Photos de vacances
Monsieur a sorti son nouvel appareil pendant ces dernières vacances (mais pas son sexe précise-t-il). Voici donc deux photographies...
Telle le Christ du haut de Rio de Janeiro, je surplombais... en fait rien. D'ailleurs nous étions en décembre et je me trouvais simplement sur une petite route de Meuse.
Les routes sont d'ailleurs très mauvaises, du moins celle-là. Il a gelé, il a plu, voyez le résultat, je fais des bulles en pressant le bitume. Tout cela en fait pour vous montrer mes nouvelles bottes (et mes jolis collants verts). La grenouille n'était pas là, c'est bien sûr un montage. Et comme je ne maîtrise pas les montages photo, la grenouille a changé de couleur sans que je n'y puisse rien faire.
Vous en voulez encore ? Pas pour cette fois. (Mais monsieur a pris en long en large et en travers la nature meusienne.)
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Le Vin et l'Amour, Philippe Brenot
Cet essai servi par une riche iconographie (peinture d'art, étiquettes de bouteilles, sculpture...) évoque les liens subtils du vin et de l'amour. Des liens tissés par de nombreuses références littéraires, célébrations du vin et de l'être aimé, chez Colette, chez Casanova, chez Baudelaire,... tout autant que par des emprunts à la prose d'un Guide des vins. Liens tissés également à travers l'histoire des plaisirs et des sentiments, des fêtes de Bacchus à la publicité contemporaine ou aux grivoiseries des vendanges.
Très beau livre, réjouissant et savoureux, à destiner aux amateurs de vin, cela s'entend, mais aussi à tous les amoureux des belles choses.
Le Vin & l'Amour - entre littérature, sexe et sentiments, Philippe Brenot, éd. Féret, 49 €
Texte écrit pour le site de Sensuelle
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Quatrième de couverture :
L’ivresse des sens n’a d’égale que l’ivresse des mots lorsque le sexe et l’amour se mêlent au sang de la terre. Philippe Brenot nous entraîne ainsi dans une quête millénaire.
Depuis l’aube de l’humanité, le vin et l’amour enlacés font route commune, souvent très proches, parfois confondus, compagnons inséparables des agapes de la nuit, complices dans l’intimité, solides ennemis quand la fête a mal tourné... Pourquoi tant de proximités et tant de points communs ?
Pourquoi, parfois, tant de haine et de défiance l’un envers l’autre ? Pour répondre à ces questions, l’auteur interroge leur nature afin de comprendre les raisons de ces mots communs : la séduction, la première fois, le coup de foudre, les façons d’en parler, le fantasme, le désir, l’excitation, le plaisir...
Vient alors l’ivresse amoureuse. Notre écrivain en dévoile l’histoire. Elle commence dans les premiers moments où ces deux principes s’entraident, levin pour l’amour et l’amour pour le vin. Elle se poursuit dans les fêtes sexuelles de l’Antiquité où tous deux participent à l’excitation du carnaval.
On en trouve mention dans la Bible, puis à Babylone, en Grèce, à Rome, aussi bien en Orient qu’en Occident. Au fil des siècles, du Moyen Âge à celui des lumières, des cabarets et guinguettes aux fêtes modernes, elle demeure jusqu’à l’intimité partagée entre deux amants, pour qui les charmes de l’amour et du vin officient toujours de concert. Le vin prépare à l’amour comme l’amour se nourrit du suc de la vigne pour atteindre l’ivresse suprême des ceps et des corps emmêlés.
Philippe Brenot nous rappelle enfin qu’il existe de nombreuses manières de goûter un vin, de l’approcher, de l’observer, de le déguster, et autant de façons d’être en amour, de se connaître, de se séduire, de s’aimer. Que ce soit dans le vin ou dans l’amour, on peut pécher par défaut ou par excès, connaître l’apothéose ou bien quelques déboires. Ce sont en amour les errances d’Éros, et pour le vin, les errances de l’alcool. Il suffit alors de raisonner. À faible dose, le vin est l’allié de l’érotisme. Du côté des sentiments, le vin peut encore guérir du mal d’amour comme l’amour, lui, se nourrit du vin.
Si ce très beau livre illustre les liens secrets qui unissent le vin, l’amour et la littérature, les passions charnelles et le sentiment amoureux, l’amour du vin et de la chair, il est aussi un cri du cœur :
Vivez ! Vivez de vin et d’amour !
Philippe Brenot est psychiatre et écrivain, directeur d'enseignement à l'université Paris Descartes et auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels : Les mots du sexe, Eloge de la masturbation [note personnelle : je vous renvoie à ce que j'ai écrit sur cet excellent ouvrage], Inventer le couple, Le sexe et l'amour.
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Le dossier de presse avec quelques illustrations du livre et son sommaire sont consultables à cette adresse :
http://www.editions-feret.fr/catalogMS2/docpdf/Feret_vin_amour.pdf
La bouchère de Ninon de B.
Sous la chaleur harassante, sous son rouge à lèvres écarlate et sous son string qui lui irrite l'entrejambe, la bouchère lorgne sur les touristes. Cependant, comme rien n'a jusqu'à présent confirmé la théorie selon laquelle la taille du nez était proportionnelle à celle du sexe, la bouchère est plutôt déçue : les magazines lui promettent monts et merveilles mais l'orgasme est un inconnu. Et il ne faut pas compter sur son mari qui n'a jamais réussi à bander que lorsqu'elle a porté pour la première fois une perruque. Ce n'est pas comme ce Bartabac, sûr !
La bouchère, tout en ingurgitant des saucisses crues, doit taire ses pulsions, parce qu'elle tient à la respectabilité de son tiroir-caisse. Mais c'est sans compter sur les événements improbables qui surgissent...
Le roman assez court est servi par des portraits stéréotypés à l'extrême de figures locales, telles la prof lesbienne ou l'apprenti abruti. La bouchère elle-même est un personnage qui nous fait à la fois rire, nous émeut (un peu !) et nous répugne avec son absolu mauvais goût. Un roman amusant.
La bouchère, Ninon de B., éd. Blanche, 16 €
Texte écrit pour Sensuelle
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Documentation adressée par les éditions Blanche :
Ce texte correspond à la quatrième de couverture (sauf que "Madame Simone" est remplacé par "Madame Josyane"), sur laquelle se trouvent également quelques indications sur l'auteur :
"Sous le pseudonyme de Ninon de B. se cache une agrégée de lettres, passionnée de littérature érotique, qui a voulu, par un clin d'oeil, rendre hommage à un très grand texte érotique en composant un récit terriblement troublant et efficace."
Je ne partage pas l'avis concernant l'aspect troublant du texte. C'est un texte drôle, essentiellement drôle. La bouchère est un personnage énorme, avec sa description physique, ses goûts hideux en matière de décoration, ses postures vulgaires, sa façon d'aguicher tout homme de passage dans sa boutique, ses paroles adressées aux beaux mâles de L'île de la tentation...
Avoir lu que l'auteur est une agrégée de lettres m'a un peu dérangée compte tenu du fait que l'on peut trouver une faute de grammaire aussi énorme, p. 111 du roman, que "elle repris".
Le roman est très facile à lire et aussi très rapide à lire : 140 pages, caractères assez gros. Il s'agit d'un roman plaisant, mais d'un roman qu'on oublie vite. Pas de ceux que je compte garder au chaud dans ma bibliothèque.
Retour de vacances
Après quelques jours passés dans le nord-est, nous voici de retour. Avec des valises chargées, les jouets que le Père Noël a offert aux enfants et, en ce qui me concerne, une délicieuse paire de bottes trouvées chez bata (parce que dans le nord-est, c'est moins cher qu'ici), quelques livres de psycho et... le hors-série de Sciences humaines sur le sexe que je voulais acheter mais que je n'avais pas trouvé. La fnac de Nancy en possède plusieurs exemplaires, heureusement pour moi. Ainsi qu'un numéro spécial datant de l'été sur les psychothérapies vraiment très intéressant...
J'ai profité de ces vacances pour dormir, travailler et puis lire un peu aussi. Je vais donc vous proposer, dès ce soir ou plutôt dès demain, les présentations de quelques livres : le roman La bouchère de Ninon de B., le beau livre Le vin et l'Amour de Philippe Brenot (qui est psychiatre, soit dit en passant), le livre humoristique Le porno pour les femmes que je viens de recevoir et que j'ai lu tout à l'heure, le fameux hors-série de Sciences humaines et puis La domination masculine de Pierre Bourdieu qui n'était pas à proprement parler dans le programme de lectures de sociologie mais qui m'intéressait à plusieurs titres (je vous expliquerai tout ça en temps utile.)
Les quelques jours de vacances qui nous restent vont passer vite... Je vous dis en tout cas à bientôt.
Des boules dans le sapin
Je n'ai pas eu le temps d'écrire le test sur les boules de geisha promis et je pars demain... Je vous souhaite donc à tous un joyeux Noël par avance. A bientôt !
PS parce que je suis bavarde :
- vive la salsa : http://www.dailymotion.com/video/x2jb9_cours-de-salsa-n1
- je pars sereine. A la rentrée mon fils aura dans sa classe quelqu'un pour l'accompagner, la commission a enfin traité son dossier...
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Dessin de Carlo
Enfer.com m'envoie un courriel pour m'avertir de ses nouveux e-books. Un dessin de Carlo dans cette newsletter que je voulais vous montrer car je le trouve superbe :
Son recueil de dessins, vendu sur le site, est ainsi présenté :
"Jusqu'à la première édition de cet album, le nom de Carlo évoquait seulement le mythique illustrateur d'introuvables romans libertins publiés dans les années 1930. Avec plus de 340 dessins, cette nouvelle édition présente la quasi-totalité d'une œuvre secrète, inaccessible et fascinante.
Femmes altières vêtues de chevreau glacé, princes cruels et pirates divers rivalisent d'imagination pour asservir des victimes qui trouvent dans ces traitements de bien bizarres satisfactions. Après avoir révélé, dans Mignonnes Mignonnettes, les photographies coquines contemporaines des dessins de Carlo, Robert Mérodack étudie cet artiste mystérieux, les ouvrages qu'il a illustrés et l'énorme influence qu'il a exercée aussi bien sur John Willie, le créateur de Sweet Gwendoline que sur Gene Bilbrew, Eric Stanton ou Bill Ward...
De cette confrontation résultent des découvertes concernant l'histoire d'un genre méconnu, mais également l'identité réelle des auteurs illustrés par Carlo. Cependant, même débusqué sous le pseudonyme d'un caricaturiste, Carlo reste mystérieux. Parce que son œuvre est géniale et inattendue, parce que son humour est aussi cruel que tendre, parce qu'il est devenu à l'illustration ce que L'Histoire d'O est au roman, ce qu'André Breton appelait «un infracassable noyau de nuit».
Après recherche, Carlo n'est pas un dessinateur mais un groupe dessinant sous ce nom dans les années 30. La boutique de Zaza propose un volume, Erotica Universalis, avec presque 600 illustrations fétichistes. A propos de ce "Carlo", voici les précisions apportées : "Les livres étaient illustrés par Carlo : un dessinateur qui n’a jamais existé ! En fait, Carlo était un pseudonyme employé par une demi-douzaine de dessinateurs travaillant pour des éditeurs qui publiaient des livres érotiques à la chaîne. Sous la houlette d’un dénommé Charleno, les Carlo ont popularisé les attelages humains, les vêtements cloutés, les gaines de cuir et les talons aiguilles. Les Carlo rivalisaient d’imagination lorsqu’ils représentaient cet univers onirique où les femmes étaient soumises à d’autres femmes : femme-poney, prosternations, piétinements, flagellation, fessées, lavements, immobilisations contraignantes et humiliantes. Le travail des Carlo inspira ensuite les dessinateurs américains, comme Eric Stanton qui vont faire apparaître la panoplie sadomasochiste “française” dans leurs bandes dessinées réalisées pendant les années quarante et cinquante"
Netechangisme, Magazine 13
Comme nous étions plus ou moins inscrits sur Netechangisme (et plutôt moins que plus puisque nous n'avons jamais utilisé le site, mais bref, nous y avons un compte gratuit - ce qui apparemment signifierait qu'on ne peut rien faire à moins de payer ?), nous avons reçu hier un courriel nous annonçant que le magazine 13 était téléchargeable. Il est accessible à partir de cette page : http://lemag.netechangisme.com/
Evidemment, évitez d'ouvrir le magazine en ligne (et même d'accéder à la page indiquée) si des enfants sont dans les parages. Pensez que le magazine est rempli de photographies pornographiques.
C'est la première fois que je le lis ou plutôt survole car je ne me suis pas attardée dessus. Beaucoup de publicités pour des clubs libertins principalement, beaucoup de témoignages et de photographies. Le monde de l'exhibition est petit, on finit toujours par croiser les mêmes personnes. Si, si, je vous assure.
Deux tests de sextoys sont proposés, avec notation : un rabbit et un plug. Quelques idées shopping (et l'on peut admirer quelques photos de corsets de Sophie Libertine), des news insolites déjà lues ailleurs en ce qui me concerne (mais c'est peut-être aussi parce que je lis assez souvent ce genre de petites infos), annonce d'expos ou d'ouvertures de clubs, un tarot qui termine le magazine, quelques idées de lecture (Les délices du démon, La baronne n'aime pas que ça refroidisse et un troisième livre dont je ne vous ai pas encore parlé, La bouchère, roman que j'ai reçu il y a peu de temps et que je n'ai pas encore lu). Vous y trouverez aussi un dossier sur l'orgasme féminin, avec témoignages et intervention d'Alain Héril (avec deux de ses livres montrés en bas de page, Les continents féminins et un autre que je n'ai pas lu, Développer sa libido - mais j'ai lu un autre volume dans la même collection).
Intérêts : Gratuit, ce qui n'est pas rien. Quelques photographies intéressantes. Participation des membres de netechangisme est original. Imaginez, on peut se retrouver dans le mag, c'est motivant, non ? (pour quelqu'un qui a des tendances exhibitionnistes, cela s'entend), et puis cela a un côté sympa. Le fait que ce soit un magazine façon papier, avec des pages, une mise en page.
Les points négatifs : prédominance de l'image pornographique, mais évidemment si l'on souhaite éviter ça, ce n'est pas le genre de magazine à regarder. Beaucoup de publicités (mais d'un autre côté, gratuité, alors cela se comprend). Contenu plutôt léger. Répétitif sur le thème "vaginal ou clitoridienne" : même si c'est contrebalancé par la suite, le thème même est vu et revu, à tel point que cela ne m'a pas donné envie de lire ces pages.
Bref, ce n'est pas Sciences et vie, vous l'aurez deviné, mais finalement, dans la catégorie des magazines pornographiques, cela en vaut bien un autre, et surtout c'est gratuit (je me répète !)
Quid novi ?
Rapidement, je vous informe :
que je suis absente à partir de samedi matin et que je ne serai de retour que le 30 normalement. Belle-famille, famille, on fait le tour sur quelques jours...
que ma soeur me donne un vélo d'appartement (je ne sais pas bien où le mettre, mais il tiendra compagnie à mon stepper et puis si jamais je fais un peu de sport, cela ne pourra me faire que du bien. Au pire, j'accrocherai les manteaux dessus.)
que mon fils aîné chante avec les autres enfants de l'école de musique demain. Ce n'est pas rien, ça, son premier concert...
que je vais bien. Ce que je vous racontais hier, c'était ce qui m'était arrivé il y a quinze jours. Ces derniers temps, il n'y a eu qu'une petite baisse de moral, de la fatigue, pas de grosse crise... bon, j'avoue, toujours pas de relation sexuelle et je n'en ai réellement plus envie, mais dans l'ensemble je ne me porte pas trop mal. Aujourd'hui, cela va même plutôt bien. J'étais scotchée ce matin devant mon livre de psychologie sociale. C'est troublant, tout de même, ce que l'on peut amener à faire à des gens. Troublant de voir à quel point ils peuvent obéir. Très très intéressant. Je vais approfondir ça, je viens de me commander un livre dans la matière.
[réed : voir cette page pour quelques données sur l'expérience de Milgram sur l'autorité, c'est moins détaillé que dans mon livre, mais cela vous donnera une idée de ce dont je parle.]
que si j'ai le temps je vous dirai quelques mots du magazine en ligne de Netechangisme que j'ai "feuilleté" hier soir. Ben oui, je vais quand même essayer de vous mettre quelque chose sous la dent hors de mes petites histoires.
Fumetti per adulti chez Delcourt
Erotix, la nouvelle collection de bd érotiques des éditions Delcourt (dont je vous ai déjà parlé puisque j'ai lu deux bd de cette collection, Les 110 pilules et Emmanuelle) propose à partir de janvier des rééditions de fumetti per adulti, autrement dit des bd éditées préalablement en Italie en petit format. (cf L'encyclopédie de la bande-dessinée érotique qui est une mine d'informations).
Le dossier de presse reçu est intéressant à lire. Beaucoup d'informations que je m'empresse donc de vous communiquer. (Cliquez sur les différentes images pour les agrandir.)
Il paraît que je vais me mettre à la salsa
Hum, bon, pourquoi pas, mais c'est aux risques et périls des pieds d'autrui. En tout cas c'est chouette de voir qu'on veut me secouer, d'autant plus quand ça vient de quelqu'un qui ne me connaît pas encore.
Si je deviens une pro de la salsa, je vous fais une démonstration en vidéo, promis :D
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