Histoire de menottes
En matière de menottes, j'ai commencé par essayer des plumes noires, version délicate et glamour pour attache esthétique. Seulement, si c'est joli, et ça l'est !, c'est aussi peu résistant. Il ne faut pas se débattre, il faut juste poser avec.
Il en est de même avec les poignets conçus par Lola Luna, nommés Liens Alges : dentelles, broderies, rubans... tout aussi superbe, voire plus, pas contraignant, c'est de la beauté pure.
Ensuite, nous avons essayé le cuir. Plus résistant, joli aussi même si d'une joliesse différente, mais moins éthéré, plus consistant, ça se sent autour des poignets, cela existe, c'est là, l'entrave devient réelle, les jeux peuvent se diversifier, facile à ôter parce qu'il suffit d'ôter la boucle, mais si je les ai dans le dos ou si je me retrouve accrochée à une barre, mes possibilités d'action sont grandement limitées. Je peux tirer dessus sans crainte de déchirer quoi que ce soit.
J'ai aussi une version en simili-cuir, moins jolie vu la matière, mais qui fait son effet tout de même. Ce sont des menottes de chevilles, utilisées avec ou sans chaîne entre elles, munies de plusieurs mousquetons qui pourraient s'utiliser pour enchaîner bien plus que des pieds. Et je me retrouve parfois à marcher avec ces menottes aux pieds, à dormir avec, me sentant en sécurité ainsi attachée.
Enfin, mon dernier essai de menottes a
été réalisé avec... des poils. Des menottes entourées de
fourrure rose, c'est kitch et c'est assorti à ma nuisette rose et au
déshabillé tous deux bordés de fourrure.
Je croyais que ce serait simplement des menottes pour rire. Il n'en est rien. Ferraille, réglage autour du poignet pour ne pas laisser de jeu entre la menotte et la peau, clef, possibilité d'enlever la fourrure rose et de laisser les menottes à nu, le métal contre la peau. Et là, je rigole moins. Sauf si c'est moi qui joue au policier...
Test détaillé de ces menottes prochainement !
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Du côté de Zaza
Je connaissais le lieu, j'y suis retournée il y a peu et me suis amusée à dénicher des accessoires un peu... inhabituels. Les images parlent d'elles-mêmes, je vous laisse les regarder :
[Le deuxième "accessoire", ceinture avec gode anal incorporé, me laisse un peu rêveuse...]
Ce lieu, c'est Zaza (soit http://www.zaza.fr/ soit http://www.laboutiquedezaza.fr/).
Accessoires
avec des orientations fétichiste et bdsm essentiellement, mais aussi
livres et revues. Parmi les livres, j'ai ainsi pu trouver le volume
de croquis de B. de Montorgueil, le recueil de nouvelles In/soumises,
la bd Ombre et lumière, au milieu de quantité de livres de
photographies érotiques, de bd, de récits.
Le catalogue dit « des sensualités raffinées » propose des dvd qui ne font pas spécialement dans la finesse : soumissions, fessées... Des vidéos que Zaza édite : « Vous êtes une Maîtresse ou une soumise ? Vous produisez et / ou vous réalisez des DVD sm ? Les Editions ZAZA vous proposent de distribuer vos DVD. Les Editions ZAZA, spécialistes de la vente par correspondance fétichiste depuis plus de 10 ans, vous proposent des conditions particulièrement avantageuses dont une page spéciale gratuite à votre nom de Maîtresse (ou de soumise) sur le célèbre site fétichiste international Zaza.fr »
Ce qui est intéressant dans ce site, parce que si je m'y promène, c'est que j'y vois un intérêt, c'est la découverte du non ou du moins conventionnel. J'évoquais les accessoires érotiques pour hommes ci-dessus. Les dvd ne m'intéressent pas mais font aussi partie de la découverte. Et cela comprend aussi les revues. Je n'avais même jamais entendu parler du titre de revue Dresseuse. Ni de quantités d'autres : Zaza est d'ailleurs tout à fait cosmopolite, allant jusqu'à proposer une revue japonaise par exemple (non traduite, mais il paraît que les images parlent d'elles-mêmes) :
Zaza, c'est une boutique bric à brac. Dans mon village, il y avait ainsi un magasin appelé "le bazar" quand j'étais petite. J'adorais y fouiner. On y vendait de la laine, des canevas, de la droguerie, c'était une foir'fouille avant l'heure. J'ai retrouvé à un moment la même ambiance chez Piment rose, quand j'ai découvert la boutique, il y a plus de trois ans à présent. La page d'accueil proposait un tel fouillis de choses et de textes et d'idées... C'est à présent différent, plus structuré, mieux conçu mais dépourvu de l'attrait que la boutique exerçait chez moi auparavant. Avec Zaza et ses catégories à n'en plus finir, ses pages longues, ses renseignements qu'on trouve sur telle page mais pas telle autre, c'est le bazar. Et ce terme n'est pas péjoratif, non, il a la saveur de la brocante, des moments où l'on chine....
Je suis une fille aussi pour ça ?
Comme Man Ray (mais non pas le photographe lui-même, il n'a pas ressuscité pour lire mon blog) m'avait laissé en commentaire une référence de chanson que je ne connaissais pas, Je suis un homme de Polnareff, suite à mon billet "je suis une fille", j'ai écouté la chanson en question. Je ne connaissais pas Polnareff plus que ça, j'avais déjà vu sa tête et ses lunettes (non, pas ses fesses, je les ai découvertes seulement aujourd'hui et il n'y a vraiment pas de quoi en faire un plat : il ne serait pas assez creux), connaissais vaguement quelques chansons ou mélodies sans savoir toujours que c'était lui qui chantait. Bref, Polnareff, c'était une sorte de triangles des Bermudes, je m'y perdais.
De chanson en chanson, je suis arrivé sur une interprétation de Une simple mélodie de Polnareff par un certain "Desseine". Je ne connaissais pas non plus, c'était ma journée des découvertes musicales. Alors j'ai suivi le lien, suis arrivée sur son blog, fascinée par sa voix. (Parce qu'il faut vous dire, la vache !, il chante bien, il a une belle voix et en plus il est auteur compositeur, j'en tombe de ma chaise, quoi)
Je suis finalement aussi une fille pour ça, parce qu'une chanson un brin romantique me fait fondre et parce que je me fâche si monsieur se moque de moi à ce propos. Il était en train de m'imiter, là, de se moquer de mes goûts, même s'il reconnaît que le chanteur a une belle voix. Manquerait plus qu'il dise le contraire d'ailleurs ! Non, mais !!
Je suis une fille
J'ai reçu récemment un message avec une dénomination hésitante : j'y étais madame, mademoiselle ou monsieur. Il est vrai que je signe souvent Steph et que le diminutif peut prêter à ambiguïté. Un jour, on m'a même appelée "jeune homme" , sous la plume d'une femme qui était peut-être, de plus, plus jeune que moi.
Récemment, je lisais un article de Sexactu et discutais avec Dr Xu au même moment. Je dis donc : je lis Sexactu. Suite à quoi il me répond qu'il ne suit pas ce blog parce qu'il fait "trop blog de fille". Et le mien, ai-je demandé ? Fait-il "blog de fille" ? Il m'a répondu non. Je pose la même question à monsieur, le soir arrivé. Il me répond la même chose. Et que Sexactu, oui, faisait "blog de fille" selon lui. Ce n'est pas la première fois que Dr Xu et monsieur ont le même avis. Après tout, ils discutent entre eux de sodomie et autres sujets à caractère sexuel tout en tombant d'accord...
Donc, voilà... ce blog n'est pas un blog de fille, et pourtant je suis une femme, même si parfois on en doute, on hésite, on se trompe. Comment puis-je le prouver ? Par ce qui suit.
Ce sont les trois paires de chaussures que j'ai achetées hier. Oui, trois... Mais elles sont divines, chacune à leur façon. Les rouges, par leur couleur vive (et puis je n'avais qu'une paire bordeaux et une paire rouge plus vif, j'ai à présent juste la couleur intermédiaire, celle qui me manquait), leur joli talon, les ocres par leur couleur que je n'avais pas encore dans ma collection, leur fine ciselure, les noirs par leur confort (il faut y penser aussi, je dois être capable de courir avec des chaussures aux peids sur le chemin de l'école sans me tordre les chevilles) et leur petite bride tressée. Voyez, il m'était impossible de faire un choix, elles m'étaient toutes nécessaires.
Maintenant vous le savez, j'ai un blog de fille puisque je parle aussi de mes chaussures.
Avec mon plumeau
Monsieur ayant trouvé émoustillant dans la vidéo vue hier la scène où la soubrette époussetait les meubles, j'ai proposé de réaliser un tel jeu de rôle. Il me manquait le plumeau, acheté à carrefour pour 3,50 € tout à l'heure.
Pour le costume, je me suis débrouillée : un chemisier blanc, une jupe un brin austère que j'ai raccourcie en repliant la ceinture, des bas blanc couture, un petit bustier à rayures assorti à la jupe, un porte-jarretelle assorti et... je n'ai pas retrouvé le string assorti, j'ai donc omis d'en porter. Ma nouvelle paire de chaussures rouges, parce que je les avais sous la main et que j'avais envie de les mettre, et mon tout nouveau plumeau ! Une voix de fausset pour l'y faire tomber. "Que monsieur souhaite-t-il que je fasse aujourd'hui ?" Il m'a fait épousseter les tableaux, je suis donc montée sur le canapé. Mine de rien, un plumeau, c'est bien pratique, j'ai continué l'époussetage. Il paraît que sa verge s'empoussiérait aussi, il a fallu que j'y aille voir.
[photographie reprise par monsieur sur son blog, en noir et blanc : ICI ]



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Du hard ou du cochon, série de Canal +
"Tout ce que vous aimez dans le porno, sauf le sexe". Tel est le slogan qui apparaît à la fin de chaque petit épisode de la série "Du hard ou du cochon" produite par Canal+ et visible en ligne, que Roomantic a évoquée précédemment et que j'ai découverte par ce biais.
Il s'agit de parodies de films pornographiques, le sexe en moins. Des épisodes loufoques où l'on retrouve tous les clichés du film pornographique ou érotique (jusqu'à la musique, écoutez bien le générique de Un dîner bien arrosé), parsemés des jeux de mots graveleux, d'allusions sexuelles, avec une chute qui s'éloigne totalement de ce vers quoi on était dirigé : du macabre, du scabreux... du vomi aussi... C'est idiot mais on en rit.
(Scène de Casse-noisettes)
Sont disponibles en ligne : Un dîner bien arrosé, Casse-noisettes, Heurts supplémentaires, Prof très particulier, Lavomatrique, Le faucun matait, ainsi que les "making of" de chacun, "pris par derrière", pour en rajouter une couche sur les jeux de mots gras.
(scène de Lavomatrique)
Récits coquins des plaisirs défendus, Elisabeth Vanasse
Quinze nouvelles érotiques constituent ce recueil où la narratrice, puisqu'il s'agit toujours d'une femme, expérimente divers plaisirs, notamment saphiques dans un éternel recommencement de la découverte du sexe d'une femme.
Un déclic bouleverse l'ordre des choses, le personnage féminin passe à l'acte, choisit de participer à un jeu sexuel avec des inconnus, d'inviter son voisin qu'elle entend regarder des films pornographiques, de se rendre dans un sauna libertin, de s'inscrire dans un club fermé de rencontres sexuelles ou encore d'honorer un pari perdu en effectuant une fellation. Et à chaque fois, la narratrice ne peut que se féliciter d'avoir franchi le pas.
Récits coquins des plaisirs défendus, Elisabeth Vanasse, éd. J'ai lu, 4,20 €
[présentation rédigée pour le site de Sensuelle]
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Le livre est paru initialement en 2008 chez Québecor et ne paraîtra que dans quelques jours chez J'ai lu.
Au sommaire :
Dans une chambre, au sauna mixte, Frédéric et moi, L'entrevue, Le vestiaire, La randonnée pédestre, Le taxi, Le cunnilingus, La séance de photos, Adossés à une stèle, Le poil de la petite bête, La jouissance à un dollar, J'ai fait la pute, Le pari sportif, Mon voisin, La tartine
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Extrait de Le cunnilingus, p. 62 (il s'agit des premières lignes du récit) :
"Je n'ai pas beaucoup d'expérience là-dedans", avait-il dit. Comme s'il s'agissait uniquement de l'avoir fait souvent. Il me semble que c'est le plaisir de lécher le sexe d'une femme qui est important. Non pas la technique !
Je me suis couchée sur le dos, les bras le long du corps, les jambes collées l'une sur l'autre, et je lui ai dit de s'approcher. Il n'avait qu'à relever la jupe, je ne portais pas de slip. C'était la même chose en ce qui concernait le haut : un simple débardeur, sans soutien-gorge.
Il s'est d'abord assis près de moi, mais il avait apporté sa bière, qu'il continuait de boire tranquillement, tout en me parlant du dernier film qu'il avait vu. Comme si je ne l'intéressais pas, comme si je n'étais qu'une oreille à ses déblatérations. Je le laissais aller à son rythme ; en fait, je crois que c'était cette façon que j'avais, pour la première fois, de m'en remettre à l'autre, de ne pas décider, de ne pas prendre les devants, qui m'excitait le plus.
Chiara Rosenberg - la double vie d'une dominatrice, bd érotique de R. Baldazzini et C. Pes
J'avais manqué au mois de mai la sortie de la bande-dessinée Chiara Rosenberg alors que je pensais m'y intéresser. Je viens juste de demander à l'attachée de presse des éditions Delcourt s'il était encore possible de l'obtenir... et l'ai reçue sans tarder dans ma boîte aux lettres. J'ai donc lu cette bande-dessinée hier soir.
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Chiara Rosenberg est une jeune femme élégante, riche héritière, critique cinématographique, juive, mariée avec Angelo, un écrivain catholique. Les chamailleries au sein de ce couple pourraient ne sembler que querelles d'amoureux si celles-ci ne se terminaient pas d'une façon peu conventionnelle. Chiara est soumise à Angelo, jusqu'à sa rencontre de Michel. C'est avec lui que tout bascule, que les rôles s'inversent et que Chiara est prise de pulsions difficilement contrôlables.
Chiara Rosenberg est avant tout une histoire d'amour. Une lettre du personnage éponyme qui en constitue l'introduction nous le révèle : « Le récit que vous êtes sur le point de lire est seulement une histoire d'amour, mais du genre d'amour capable d'ouvrir en grand les grilles de la passion, ce qui permet de dépasser les limites définies par des siècles de prudence sociale ».
Cette bande-dessinée est suivie de seize planches inédites, Comme des cerises – flash-back, récit de la rencontre de Chiara et d'Angelo.
Chiara Rosenberg – La double vie d'une dominatrice, Roberto Baldazzini et Celestino Pes, éd. Delcourt, coll. Erotix, 18,90 €
Les quatre premières planches :
Dossier de presse (cliquez sur l'image pour lire plus facilement) :
Love me like you hate me, court-métrage et livre d'Erika Lust
Love me like you hate me : il s'agit à la fois d'un court-métrage et d'un livre. Le livre, écrit par Erika Lust et Venus O'Hara, sortira en septembre. Il y est question de bdsm avec, pour sous-titre Lessons of pleasure and pain.
La même Venus O'Hara est actrice dans le court-métrage visible à présent sur Dailymotion, écrit et réalisé par E. Lust. Il y est question de domination et de soumission, de punitions, de séquestration, d'humiliation, de fessée.
Un court-métrage dont nous n'avons pas aimé le scénario que nous avons jugé superficiel (mais il est vrai, l'exercice du court-métrage n'est peut-être pas chose simple pour donner de la profondeur aux personnages) et trop convenu. Il n'empêche que les images sont jolies, ma préférence allant vers la scène où "l'écolière", pliée sur la table, affirme qu'elle ne souffre pas et qu'elle aime ça, sourire aux lèvres.
Quelques url :
le site Love me like you hate me (avec quelques lignes de présentation du livre)
le teaser du court-métrage (moins d'une minute)
le court-métrage (8 minutes)
la présentation du court-métrage sur le site de Venus O'Hara
La brûlure de la neige, Françoise Rey
Si vous souhaitez lire un roman érotique, autant lire celui-là, parce qu'il est excellent, poignant, parce que c'est un fin bijou et parce qu'il n'est pas un roman érotique et juste ça, mais un roman avec des choses autres dedans, au style travaillé, un roman sentimental aussi (et alors ? Pourquoi ne pas mêler sexe et sentiment dans la littérature érotique ? Cela rend les personnages moins mécaniques, plus humains en définitive.)
C'est d'ailleurs un trait fondamental de ce récit, l'humanité. La souffrance, le questionnement, l'amour, la passion, la jalousie, la honte, le remords,... et l'érotisme n'est qu'un ingrédient qui donne au roman un goût particulier, une petite pointe d'épices dans un plat déjà succulent.
Je ne vous résumerai pas le livre, une quatrième de couverture vous donne des indications... ouvrez et lisez, vous serez vite entraîné dans l'histoire, vous suivrez les personnages et vous serez peut-être tout aussi bouleversé que je l'ai été.
Je suis une pleureuse, voyez-vous, tout m'émeut, même ce qui est kitsch parfois à ma grande honte, cela déborde de mes yeux sans que je ne puisse toujours me contrôler, aussi vous ne vous étonnerez pas si je vous dis que les larmes ont coulé le long de mes joues à cette lecture, mais sans honte, parce que le livre méritait ce déversement d'émotion.
La brûlure de la neige, Françoise Rey, Pocket.
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Je suis allée lire les commentaires de lecteurs sur Amazon. Ces questionnements sur le "qui est le personnage féminin, que vient-elle faire ?", "quel est ce mystère l'entourant ?" me semblent surprenants, parce que le récit est assez rapidement transparent. Il y avait des indices, et puis peut-être ai-je immédiatement pensé au handicap parce qu'une nouvelle de Françoise Rey s'était penchée sur ce thème. En tout cas, ce "mystère" qui ne m'en semble pas un est à mon avis dérisoirement secondaire.
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Extrait, p. 15 : "Moi, à part l'italien de ma mère, le bel italien à mélodie de galets roulant dans la rivière, je ne sais, je n'aime que le français. Mais d'un amour profond et insoupçonné, qui me fait lire, lire encore et relire les pages les plus délectables de ces livres emportés clandestinement et absorbés à toutes petites doses pendant mes attentes aux carrefours. Je ne lis pas vite, ni facilement. Chaque phrase me semble une partie d'un labyrinthe à explorer méthodiquement, à pénétrer totalement. Il m'arrive de sortir de ma poche mon bouquin pour cinq minutes devant l'Edelweiss. Je déchiffre à peine trois phrases ; je les ressasse, les savoure, les pressure longtemps après avoir rangé le livre et avoir démarré en direction des logements. Elles roulent dans ma tête comme le noyau d'une cerise qu'on a mangée, et qui reste à vous agacer les dents, à vous amuser la bouche."
Nous découvrons dans ce passage cet homme, Romain, chauffeur pour touristes qui piétinent la montagne, piètre amant, homme pressé à jouir sans rien savoir de la montée progressive du plaisir, qui joue avec les phrases lues avec sensualité. Et c'est ce début de roman où l'on peut percevoir le potentiel érotique de cet homme, que l'on aimerait voir jouer avec les corps comme avec les mots.
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Quatrième de couverture :
Lors d'une tempête de neige, Roman se trouve prisonnier d'une remontée mécanique en compagnie d'une jeune inconnue. Surmontant sa propre peur, il parvient à calmer l'angoisse de cette exquise blonde et la raccompagne jusqu'à sa chambre d'hôtel...
A compter de ce jour, elle devient sa maîtresse et son initiatrice. Lui est un homme timide, pour qui le sexe n'avait jamais été que l'expression d'un éphémère désir ; elle est une femme insatiable, désarmante d'indécence. De cette rencontre se dégage une sulfureuse alchimie, faite d'érotisme, d'impudeur, d'éblouissantes mises à nu.
Pourtant, à mesure que l'âme et le corps de Roman se dévoilent, un mystère grandit. Qui est-elle ? Quelle est la raison secrète de sa présence dans cette station de ski ?
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