Topless
Rue69 avait évoqué le sujet des seins nus sur la plage et surtout du pourquoi ne pas dénuder ses seins avec un florilège d'avis sur ce sujet qui était assez drôle (je ne sais plus quand c'était, je me souviens juste d'avoir lu ça, je vous laisse chercher la page). A présent, je lis un article du Dauphiné intitulé "La fin du topless sur les plages" et je me suis demandée avant de lire le texte s'il s'agissait d'une interdiction avec loi et amende en vigueur ou simplement d'une absence de pratique. Je suis rassurée, il ne s'agit que d'une absence de pratique.
Alors que nous allons partir en bord de mer dans quelques jours pour quelques jours, la question serait donc "topless ou pas ?"
Nous pensons en fait essayer de trouver une plage naturiste près de notre lieu de vacances. J'ai dit essayer de trouver car toute plage naturiste se mérite : il faut chercher, trouver des indications et réussir à s'y rendre car les lieux sont souvent cachés, à l'abri. Nous en avions fait l'expérience avec la plage de Layet, au Lavandou l'an passé. Nous avons été guidé il y a peu près du lac de Monteynard. A présent, ce sera une autre plage, avec nos zouzous qui pourront s'ils le souhaitent faire leur fête des tout nus sur place, ou pas, puisque nous amènerons leur maillot de bain afin qu'ils puissent choisir de le porter ou non.
Le blog nommé désir, sous la plume d'Alain Héril, évoque justement cette question de la nudité à la plage devant des adolescents mal à l'aise. Des enfants plus jeunes n'ont pas ces complexes. C'est moi qui risque d'en avoir si ma fille classifie tous les plagistes en fonction de leur sexe en les pointant du doigt. "Tiens, toi t'as une zézette, t'es une fille !" Elle est tout à fait capable de faire ça...
Quand j'étais moi-même adolescente, je me fichais complètement de savoir si les femmes étaient ou non seins nus sur la plage. Je ne les voyais pas, de même que je ne le vois toujours pas, parce que je n'observe pas ce que fait ou non autrui. Je me souviens par contre parfaitement que mes parents le notifiaient. "Tiens, t'as vu, il y en a une seins nus !" En général, ce n'était pas absolument réprouvé, mes parents étant un peu tolérants tout de même, mais surtout si la femme en question restait sur le ventre, sous un parasol qui la cachait presque entièrement.
C'est ainsi que sur une plage, il m'arrive d'être seins nus, mais avec cette position de la dissimulation. Question d'éducation probablement..
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Oeuvres de Bernard de Montorgueil
Nouvelles tentations évoquait récemment Bernard de Montorgueil à l'occasion de l'édition de Cahier d'ébauches aux éditions Astarté, dans la collection "les inédits de la domination féminine".
Les éditions Le pré aux clercs avaient édité du même Bernard de Montorgueil Dressage, suivi de Une brune piquante, Les Quatres jeudis et Barbara, mais le volume est à présent épuisé.
Les éditions Dominique Leroy viennent d'ajouter à leur catalogue d'e-books ces titres dont vous pouvez découvrir gratuitement des extraits, comprenant illustrations et textes à partir de cette page.
Voici la présentation du volume :
"L’œuvre de Bernard Montorgueil, auteur et illustrateur plein de charme et d’audace, commença à circuler sous le manteau dans les années 1950, mais elle date de l’entre-deux-guerres. À la fin des années 1970, nous avons enfin publié « officiellement » ses textes et ses dessins, ce qui leur valut une double page dans Libération, le situant ainsi au tout premier rang parmi les illustrateurs érotiques du XXe siècle.
Voici un exemple rare d’hommes asservis par des femmes, certes hautaines, mais qui ne sont ni des lutteuses, ni des géantes aux charmes agressifs, ni des monstres au sexe incertain. Ici, c’est devant la douceur que succombe la virilité, c’est la grâce plus que la violence qui rend l’humiliation sensuelle.
Tout comme les illustrateurs américains perturberont l'univers de la bande dessinée, dans une inversion proliférant comme un cancer vigoureux et protéiforme, Bernard Montorgueil profane les illustrations des romans d'amour à l'eau de rose et en appartements, dont il respecte les détails bourgeois de la décoration.
Le masochisme est un univers d'acteurs. Les personnages des dessins, grâce à des miroirs, sont aussi les spectateurs de leurs figures et tableaux. Par la magie des dessins, des personnages aux mêmes traits et costumes, s'activent simultanément dans des lieux différents qui découplent et écartèlent le texte comme une machine à supplices.
L’œuvre de Bernard Montorgueil, dont les textes collent aux dessins comme le cuir à la peau, est, sans nul doute, la plus délicate représentation du masochisme masculin, sinon la seule.
Ces quatre nouvelles illustrées ont la séduction des choses disparues, le charme tendre et désuet de la première partie du XXe siècle.
Pour cette édition de Dressage suivi de Une Brune Piquante, Les Quatre Jeudis, Barbara, les planches originales ont été spécialement rehaussées de couleurs selon la longue tradition de l'illustration libertine par May.
Collection Vertiges Souvenirs."
Extraits de Une brune piquante :
Elle d'abord – Petit guide à l'intention des hommes pour faire plaisir aux femmes, Ian Kerner
Ian Kerner a longtemps, selon ses dires, souffert d'être un éjaculateur précoce. C'est en découvrant que le coït n'était pas satisfaisant pour les femmes puisque plus de la moitié d'entre elles n'atteint pas l'orgasme ainsi, qu'il a compris que ce dont il souffrait pouvait être pallié par une pratique bien plus satisfaisante pour la femme : le cunnilingus. Elle d'abord, donc (ou she comes first selon le titre original) ! Et pas simplement pour un cunnilingus qui ne serait là qu'en tant que préliminaire. Le cunnilingus doit être un acte sexuel à part entière, avec ses préliminaires, sa pratique et l'obtention de l'orgasme, et un « encore » post-orgasme.
Ian Kerner revient tout d'abord sur les raisons de faire un cunnilingus et dispense ensuite ce que l'on pourrait nommer des leçons pour réaliser un cunnilingus d'exception. Les règles d'or du cunnilinguiste sont ainsi évoquées, avec à l'appui trois phrases dont tout cunnilinguiste doit être assuré et dont sa compagne doit être également pour qu'elle puisse profiter en toute relaxation de ce don : « lui faire un cunnilingus vous allume ; vous y prenez autant de plaisir qu'elle », « rien ne presse ; elle a tout son temps. Vous voulez savourer chaque seconde. », « son parfum est provocant, son goût excitant : tous deux émanent de la même source magnifique. » Les phases de l'excitation et les moyens de parvenir à l'orgasme (quelles techniques avec sa langue, comment coupler langue et doigts...) sont longuement développés et succinctement illustrés .
On peut reprocher un formalisme un peu rigide au processus à effectuer selon Ian Kerner pour obtenir l'orgasme convoité, le minutage, le comptage des coups de langue... Pour Ian Kerner, le cunnilingus est une forme de travail stylistique qui se perfectionne mais pour lequel on doit suivre nécessairement certaines étapes. Des références à Aristote, Shakespeare ou à un traité de style sont là pour nous le rappeler. Malgré ce que je considère comme un défaut, le livre me semble intéressant et utile. Une véritable monographie dédiée au cunnilingus, sur trois cents pages, pour réellement tout savoir et répondre à ses questions même sur des sujets annexes comme le cunnilingus pendant les règles ou encore du bon usage de la digue dentaire.
Vous le savez, je lis un grand nombre d'ouvrages dédiés à la sexualité. Beaucoup de petits guides pratiques, d'autres un peu plus étoffés. Celui-ci, sur ce thème précis du cunnilingus, je vous le recommande.
Elle d'abord – Petit guide à l'intention des hommes pour faire plaisir aux femmes, Ian Kerner, éd. Les presses libres, (2004 pour sa version originale et 2006 pour cette traduction), 19 €
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Quelques extraits : Vous trouverez une anecdote issue de ce volume dans un texte de ce blog et un long passage sur ce que l'on nomme "point G" recopié sur le webzine de neoplaisir.
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Ian Kerner, titulaire d'un doctorat en sexologie clinique de l'American Academy of Clinical Sexologists, fait aujourd'hui partie du corps enseignant de cette institution. Diplômé de l'Université Brandeis, il est né et a grandi à New York, où il vit avec sa femme et son fils.
Même s'il semble que, de tout temps, les hommes se sont efforcés de trouver des moyens fiables de déclencher l'orgasme de la femme, bien rares sont ceux qui ont la modestie de poser la question : "Que dois-je faire ?" Ironie du sort, l'homme a toujours eu - à son insu- la réponse à cette question sur le bout de la langue. Selon Ian Kerner, sexologue clinicien et apôtre de l'orgasme féminin, le sexe oral est depuis longtemps considéré comme une activité facultative des préliminaires, de l'"avant", alors qu'il s'agit plutôt d'une activité centrale du "pendant", la meilleure qui soit pour faire franchir à la femme toutes les étapes du processus de réponse sexuelle.
Drôle informatif et facile à lire, ce livre constitue une véritable encyclopédie du plaisir féminin, avec de nombreuses techniques fiables destinées à la satisfaction de la femme et des instructions détaillées et illustrées. Ces méthodes simples témoignent de l'avènement d'une nouvelle ère d'intimité sexuelle, dans laquelle l'échange du plaisir se fait d'égal à égal et où la satisfaction est mutuelle.
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A noter : Ian Kerner a aussi publié un volume sur le plaisir masculin à destination des femmes, Lui ensuite - Petit guide à l'intention des femmes pour faire plaisir aux hommes, éd. Les presses libres, 22 €
Je n'ai cependant jamais eu ce volume entre les mains...
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