vous à plusieurs ! » Pierre Desproges.

« Chaque fois que je m'apprête à coucher avec un homme je vois le nom de mon père sur son caleçon. » Marci Klein.


Anges ou démons Hommes, l'agenda calendrier 2011, photographies de François Rousseau, éd. Hugo & Compagnie, 14,95 €

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Présentation de l'éditeur :

Pour celles et ceux qui aiment les hommes... retrouvez, semaine après semaine, une sélection des plus belles photos de François Rousseau. Photographe du calendrier Les dieux du stade 2011, il travaille également pour la mode, la publicité et expose régulièrement son travail.

Une page pour vous organiser et une page pour vous évader !

www.francoisrousseau.com

 

Posté par Steph à 20:45 - LITTERATURE EROTIQUE & MAGAZINES - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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Contrairement à ce que vous pourriez penser

Contrairement à ce que vous pourriez penser, ceci n'est pas à usage sexuel. La forme est trompeuse...

ce_nest_pas

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Fausse route, Elisabeth Badinter

fausse_routeLa bibliographie succincte de sociologie que je tiens quelque part au chaud dans une bibliothèque du séjour comprend un livre d'Elisabeth Badinter, Fausse route. J'ai retrouvé ce même titre, avec un extrait, sous la plume d'O. Bessard-lanquy dans son Sexe et littérature aujourd'hui, dont j'ai terminé la lecture la semaine passée et mon compte rendu avant-hier. Deux incitations à lire Fausse route m'ont conduit à emprunter le livre disponible en format de poche après une publication en 2003 chez Odile Jacob et à le lire. Cela s'est fait rapidement, le livre n'étant pas épais et les propos compréhensibles, même lorsque l'on ne s'est pas particulièrement intéressé auparavant à la question du féminisme ni à ses théories ou ses courants.

Le propos d'E. Badinter est globalement le suivant : les féministes victimisent la femme parce que chacun sait que la victime a raison ; les chiffres avancés sur la violence conjugale sont ainsi falsifiés et grossis et les femmes ne sont pas exemptes de violence puisque la violence est humaine et non pas uniquement masculine ; les lois sur le harcèlement sexuel vont trop loin parce qu'elles sont trop floues et laissent interpréter des situations qui ne seraient que de simples approches comme une forme de harcèlement ; les violences psychologiques faites aux femmes sont dans les enquêtes assimilées à des violences physiques : ce n'est pas en différenciant homme et femme, en leur instituant un statut biologique différent que l'on peut apaiser les tensions et mieux vivre ensemble, les hommes se trouvent acculés et dans l'incompréhension face à des demandes qui leur semblent contradictoires et considèrent que les grandes gagnantes sont les femmes qui ont le pouvoir de culpabiliser les hommes, alors même, pourtant, que ceux-ci  gardent le pouvoir économique ; il n'y a pas tant de différences entre hommes et femmes qu'entre les classes sociales et il est faux de parler des hommes et des femmes dans leur généralité puisque le sort d'une femme de banlieue n'a rien à voir avec celui d'une femme de la grande bourgeoisie,...

Certains propos sonnent justes, d'autres moins. E. Badinter s'appuie sur des thèses de féministes extrémistes américaines pour démonter leurs propos et sur des émissions de télévision ou des articles de la presse féminine (Elle en tête) pour appuyer les siens. C'est le point qui m'a le plus surpris dans ce texte : des sources qui ne sont pas universitaires mais qui sont les articles que tout le monde peut lire, avec leur simplification et leur côté réducteur. Pourquoi donc ce livre était-il placé dans un bibliographie de sociologie ? Peut-être surtout parce que le texte a fait débat, a été applaudi et décrié, parce qu'il n'a laissé personne insensible.

En 2003, je n'ai pas lu E. Badinter, mais un point en fin de volume aurait pu m'intéresser puisque j'ai été confrontée peu de temps après la maternité. E. Badinter souligne l'acharnement à placer la femme sous le signe de la maternité, revient sur ce que l'on nomme « instinct maternel » qui n'est pas biologique comme le suggère le mot instinct mais culturel et serait bien mieux remplacé par le mot « amour » et évoque ensuite cet autre acharnement qui en découle, l'allaitement maternel, avec ses vertus mises en avant pour l'enfant et pour la mère, jusqu'au QI de l'enfant qui serait plus élevé se moque-t-elle. Et ainsi presse-t-on les femmes (à qui E. Badinter reconnaît alors, curieusement, en contradiction avec ce qu'elle déclaire précédemment, un statut de victime) à donner le sein, tout le personnel médical se ralliant pour déconseiller un autre moyen d'allaitement. Mais passons, ceci n'est qu'un détail de fin d'ouvrage, de même que la question du voile islamique.

Par contre, d'autres thèmes sont abordés plus longuement, comme la prostitution, jugée par certaines féministes comme une violence faites aux femmes, et qu'à celles-là même qui récusent qu'on les violente puisqu'il s'agit d'un choix de leur part, ces féministes répondent qu'elles sont aliénées par le pouvoir masculin dominant et n'ont pas à s'exprimer puisqu'irresponsables, avec un lourd passé psychologique pour justifier ce pseudo-choix qui serait le leur. A une thèse en répond une autre, il y aurait pourtant à dire entre les deux, séparer choix et contrainte et accepter qu'il puisse y avoir choix comme il puisse y avoir contrainte ?

A celles qui éduquent leurs enfants en essayant d'effacer les différences de genre, E. Badinter oppose le constat que les résultats ne sont pas probants et qu'il faut construire d'abord le genre pour que chacun puisse en faire ensuite ce que bon lui semble ou ce qui peut se faire avec ses propres moyens. Il y a de l'optimisme dans cette idée, une croyance en le devenir de l'humain, mais ne serait-ce pas se voiler la face que d'imaginer l'avenir d'un individu, masculin ou féminin, se développant au mieux si à la base les stéréotypes de genre n'ont été amenuisés ? E. Badinter prend le ridicule exemple de faire faire pipi assis à son fils, mais utiliser un tel exemple et n'en évoquer aucun autre est un exercice facile pour satisfaire sa thèse...

Bref, il y a beaucoup à dire sur ce texte et je vous renvoie vers :

  • une présentation de l'ouvrage avec de nombreuses citations de celui-ci par Philippe Grün sur cette page http://www.ecrits-vains.com/critique/fausse_route.html

  • une critique élogieuse de Fausse route, avec une part personnelle qui me fait doucement rire : puisque cette personne n'a rencontré que des saints,  les hommes ne sont pas violents. Le texte est de Marie Bataille et se situe sur la même page que le texte précédent.

  • Une critique négative de Fausse route, avec importantes citations de sources (qui ne sont pas prises dans la presse féminine !), critique intéressante même si certains propos d'E. Badinter me semblent aller en-deça de ce qui en est dit (l'amplification est utilisée chez E. Badinter, dénoncée chez autrui, mais utilisée aussi dans cette critique de Fausse route à son détriment). Le texte est d'Elaine Audet. Voir ici : http://sisyphe.org/spip.php?article598

 

Fausse route, Elisabeth Badinter, Le livre de poche (2005), 6 €

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La quatrième de couverture, pour finir. Il s'agit aussi des dernières lignes du volume :

" Les stéréotypes d'antan, pudiquement appelés "nos repères", nous enfermaient mais nous rassuraient. Aujourd'hui, leur éclatement en trouble plus d'un. Bien des hommes y voient la raison de la chute de leur empire et le font payer aux femmes. Nombre d'entre elles sont tentées de répliquer par l'instauration d'un nouvel ordre moral qui suppose le rétablissement des frontières. C'est le piège où ne pas tomber sous peine d'y perdre notre liberté, de freiner la marche vers l'égalité et de renouer avec le séparatisme. Cette tentation est celle du discours dominant qui se fait entendre depuis dix ou quinze ans. Contrairement à ses espérances, il est peu probable qu'il fasse progresser la condition des femmes. Il est même à craindre que leurs relations avec les hommes se détériorent. C'est ce qu'on appelle faire fausse route. " E. B.  

Posté par Steph à 10:19 - LITTERATURE EROTIQUE & MAGAZINES - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
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Girl – Body heat, bd de Kevin J. Taylor

girlGirl - Body heat est une succession de petits scenarii où les hommes portent un gourdin entre leurs jambes et les femmes des mappemondes en guise de poitrine. Disproportion, amplification des membres et des actes : hommes comme femmes sont insatiables et enchaînent les actes sexuels. L'humanité s'efface au profit de l'animalité et une héroïne de science-fiction ne peut combattre contre un zodiaque qui utilise les pulsions sexuelles de la jeune femme pour la tenir à merci.

Quelques personnages sont récurrents dans cette bande-dessinée : Girl, lycéenne qui ne peut pas recevoir chez elle parce qu'elle vit chez sa mère, Jill, l'étudiante qui finance ses études en faisant des fellations et prend des tarifs de groupe pour ceux qui n'ont pas les moyens de se payer seuls ses services, que l'on retrouve lorsqu'elle devient actrice porno.

Le personnage masculin le plus marquant est Blue au sexe monstrueux, disquaire qui attire des groupies dans la boutique de Marty qui préfère que l'énergie sexuelle de Blue se concentre sur sa seule personne, même si cela passe par l'acceptation d'une sodomie jusqu'alors refusée.

Girl – Body heat, Kevin J. Taylor, éd. Dynamite, coll. Canicule, 16,50 €

(bande-dessinée réservée aux adultes)

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Blog de Taylor : http://blacklacestudios.blogspot.com/ (il est à noter que la page 3 de la bande-dessinée fournit une adresse erronée, avec oubli d'une lettre)

Site de Taylor : http://www.blacklacestudios.com/

Girl – Body heat sur le site de la Musardine

 

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Quatrième de couverture : Chantre américain de l'érotisme dessiné, Kevin J. Taylor adore mettre en scène des personnages aux formes généreuses, dotés d'organes démesurés, dans des actes répétés de copulation. Le décor ? Des escaliers d'immeuble, des banquettes arrières de voiture, des vestiaires sportifs, etc.
Cet album contient onze histoires de taille variable qui vous feront découvrir les premiers pas de Girl, l'héroïne emblématique de Taylor, mais aussi de ses amis, la bouillonnante Jill et l'incroyable Blue, dont le membre actif dépasse la tolérance admise, disons à vue de nez, plus de 30 cm !

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Page 3 de Girl - Body Heat que j'ai scannée comme j'ai pu pour que vous puissiez lire ce que Taylor explique à propos de ses bd : (cliquez pour agrandir !)

girl_taylor

Posté par Steph à 16:04 - LITTERATURE EROTIQUE & MAGAZINES - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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Jeu gratuit pour couple "moment privé"

"Moment privé" et "moment privé for all" sont deux jeux érotiques pour adultes que l'on peut recevoir gratuitement en fichier zip dans sa messagerie pour peu que l'on demande à leur concepteur de les adresser. La présentation de ces jeux et le lien "contact" se trouvent sur le blog http://momentprive.erog.fr/ sur lequel je vous envoie.

Je n'ai pas encore regardé de près le jeu "Moment privé for all" mais ai exécuté celui nommé "Moment privé". Il s'agit d'un jeu de roulettes : la touche démarrer permet de mettre en action trois images représentant un couple en plein coït dans des positions différentes. La toucher "arrêter" fixe les images et en fonction du nombre d'images identiques un gage est adressé, de catégorie "soft" si aucune image n'est identique, de catégorie "médium" si deux images sont identiques, de catégorie "hard" si les trois images sont identiques.
Le jeu se joue en couple, chacun actionne à son tour les roulettes et effectue le gage qui lui est destiné.

Exemples de gages soft/médium/hard (cliquez sur les images pour les agrandir afin de lire aisément) :

momentprivesoft

momentsprives1

momentprivehard

Et quand on en a assez... il faut appuyer dans le coin en haut à droite de l'écran, sur "à chacun son orgasme", qui définit les actions à mener pour que chacun ait le sien.

Exemple :

orgasme

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Il s'agit d'un jeu simple, d'utilisation facile (inutile d'avoir des connaissances spécifiques en informatique pour l'installer), gratuit (ce qui mérite d'être souligné). On peut lui reprocher des redondances (on retombe sur des actions déjà menées assez rapidement mais le concepteur est ouvert à toute proposition de gage qui permettrait de renouveler un peu le stock d'idées proposées par le logiciel), les fautes d'orthographe présentes assez régulièrement, les actions pas toujours intéressantes à réaliser (et pour ce qui est de l'orgasme avec éjaculation sur le visage, quelle horreur !).

Ce n'est pas un jeu qui donne envie d'y jouer souvent, mais qui peut trouver place lors d'une soirée à deux placée sous  un thème coquin.

Posté par Steph à 11:19 - TESTS (sextoys, jeux érotiques, etc.) - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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Sexe et littérature aujourd'hui, Olivier Bessard-Banquy

sexe_littLa Musardine a publié à la fin de cet été un essai brillant d'Olivier Bessard-Banquy  sur la littérature érotique et pornographique en France de ces dernières années, laudatif lorsqu'il s'agit d'évoquer le pornographe Esparbec, virulent contre certains auteurs comme Virginie Despentes et Michel Houellebecq. L'essai de plus de deux cents pages ne mâche pas ses mots et fait quelques excursions du côté du pamphlet, sans jamais sombrer dans ses écueils, puisque le texte cite, commente, explique, fait référence à d'autres commentateurs, à d'autres analyses.

C'est un panorama vivant de la littérature, avec ses auteurs écrivant explicitement de la littérature érotique, publiée dans des maisons d'édition que sont La Musardine et Blanche, mais aussi des auteurs tentés par le passage pornographique, cédant à la mode, voire se sentant obligé de consacrer quelques lignes un peu hard pour ne pas se voir qualifié de coincé. Parmi eux, Djian avec sa scène de coït banal dans Vers chez les blancs qui fait l'objet d'une critique acerbe. Il s'agit pour des maisons d'édition traditionnelles d'une course à la publication du sexuel. Malheureusement, lorsque le sexe est explicitement décortiqué, que reste-t-il pour émouvoir le lecteur ?

Intervient « le trash comme crescendo » selon la formule utilisée par O. Bessard-Banquy, p. 35 de son ouvrage. C'est la « littérature-viande » (p. 127), celle de l'économie de moyens, de l'économie de la littérature même, pour une société en quête de résultats, de productivité immédiate, le contraire même de l'érotisme.

Heureusement, face à la pauvreté littéraire et à une « littérature de l'indifférence sexuelle » d'une Catherine Millet (p. 135) émergent des œuvres qui laisse part aux mots et à l'imaginaire : Esparbec avec sa verve gouailleuse, un Esparbec qu'O. Bessard-Banquy compare notamment  à Proust sur le rapport de l'inceste et de l'écriture (p. 41) ou encore Françoise Rey avec « le lyrisme fluide » de La femme de papier (p. 64).

La littérature féminine fait souvent appel au récit introspectif, à l'auto-fiction. Et toute la littérature érotique semble se ranger sous cet ordre du « strip-tease confessionnel » (p. 176). « Je me montre, on me voit donc je jouis ». Les œuvres ne quittent jamais leur auteur, sont « autocentrées », à l'instar des écrits égocentristes de Gabriel Matzneff, ou d'un plus intéressant Portrait en érection de Guillaume Fabert.

La littérature gay est elle aussi passée en revue : héros triste des Nuits fauves, vie misérable chez Guillaume Dustan, alors même que « le texte veut être une apologie de la liberté, du désir » (p. 112) : la contradiction va jusque dans la forme des écrits, puisque l'œuvre de Dustan est pour O. Bessard-Banquy, une « apologie de la beauté dans une langue moche » (p. 111). En définitive, le roman gay ne s'adresse qu'aux gays, de même qu'il existe des livres spécialisés pour les amateurs de telle ou telle pratique sexuelle, de tel ou tel fétichisme. La littérature érotique pratique le « morcellement des corps » (p. 115).

Doit-on se résigner à ne lire que des productions de second ordre ? Non, conclut O. Bessard-Banquy : « le sexe concerne tout le monde, il n'y a, de fait, aucune raison que l'écriture pornographique soit systématiquement le fruit d'auteurs de second ordre. […] L'écriture poivrée n'est pas condamnée par nature aux trappes de la nullité. » (p. 218). Restent aux auteurs de ne pas tomber dans les travers de l'écrit trash ou du récit fade de la vie sexuelle devenue « un genre littéraire en soi » (p.176).

Sexe et littérature aujourd'hui, Olivier Bessard-Banquy, éd. La Musardine, 15 €

 

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A lire :

L'interview de l'auteur sur le blog de La Musardine

La critique de Tang Loaëc sur Bibliobs

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Présentation de l'éditeur :

Le livre

Sexe et Littérature aujourd'hui examine au microscope ce que la littérature française a produit de plus cru et osé ces dernières décennies, de l’érotisme au féminin des années 80 au sexe neurasthénique et névrosé d’aujourd’hui en passant par le porno trash des années 90. Les Virginie Despentes, Michel Houllebecq, Catherine Millet (pour ne citer qu’eux) sont-ils vraiment les dignes héritiers de la littérature libertine? Ou Sade est-il en train de se retourner dans sa tombe ? Dans un style incisif et volontiers ironique, l’auteur répond à la question sans complaisance ni langue de bois, bien résolu à faire tomber les masques d’une procession d’auteurs qui donnent aussi peu envie de lire que de faire l’amour. Quant aux éditeurs opportunistes qui les publient, ils en prennent aussi pour leur compte…

Polémiques assurées !

L’auteur

Docteur en Sorbonne, spécialiste des lettres et de l’édition d'aujourd'hui, Olivier Bessard-Banquy est maître de conférences à l’université. Après avoir travaillé des années à Paris en tant qu'éditeur, il a publié entre autres La Vie du livre contemporain, Étude sur l'édition littéraire 1975-2005. Passionné de littérature galante et libertine, il est également collectionneur de curiosa

Morceaux choisis

Vocabulaire digne d’un élève de sixième (redoublant), syntaxe incorrecte comme si la langue aussi devait être violentée dans cette opération de délinquance totale, culte aveugle des anglicismes suggérant peut-être l’extraordinaire avance des Américains dans le domaine du crime et de l’appauvrissement culturel, tous les ingrédients du roman chez Despentes sont en résonance avec l’indigence du récit.

Là où un Proust a besoin de trente pages pour évoquer un regard, l’auteur trash n’use jamais de plus de trois mots. Le roman contemporain pose au lieu de démontrer, dit au lieu d’évoquer, d’illustrer, de faire sentir ou comprendre. Les noms des héroïnes, Suzanne, Eglantine, sont aussi interchangeables que des eaux de toilette Yves Rocher.

La pornographie d’aujourd’hui est l’expression d’un monde décrispé où chacun veut tout tout de suite. Sa pauvreté littéraire, sa nullité narrative sont autant de signes d’une quête stérile de l’efficacité permanente.

Chez Djian, le coït est risible et le style bouffon. L’oeuvre qui se veut audacieuse n’en est que plus conventionnelle. Tout ce qui devrait lui donner de la force ou de la vigueur ne fait que révéler au contraire l’incapacité de l’auteur à éviter les stéréotypes du sexe, les truismes de l’amour.

Alors que le libertin tire son plaisir d’avoir triomphé des barrières de la pudeur et de la réserve féminine, le héros du roman porno d’aujourd’hui jouit de voir sa vie sexuelle au niveau des performances économiques du Bernard Tapie des années 1980.

Il faut dire que tous les éditeurs comme un seul homme ont plongé dans l’écriture graveleuse sans hésiter. Les mêmes qui, quelque temps plus tôt, parlaient avec condescendance d’Eric Losfeld ou de Jean-Jacques Pauvert se sont mis, avec vingt ans de retard, et sans avoir le courage de ces deux téméraires en lutte contre la censure, à chasser sur les terres de la publication gaillarde par opportunisme. Devant le succès du Boucher salué par la critique, les grandes maisons, victimes de la mode, se sont davantage ouvertes aux textes poivrés. Quand l’année suivante Françoise Rey a défrayé la chronique avec sa Femme de papier, les éditeurs se sont sentis encouragés à aller encore plus loin. Mais c’est surtout la flambée de l’écriture grunge et de « la génération X » cinq ans plus tard, avec Virginie Despentes, qui met le feu à l’édition française. Flammarion, Grasset, Denoël, toutes les maisons les plus vieille France de la Troisième République se lancent alors dans la publication trash pour ne surtout pas rater leur entrée dans le nouveau siècle.

Au lieu de saluer la décrispation de la société, l’ouverture des possibles, Houellebecq brode à l’infini sur la misère affective des pauvres types, sur la solitude des losers. Au lieu de donner des couleurs à la puissance du désir masculin, l’auteur de Plateforme ne cesse de décrire des coïts fatigués, des scènes de masturbation dépitée, des amours plates. Loin de réaffirmer l’importance de l’érotologie masculine, Houellebecq l’enterre en quelque sorte. Perpétuellement en échec du fait de leurs désirs épars ou étoilés, les hommes chez lui sont toujours mous, secs ou déshydratés. Comme si les femmes détenaient la clé de tout, comme si elles seules étaient à même d’organiser le grand libre-échange des corps et la célébration des amours par le verbe.

Les romancières et leurs héroïnes sont ainsi prises dans une sorte de grand écart entre dévergondage et grand amour, entre sagesse et volupté. Invariablement compliquées, leurs histoires d’amour finissent mal : le diplomate soviétique abandonne Annie Ernaux quand tombe le mur de Berlin, Catherine Cusset quitte A. pour B. qu’elle a trompés avec C. ou D., l’héroïne de Marie Nimier découvre que sa meilleure amie lui a volé son homme — tous ces romans ressemblent à du Gavalda corrigé par Houellebecq.

Là est la grande faiblesse des livres de Virginie Despentes : contrairement à ceux de Houellebecq, ils ne disent rien de la sexualité contemporaine, ils ne disent rien du monde de l’amour et des relations entre hommes et femmes, ce ne sont que des histoires nourries de haines, de sentiments de frustration et d’envies de révolte, ce sont des livres qui se voudraient cris et qui ne sont que rots.

Dans les oeuvres sombres du « X-trême », l’amour est systématiquement déshumanisé, le sexe automatisé ; chez Catherine Millet, c’est l’amour à la chaîne, chez Nelly Arcan, le client est anonyme et les passes se suivent et se bousculent à un train d’enfer, chez Virginie Despentes, on baise comme on tue à chaque page, chez Catherine Cusset, les amants n’ont plus de nom, plus de visage, chez Houellebecq, il faut payer une prostituée thaïlandaise pour se souvenir de ce qu’est le sentiment. Loin de vouloir lutter contre la tyrannie du tout-économique, les néopornographes saluent l’avènement du libéralisme, Virginie Despentes en tête qui veut être payée par son corps et pour ses phrases, Nelly Arcan qui enchaîne les passes pour faire du shopping, Michel Houellebecq qui fait semblant de dénoncer le système pour mieux en profiter.

Posté par Steph à 15:21 - LITTERATURE EROTIQUE & MAGAZINES - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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Deux jeux à découvrir...

Neoplaisir propose en boutique deux jeux que je ne connais pas (ou du moins pas encore) : Invitations et Action/vérité, tous deux de la société av editions dont proviennent le jeu In love que j'ai déjà évoqué sur ce blog et que Neoplaisir a ajouté par la même occasion dans son catalogue, ainsi que French kiss, jeu destiné quant à lui aux célibataires.

Après ce préambule, revenons à ces deux jeux encore inconnus....

Invitations :
invitationsDescriptif fourni par Neoplaisir

"Un jeu de chance, de discussions et de défis qui invite les couples d’amis à jouer et s’affronter pour remporter, après la partie, une vraie récompense !
    Un jeu idéal pour s’affronter entre couples d’amis !
    * Un jeu qui réunit tout ce que nous aimons :
      jeux d’adresse, de rapidité, d’observation ;
      questions de culture générale et questions de connaissance de vos amis… tout le monde est à égalité !
    Un jeu qui multiplie les épreuves et les possibilités de gains : jeux de chance, roulette, pari…
un jeu haut de gamme pour des soirées aux allures de casino.
    Un jeu qui cultive l’amitié, les relations et la compétition."
Prix : 42,90 €


Jeu pour adultes Action vérité :

actionverite"30 défis et 30 vérités souvent croustillants pour créer des liens uniques et inattendus entre les joueurs !
Un Couple à élire en fin de partie !
Se joue à 4 minimum"
Prix : 9,90 €

Il est dommage qu'il faille à chaque fois jouer à plus de deux... Mais peut-être ces jeux peuvent-ils s'adapter pour des parties à deux... Je les essaierai en tout cas à l'occasion !

Posté par Steph à 17:23 - BLABLA - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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