Récits coquins des plaisirs défendus, Elisabeth Vanasse
Quinze nouvelles érotiques constituent ce recueil où la narratrice, puisqu'il s'agit toujours d'une femme, expérimente divers plaisirs, notamment saphiques dans un éternel recommencement de la découverte du sexe d'une femme.
Un déclic bouleverse l'ordre des choses, le personnage féminin passe à l'acte, choisit de participer à un jeu sexuel avec des inconnus, d'inviter son voisin qu'elle entend regarder des films pornographiques, de se rendre dans un sauna libertin, de s'inscrire dans un club fermé de rencontres sexuelles ou encore d'honorer un pari perdu en effectuant une fellation. Et à chaque fois, la narratrice ne peut que se féliciter d'avoir franchi le pas.
Récits coquins des plaisirs défendus, Elisabeth Vanasse, éd. J'ai lu, 4,20 €
[présentation rédigée pour le site de Sensuelle]
__________
Le livre est paru initialement en 2008 chez Québecor et ne paraîtra que dans quelques jours chez J'ai lu.
Au sommaire :
Dans une chambre, au sauna mixte, Frédéric et moi, L'entrevue, Le vestiaire, La randonnée pédestre, Le taxi, Le cunnilingus, La séance de photos, Adossés à une stèle, Le poil de la petite bête, La jouissance à un dollar, J'ai fait la pute, Le pari sportif, Mon voisin, La tartine
__________
Extrait de Le cunnilingus, p. 62 (il s'agit des premières lignes du récit) :
"Je n'ai pas beaucoup d'expérience là-dedans", avait-il dit. Comme s'il s'agissait uniquement de l'avoir fait souvent. Il me semble que c'est le plaisir de lécher le sexe d'une femme qui est important. Non pas la technique !
Je me suis couchée sur le dos, les bras le long du corps, les jambes collées l'une sur l'autre, et je lui ai dit de s'approcher. Il n'avait qu'à relever la jupe, je ne portais pas de slip. C'était la même chose en ce qui concernait le haut : un simple débardeur, sans soutien-gorge.
Il s'est d'abord assis près de moi, mais il avait apporté sa bière, qu'il continuait de boire tranquillement, tout en me parlant du dernier film qu'il avait vu. Comme si je ne l'intéressais pas, comme si je n'étais qu'une oreille à ses déblatérations. Je le laissais aller à son rythme ; en fait, je crois que c'était cette façon que j'avais, pour la première fois, de m'en remettre à l'autre, de ne pas décider, de ne pas prendre les devants, qui m'excitait le plus.
== Publicité ==
Commentaires
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=447723&pid=18911639
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :

