Chut, c'est un secret
Je viens de m'énerver devant mon écran. Et comme souvent, j'ai mis les pieds dans le plat.
Je vous explique :
Quand je cherche un terme de psycho sur le net, je tombe souvent sur des forums inacessibles d'étudiants en psycho ou de psychologues qui évoquent les termes que je recherche mais alors là, surtout, non, on ne laisse pas traîner ses conversations, on ne laisse pas percer ce que l'on sait, on ne laisse pas n'importe qui approcher. Rechercher des documents quand on n'a pas une bibliothèque universitaire à portée de main n'est pas simple. Les études par correspondance ne sont pas simples à cause du manque de documentations auxquelles on peut se reporter. Internet permettrait de diffuser largement l'information. C'est un idéal. Or non, on crée des petits cercles et on exclut autrui. L'information se garde jalousement.
Avec mes problèmes de vocabulaire, j'ai donc fini par poser des questions sur le forum de l'institut d'enseignement à distance de Paris 8 où je suis inscrite. C'est quoi, une "barrière de caoutchouc" ? (Je vous cite cette expression parce que j'en avais parlé ici, parce que j'étais tombée sur des préservatifs et que cela m'avait fait un peu sourire mais d'autres termes me posaient davantage problème). J'ai finalement eu une réponse d'un ou d'une étudiante qui a défini en trois mots. Le professeur est intervenu en signalant qu'il serait intéressant pour tous de citer ses sources. Et en définitive, le professeur a signalé par la suite qu'il serait bon que l'on puisse disposer d'un dictionnaire de psychologie. J'ai fini par en acheté un, le gros volume de Larousse. (Mais ma barrière de caoutchouc ne s'y trouve pas...).
Certains étudiants, dont je fais partie, font partie d'un groupe google. Nous échangeons un peu. Surtout les Parisiens entre eux, et ils sont nombreux. Ils se sont rencontrés. Exactement le type de rencontre informelle que je souhaitais mettre en place sur Grenoble mais personne n'a suivi. Les gens veulent monter des "groupes de travail". A quoi cela sert-il ? Je ne travaille bien que seule. Ce dont j'ai besoin, c'est de cotoyer les gens, parler de choses et d'autres qui concernent le travail universitaire, certes, mais pas directement. Bref, pas de chance pour moi, je serai seule du début à la fin. Mais après tout, je ne m'en sors pas si mal ainsi.
Donc, pour revenir à ce que je disais, ces étudiants qui se sont rencontrés ont évoqué la constitution d'une bibliographie. L'idée est bonne. La mise en ligne suit afin de partager avec les non-Parisiens. Seulement, là, mise en garde : attention, ne propagez pas, gardez pour vous. Mon sang n'a fait qu'un tour. Cela me gave, vraiment, cette idée de garder pour soi, de ne pas laisser accessible des connaissances. Surtout une bibliographie, tout de même...
J'ai répondu chut, j'ai un secret, je suis en train de lire L'homme thermomètre. Et comme j'aime bien diffuser l'information, tout le monde le sait à présent, vous compris. L'homme thermomètre est un livre tout public que l'on trouve en format de poche. L'auteur, neuropsychologue, mène une enquête : pourquoi tel patient nomme-t-il tous les objets qu'il voit thermomètre, explique que cela sert à prendre la température (et il montre comment on prend la température avec une brosse à dent, un peigne...) alors qu'il sait utiliser ces objets dans la vie quotidienne. Merde, ça n'a rien à faire sur ce blog, il n'y a pas de sexe. Je suis désolée, je vais vous ennuyer...
Un jour, j'ouvrirai peut-être un autre blog pour évoquer des livres ou des notions de cours de psycho. Histoire que l'information ne reste pas cloisonnée. Certains le font, et je les en remercie, parce que sans leurs notes de cours, sans leurs publications disponibles pour tous, je serais privée de sources d'information importantes.
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