Pouvoir et sexualité, Foucault / les Féerotiques
Rien à voir avec ma lecture de La volonté de savoir, je voulais simplement évoquer le festival Féerotiques sur le webzine de neoplaisir. Et pourtant... sur quoi je tombe ? Ce texte :
"C'est ainsi de notre société policée et néo-moralisée. Le plaisir, et les expressions choisies pour y parvenir, est de plus en plus encadré pénalement. Et la sexologie, tout comme d'ailleurs la psychiatrie, est une pratique subversive. Avec cette volonté de dédramatiser les différences et en renonçant à toute approche normative, on devient vite un voyou, un amoral, un rebelle…
Dès qu'il s'agit de sexe, la société, la nôtre en tout cas, devient répressive. Et que reste-t-il de la liberté individuelle si le côté étonnant, original ou atypique d'un fantasme ou d'un acte assumé en fait un prétexte à condamnation pénale ? " (voir http://www.lesfeerotiques.fr/ puis le texte intitulé "Désobéir et jouir").
Et si je mettais en parralèle, justement, un extrait de Foucault ? Page 209 dans la collection Tel de Gallimard, c'est à dire la conclusion du volume :
"On s'interrogera sur ce qui a pu nous rendre si présomptueux ; on cherchera pourquoi nous nous sommes attribué le mérite d'avoir, les premiers, accordé au sexe, contre toute une morale millénaire, l'importance que nous disons être la sienne et comment nous avons pu nous glorifier de nous être affranchis enfin au XXe siècle d'un temps de longue et dure répression - celui d'un ascétisme chrétien prolongé, infléchi, avaricieusement et vétilleusement utilisé par les impératifs de l'économie bourgeoise. Et là où nous voyons aujourd'hui l'histoire d'une censure difficilement levée, on reconnaîtra plutôt la longue montée à travers les siècles d'un dispositif complexe pour faire parler du sexe, pour y attacher notre attention et notre souci, pour nous faire croire à la souveraineté de sa loi alors que nous sommes travaillés en fait par les mécanismes de pouvoir de la sexualité."
Bon, je retourne aux Féerotiques, il faut que je place quelques petites choses sur le webzine laissé un peu à l'abandon quand je n'ai pas le temps d'y écrire. Mais avouez que je n'y suis pour rien si cela m'a fait (encore) penser à Foucault. Ce n'est pas moi qui ai choisi sur le site d'un festival érotique de parler de sexualité et de pouvoir.
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Commentaires
Monsieur me dit : eh bien, t'as pas de bol, Foucault va hanter tes nuits.
Et : C'est pas Jean-Pierre, tu ne seras pas Miss France.
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