Rencontres ferroviaires de Régine Deforges
Je ralentis la cadence, vous avais promis ce compte rendu de lecture lundi mais il a tardé... Pour ceux qui se demandent ce que j'ai fait, trois mots : quelques légers ajouts sur le blog du jeu érotique, un texte sur le webzine de neoplaisir (un texte d'humeur même), les photos du shibari triées avec une sur le blog Erotismes et un certain nombre qui apparaissent sur le site Art Shibari. Et puis tout le reste de ma vie qui ne se résume pas à ça. [Fin du blabla]
A présent, passons au livre : un recueil de nouvelles qui m'a laissé une assez mauvaise impression après la lecture du premier texte. La narratrice traînait son ennui et je faisais de même. Du je au elle, sans transition, les passages érotiques se greffaient sur une trame narrative pauvre. Passages érotiques sans préparation donc sans érotisme. Bref. Je n'ai pas aimé. Et puis j'ai commencé à m'habituer à ces longues digressions de narratrice qui se remémore son enfance, certains passages de sa vie et qui les utilise pour les transformer en rêves érotiques, avec toujours ce passage du "je" au "elle". Dans la vie, finalement, cela ne se passe guère ainsi, mais l'imagination embellit tout...
Quatrième de couverture : Depuis longtemps l'univers des trains nourrit l'imaginaire des romanciers et des poètes. Dans le bercement des wagons, en marge de la vie ordinaire, bien des songes peuvent naître, bien des rencontres peuvent avoir lieu.
Dans ces récits - chacun inspiré par une gare parisienne - la romancière de La Bicyclette bleue se laisse aller à des rêveries plus audacieuses. Séduction instantanée, appels muets, fantasmes irrépressibles conduisent ses héroïnes à vivre de ces instants que l'on n'avoue pas à ses proches...
Petits chefs-d’oeuvre de littérature érotique, ces six contes sont aussi des évocations finement ciselées de la magie ferroviaire, du mouvement incessant, fascinant et toujours renouvelé des grandes gares.
Six nouvelles dans ce recueil, chacune reprenant le nom d'une gare. Une petite centaine de pages en format de poche. Pas un livre dont je garde un excellent souvenir, mais un livre qui n'est pas sans intérêt.
Rencontres ferroviaires, Régine Deforges, éd. Le livre de poche, 3 €
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Shibari
Voir le site Art Shibari : http://artshibari.bookspace.fr
Intervention de speakerine
Je vous délaisse depuis vendredi mais dois raconter bien des choses : le shibari, c'est extra, mais le traitement des cordes, bof. Rencontres ferroviaires de R. Deforges est finalement bien meilleur que je ne le pensais. Monsieur m'aide à réaliser le jeu de dé érotique : à deux, c'est mieux (et surtout il est plus doué que moi pour certaines choses).
Donc prochainement (je fais un peu la speakerine) sur ce blog : un billet sur le recueil de nouvelles de R. Deforges (Aujourd'hui, si j'en ai le temps). Dans les jours prochains (ou les semaines prochaines), l'ouverture de la catégorie consacrée aux cordes. Et sur le tout nouveau blog où il n'y a encore quasiment rien, la suite des événements concernant le jeu.
Dans le train de Nice
Trente-cinq minutes d'attente. Mon premier jour de vacances commençait bien, vraiment ! Qu'allais-je faire ? Commencer un livre emporté pour occuper mon voyage en train ? Acheter un magazine, me battre contre les définitions de mots-croisés ? Hésitante, j'oscillais entre le kiosque, les strapontins placés le long d'un mur, la station debout face à l'horloge aux lourdes aiguillles... et me décidai pour le photomaton. Un dossier réclamait une photo d'identité, je n'en avais pas sous la main : autant occuper mon temps utilement.
Le photomaton était occupé. Cinq minutes à patienter, cinq minutes gagnées sur le temps qu'il me retait à attendre. Un homme tira le rideau et sortit. Il était grand. Il me faudra remonter le tabouret, pensais-je machinalement tout en le détaillant. Chemise au col ouvert, jeans et baskets : son allure décontractée lui allait bien. Il se planta devant le photomaton, mains dans les poches, tandis que j'entrai. Quelques minute encore, avant de prendre le train...
L'attente est pernicieuse, elle force la mâchoire à bâiller, elle pique les paupières et peu s'en faut qu'on ne s'endorme. Nice et son soleil m'attendaient en fin de parcours mais c'était une campagne uniforme qui défilait sous mes yeux fatigués. Le roulement du train me berçait, je m'enfonçai un peu plus dans mon siège, allongeai les jambes.
L'homme du photomation avait pris place dans le compartiment. Ou peut-être n'était-ce pas lui ? Je n'avais pas la vue claire. C'est un léger bruit qui me réveilla. Il venait de s'adresser à moi, me demandait quelque chose que je n'avais pas saisi. J'esquissai une moitié de sourire et refermai les yeux. Il devait comprendre que je n'étais pas en état de répondre. Entre mes cils, je le vis placer une valise au-dessus des sièges qui me faisaient face. Ou plutôt, je regardai face à moi ses fesses moulées dans son jeans. Image qui me procurerait de jolis rêves sans doute.
Un doigt frôlait l'échancrure de mon chemisier, s'attardant autour d'un bouton, revenait sur ma peau en dessinant un triangle. Un souffle, des lèvres sur ma nuque. L'homme en jeans ? Je n'avais pas la force d'ouvrir les yeux pour le vérifier. Les sensations semblaient ne me parvenir qu'à travers le prisme du sommeil.
J'ouvris complètement les yeux, reposée, pleine d'entrain, au moment de l'arrivée en gare. Dans le compartiment se trouvait effectivement l'homme en jeans. Je n'avais pas rêvé. Ou pas tout. Au souvenir de ce que j'avais imaginé, je fus subitement prise de confusion. J'offrais un joli spectacle vraiment, mi-allongée dans le siège, jupe remontée sur les cuisses. Est-ce que je m'étais masturbée dans mon sommeil ? A cette idée je sentis mes oreilles rougir. Que s'était-il passé au cours de ce voyage ? M'étais-je offerte en spectacle ? Avait-il participé ? Je devais heureusement sortir de suite. J'aurais été trop honteuse de poursuivre ce voyage en sa compagnie.
La descente sur le quai me permit de reprendre mes esprits. L'air me vivifia. Après tout, peu importait, les vacances commençaient...
Et si je créais un jeu érotique (pourquoi pas ?)
Hier soir avant de m'endormir (moment propice à la réflexion), j'ai imaginé un jeu érotique que je pourrais créer. Un petit truc sympa, facile, convivial, gratuit. J'ai plein de choses en tête mais n'ai encore rien fait. Pour me donner du courage, pour marquer l'inauguration du projet, j'ai créé un endroit différent pour en parler et mettre ça en place. C'est là : http://jeuerotique.erog.fr/ Il n'y a encore rien dessus, mis à part un texte introductif. Il faut bien un début. Si dans une semaine je n'ai pas avancé d'un pouce, vous aurez le droit de me taper sur les doigts et de me forcer à déloger les idées de ma tête.
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A propos de Rencontres ferroviaires de Régine Deforges
Je viens de commencer un recueil de nouvelles de Régine Deforges, Rencontres ferroviaires. Le livre coûtait trois euros, et j'avoue que c'est ce qui m'a motivé à l'acheter. Aussi parce que je ne connaissais aucun livre de cet auteur et qu'il me fallait bien essayer un jour. Quoi ? Je ne connais même pas La bicyclette bleue que tout le monde a lu ? Non, même pas. Pourtant le livre rôde dans un fond de bibliothèque chez mes parents, acheté par ma mère pour mon grand-père paternel je crois.
Donc j'étais novice dans la lecture de Régine Deforges. Et pour le moment, je n'ai lu que quelques pages : une introduction, une nouvelle. Pas grand chose donc. Mais je n'accroche pas au livre. Je m'ennuie à le lire. Quoi, Régine Deforges ? Oui. Son recueil m'ennuie. Si je n'ai jamais lu La bicyclette bleue alors que le livre m'attendait, c'est peut-être parce que je ne trouvais pas d'intérêt au volume, aussi ?
Pourtant, les histoires de train... de rencontres dans des trains... J'avais aimé Le train de 5h50 de Gabrielle Ciam.
Un peu déçue donc pour le moment par Rencontres ferroviaires. Mais cela m'a donné envie d'écrire en miroir une nouvelle avec le train, le rêve, comme dans la nouvelle lue. J'ai commencé hier, fini aujourd'hui. Je viens de la mettre en ligne sur l'autre blog. En attendant de vous présenter le livre de R. Deforges ici. Cela viendra, il faut juste être un peu patient.
Courte bd en anglais
Vous allez trouver qu'entre ma sélection de petits jeux bêtes où Adam se fait courser par un gorille qui veut le sodomiser et la bd que j'ai trouvée hier, cela ne vole pas très haut sur mon blog en ce moment. Et vous aurez raison. J'ai bien lu hier un texte sur l'érotisme à travers la littérature, mais je ne sais pas si je vais vous en parler. Par contre je vous parle de cette courte bd pornographique. Pire, d'une bd pornographique en anglais.
Mes cours commencent bientôt (si tout va bien), je dois me remettre à l'anglais (hélas car cette langue m'a toujours été récalcitrante). Ce n'est peut-être pas tout à fait le vocabulaire adéquat pour mes cours, mais la bd se lit facilement (je sais ce que veut dire big cock... et comme ça ne va guère plus loin...).
La bd composée de dix planches se nomme The wrong house. Wrong parce que la jeune fille qui se présente à la porte s'est trompée de maison. Pour le bonheur des personnages masculins qui s'y trouvent. Et en définitive du sien, parce que tel est pris qui croyait prendre.
Bonne lecture.
Port simultané d'un plug et de boules de geisha
J'ai mené hier une autre expérimentation avec le plug qui offre bien des combinaisons... Après avoir utilisé la position assise qui me permet de l'insérer facilement avec l'utilisation (assise donc) du rock chic, je me suis demandé quel autre caractéristique du plug je pouvais utiliser en combinaison. Le fait de le porter bien sûr ! Des boules de geisha pouvaient être insérées en même temps que le plug pour être portées simultanément à celui-ci.
C'est donc ce que j'ai fait... Insertion des boules de geisha, lubrification du plug, insertion du plug. Et cette fois, j'ai retenu la leçon : pour éviter au plug de sortir de lui-même, mieux vaut lui faire barrage avec une petite culotte. Voire un pantalon mais je n'ai pas encore sorti les pantalons de l'armoire, il fait encore trop beau pour cela.
Seulement souci : dans la phase de préparation (insertions, me relever, remettre ma petite culotte), mes boules de geisha sont en partie sorties. Une boule restait à l'intérieur, l'autre était à l'extérieur. Et... je n'ai pas réussi à la réinsérer, j'avais l'impression que le plug prenait toute la place et que la boule de geisha ne pourrait plus entrer. A y réfléchir, ça me semble un peu étrange, j'aurais peut-être dû m'employer à résoudre le problème, mais j'ai finalement laissé comme c'était.
Parce que l'expérimentation continuait : je voulais bouger et voir les réactions produites. Je me suis donc employée à faire la vaisselle. Tant qu'à faire, autant que ce soit quelque chose d'utile. Donc vaisselle, boule de geisha unique dont je sens bien le mouvement de la bille interne, plug dont je ne trouve pas le port désagréable, mais vraiment pas du tout. Je m'y habitue peut-être ? Déjà pour l'insertion, j'avais trouvé ça plus simple qu'à mes débuts (mes débuts étaient tout de même un peu laborieux).
En définitive, expérimentation agréable si ce n'est cette boule à l'extérieur qui n'était pas très confortable. Il me reste à trouver d'autres idées d'utilisation du plug. En fait non, j'ai autre chose dans ma manche : un autre plug jamais essayé. Pas le même genre du tout, puisque celui que j'utilise est en silicone souple et l'autre est par contre en pyrex très dur et certainement très lourd.
Petits jeux pour la pause café
Ce n'est pas toujours de très bon goût (c'est même parfois tout le contraire...) mais l'heure du café approchant (le 6ème de la journée peut-être), voici quelques liens vers des jeux en ligne :
- puzzles basé sur des photographies érotiques (que des femmes apparemment, zut). Premier puzzle très simple, deuxième aussi (mais impossible de valider le résultat quand je l'ai fait hier ou avant-hier).
- différents jeux flash ici et ici, souvent idiots, mais pensons que c'est pour accompagner le café et non pour chercher la pierre philosophale.
exemple : Adam doit courser Eve pour hum... sauf que le gorille course Adam pour le hum... Comme je suis très mauvaise à ce jeu, le gorille hum...
Ces jeux proviennent du même site que le jeu Coquin hasard dont je vous ai parlé hier. S'y trouve aussi un jeu de l'oie coquin. Pas encore testé, mais cela viendra...
Sur le chemin de l'école
Chaque matin, chaque après-midi, c'est la même course contre la montre. Être à l'heure à l'école, arriver au moment de l'ouverture du portail, pousser les enfants à avancer alors qu'ils traînent les pieds, crier de ne pas traverser seuls quand subitement ils se mettent à courir, me laissant plusieurs pas en arrière, attendre qu'ils remettent leur chaussure quand un hypothétique caillou s'y glisse. Avec deux enfants en école maternelle, la tâche n'est pas de tout repos même si le chemin à effectuer n'est pas très long.
Ce n'est que lorsque chacun a pris place dans sa classe que je souffle, que la cadence peut ralentir, que je me plais à flâner. J'échange quelques bonjours avec un tel, un "ça va ?", une bise claquante. C'est le petit monde affairé des nourrices aux larges poussettes, des mères portant un bébé dans leur écharpe, des pères téléphonant à peine sortis de l'enceinte de l'école, de ceux et celles qui doivent vite se rendre à leur bureau, des vélos que l'on enfourche, des voitures que l'on récupère. Ce moment est mon moment de liberté, privilège de mère au foyer. Ou du père parfois.
Car il y en a un que je croise ainsi. Sa fille, une petite aux cheveux tressés, se trouve dans la classe d'un de mes enfants. Ils semblent nouveaux dans le quartier car je ne me souviens pas de les avoir remarqués l'année précédente. Parce que nos enfants sont dans la même classe, nous avons progressivement mis en place un "bonjour" réciproque le matin. Le mien avec un sourire, le sien avec un regard que je qualifierais de narquois, un regard où semblait pointer une gentille moquerie, une pointe, un trait d'humour non formulé. La première fois, je me suis demandée ce que j'avais fait : était-ce ma tenue ? ma figure ? mes cheveux pas très bien coiffés ? Et puis j'en ai pris mon parti, il a ce regard quand il m'adresse la parole. Et à moi seulement. Car j'ai mené en quelque sorte mon enquête pour savoir si ce regard est constant, adressé à toutes et à tous. Ce n'est pas le cas. Le regard narquois n'est jamais que pour moi.
Seulement, je l'avoue, ce regard ne me laisse pas insensible. Si bien que je suis déçue quand je ne croise pas cet homme. Si bien que je ralentis parfois légèrement pour me mettre à la portée de son bonjour. Ce regard étrange me transperce. Il n'y a pas d'autres mots. J'ai cherché, essayé d'analyser. Il me transperce. Je me sens subitement vulnérable, touchée, et cela fait un méli-mélo tel dans mes pensées que je ne sais pas ou plus le pourquoi, le comment ni surtout ce qu'il provoque exactement en moi.
Je n'ai pas tardé à le savoir. Un jour, sur le chemin du retour, nous avons fait quelques pas ensemble. Et même davantage qu'il n'aurait dû, m'accompagnant au-delà du croisement où il bifurque habituellement. La conversation a débuté platement sur la réunion d'information organisée par l'école et puis subitement j'ai croisé son oeil narquois. "Vous me plaisez", m'a-t-il dit. Vu le méli-mélo dans lequel j'étais, je n'ai rien trouvé de mieux à répondre que "vous aussi". Je me suis mordue les lèvres, sachant qu'une réponse correcte aurait été très différente de celle donnée. Mais quand on a un méli-mélo dans sa tête, que dire d'autre ? Les réponses correctes existent-elles ? J'aurais dû fuir, peut-être ? Seulement ça fait des noeuds dans mon ventre, je palpite, je pense à ses mains sur mon corps et cela n'a pas arrangé pas la situation. Au lieu de le sentir presser ma poitrine comme je me suis plu à l'imaginer, il a souligné d'un doigt l'ovale de mon visage. J'ai frémi. Il a souri en enroulant mes cheveux autour de son doigt : "je le sais depuis longtemps". Et puis, baissant la tête, shootant dans un caillou, il m'a dit : "restons-en à ce constat, cela vaudra probablement mieux pour tous".
Les réponses correctes existent bel et bien, même quand un regard trahit les dires. Nous nous sommes séparés sur cet effleurement, en revenant de l'école... Le méli-mélo existe toujours en moi, j'ai simplement appris à l'apaiser et à le laisser murmurer.
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