Le tramway
Il était proche de moi, mais lointain aussi. Tant de corps nous séparaient. Le tramway était bondé, je levais le menton pour dégager mon visage et mieux respirer. Sensation d'étouffement, perles de sueur. Qu'il faisait chaud !
Un homme ruminait son chewing-gum face à moi. Je distinguais une femme enceinte et quelques personnes âgées pour lesquelles un peu de savoir-vivre avait libéré quelques places assises. Nous autres, accrochés à des barres ou à des poignées, debouts, pressés les uns contre les autres, nous nous mouvions au rythme saccadé de la conduite.
Centre-ville, piétons qui traversent de manière inconsidérée, véhicules qui doublent en empiétant sur les lignes de tram, frein, accélération subite, mes pieds quittaient terre. J'en vins à regretter de ne pas porter de solides baskets qui s'ancreraient au sol plutôt que des sandalettes peu adaptées à un rodéo de tout instant.
Je fis l'effort de regarder derrière moi, je le vis moins loin que je ne le pensais. Mieux, je le vis tenter de se rapprocher. Bientôt il m'aura rejointe. Dans cette attente, je somnole, bringuebalée, abandonnée au rythme anarchique que me communiquaient mes jambes.
C'est alors que je
sentis son souffle. Sa manœuvre de rapprochement avait donc réussi. Il
se pressait contre mon bassin.
- Enfin là, lui dis-je.
Il ne
répondit pas mais s'appuya un peu plus, posa une main nonchalante sur
mon ventre, m'enserra ainsi. Je n'ouvris pas les yeux. C'était si bon
d'avoir une telle colonne pour m'appuyer, d'autant que je le sentais
réceptif à cette proximité. D'une contrainte, créer un moment de
plaisir, c'était grisant.
Imprévue, sa main
glissa plus bas encore tandis que je sentais sa verge durcir contre mes
fesses. Ma jupe était courte, la main toucha une cuisse, s'y attarda en
une lente caresse. Millimètre par millimètre, il me gagnait. J'en
demandai plus.
- Continue, murmuré-je.
En écho, sa verge frappa la
raie de mes fesses, descendit à la recherche d'un point d'ancrage. Tout
bougeait, nous bougions ensemble.
Sa main mit un profit un freinage abrupte pour atteindre mon slip. L'index et le pouce passèrent sous l'échancrure, se saisirent de quelques poils, les entortillèrent, tirant légèrement dessus. A quoi jouait-il ?
Le manège s'arrêta subitement lorsque ce même index changea de technique et se mit à progresser. Mes lèvres le salivèrent alors qu'il s'enfonçait dans mon con. Son pouce décapsulait mon clitoris, le branlait de haut en bas, de gauche à droite avant de tourner autour, de le frôler, de l'électriser.
J'étais tournée contre une barre médiane. Notre manège était-il repérable par autrui ? Une vague de chaleur secoua mon ventre, je plantai mes dents dans ma main droite tandis qu'un spasme me secoua.
La main s'était arrêtée, le contact de son corps était moins pressant, il s'éloigna. Je respirais fort. Il faisait si chaud. J'ouvris les yeux. Prochain arrêt annoncé, je vais descendre.
Il atteignit la
terre ferme juste après moi.
- Quel enfer, dit-il. J'ai tenté
d'avancer pour être près de toi mais n'ai pas réussi à bouger de ma
place. On ne m'y reprendra plus à prendre le tram à cette heure-ci en
pleine canicule !
Subitement, le rouge monta sur mes joues.
- Je
vois que tu as eu chaud, toi aussi.
En effet, et davantage qu'il ne
le croit.
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La Chrysalide de Bilitis
Un roman lesbien. C'est ainsi que le livre est défini en préface (p. 4) : « C'est un roman lesbien, et c'est suffisamment rare pour être signalé. […] Si quelques livres ont pu ainsi, sous le manteau, narrer à leurs lecteurs coquins ou libidineux la passions de femmes entre elles, les plaisirs saphiques, ces mêmes livres étaient écrits par des hommes, fascinés par notre liberté prenant corps. Là encore, la femme n'avait pas la parole. On parlait d'elle, on parlait pour elle, mais elle, elle devait se taire. Ainsi les romans lesbiens se comptent sur les doigts d'une main. Et vous en tenez un entre les mains... » Qui plus est, un roman écrit par une femme. Un roman autobiographique même, avec le vécu douloureux, déchirant mais aussi le vécu extraordinaire comme l'est cet amour d'une femme, Dominique, pour sa chère Cécile, pour sa tendre Caroline. La Chrysalide est un récit de vie, d'une adolescente mal dans sa peau et surtout mal dans sa poitrine volumineuse à l'excès, qui découvre l'Amour, celui auquel on peut mettre un a majuscule, se découvre en même temps, découvre le pouvoir de son corps et en joue, mûrit de cette transformation.
Le roman s'articule autour de deux personnages phare, Cécile et Caroline, deux visages de l'amour, Cécile la naissance et Caroline la renaissance, et de quelques autres, des hommes parfois, car la narratrice a la faculté d'aimer aussi leurs sexes dressés.
La Chrysalide figure dans son intégralité sur le site de son auteur, cadeau de lecture au milieu d'autres cadeaux de même nature, des nouvelles souvent, lesbiennes la plupart du temps.
La Chrisalyde, Bilitis, à lire sur http://www.erotis.biz/
Texte écrit pour le site Internet de Sensuelle
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Roman sensible et sensuel, de lecture agréable. Je ne reproduis pas ici d'extrait puisque vous pouvez lire le roman lui-même en ligne.
Captive de Valérie Boisgel
Très court roman de Valérie Boisgel, Captive m'a captivée hier soir... hormis les dernières pages, celles de la rupture. Mais revenons au roman et non à sa fin : une femme raconte actions, impressions, sentiments, ce qu'elle vit avec lui, un homme qui ne sera que « vous » tout au long du livre. Ivresse des sens, sodomie, expériences de domination et de soumission, mysticisme, triolisme. Le tout par séquences, avec une écriture faite de successions, d'ajouts et d'accumulations, de mots jetés, une écriture comme une respiration haletante, faite de saccades, de soubresauts.
Captive, Valérie Boisgel, J'ai lu, 3,70 €
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Quatrième de couverture :
"Vous avez su me séduire. Vos premiers mots. La tension qu'ils exprimaient ouvrait en moi une route nouvelle. Une possible histoire. Alors, j'ai compris de quelle dimension souveraine je vous désirais, vous, dans l'amplitude où vous me portez. Je vous amènerai à plus de folie, plus d'audace, fût-elle irrespirable. Agenouillée, je le serai, et au-delà, là où vous voulez aussi m'entraîner. C'est cette démesure et ce vertige dans lesquels je suis que je vous ferai partager." Une femme rencontre un homme et décide de se donner entièrement à lui, sans retenue. Ce qui pourrait apparaître comme banal devient, sous la plume enflammée de Valérie Boisgel, une exploration de la démesure et du vertige de l'amour physique et cérébral. Par amour, tout est possible, et les pires turpitudes deviennent hymne au désir.
Biographie de l'auteur
Actrice française, Valérie Boisgel a tourné de nombreux films érotiques.
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Extrait :
Je suis sur le quai. Vous pas loin. La foule passive et triste m'avale. Le train arrive. J'entre dans le wagon, poussée par les autres. Les corps se bousculent, se frottent, s'écrasent. La chaleur des hommes et des femmes exhale une odeur forte et âcre, mélange de sueur et de parfum bon marché. Les visages inconnus sont aussi près que ceux des amants.
Je suis vêtue d'une robe en soie noire, serrée à la taille. Mon corps coincé entre les magmas de chair humaine. Le train quitte le quai. J'étouffe. Dans le tunnel je sens une main glisser sous ma robe. Atteindre mes fesses. Ecarter la culotte. Toucher mon sexe qui s'ouvre comme une fleur. Je tremble. La main fouille mon sexe. Mon visage reste impassible. Je coule entre les doigts. Sur mes cuisses.
A l'arrêt, le train se vide. Je reste accrochée à la main. Il s'engloutit dans le tunnel noir. La main s'engloutit dans mon ventre. A la prochaine station je descends. Vous me suivez. Nos regards s'échangent. Complices de ce jeu improvisé. Vous m'entourez de vos bras et m'entraînez vers la lumière du jour.
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Je reviens à l'impression que m'a laissé ce livre.
Un style qui me semble familier, dans lequel je me reconnais. J'écris ainsi, par succession de phrases courtes, de mots parfois. L'expérience du personnage principal me semble également, curieusement, proche de ce que je suis capable de ressentir, cette explosion folle du désir, cette démesure, ou du moins que je suis capable de comprendre, d'imaginer comme possible. Bref, un livre qui ne m'a pas laissée indifférente. Un livre que j'aurais pu écrire ? Je me suis posée la question hier. Peut-être, peut-être pas. Pour cela, il faudrait que je me confronte à l'écrit. Et là, le risque de la page blanche...
J'ai reçu ce livre récemment. Cadeau du site Photosensualité, et plus précisément un envoi d'Eve, suite à ma participation au concours de nouvelles de Noël. Un cadeau inattendu, comme je les aime. Il est rare qu'on m'offre des livres, on ne sait jamais quoi me prendre, qu'est-ce que tu n'as pas lu ?, à quoi ça sert, tu en as déjà tant ? Un livre en cadeau, c'est merveilleux. Ce livre-ci, même s'il n'est pas extraordinaire non plus (ce n'est pas parce que le style m'est familier que je dois m'extasier, il y a aussi des défauts, des longueurs, des passages qui m'ont agacée du fait des accumulations trop importantes, une écriture parfois défaillante et puis le lien désir/mysticisme ne me plaît pas), est un présent que j'ai apprécié. Je pense même relire quelques passages. Un bon livre, finalement, si je suis capable de le relire sans m'ennuyer.
Pour avoir le plus beau des mariages d'Harmonie Spahn
304 pages de conseils, de témoignages, de tests divers : Harmonie, wedding planner, vous donne les clefs d'un mariage réussi, étape par étape, avec des bonnes adresses, des astuces pour réduire le budget et ne pas commettre d'impairs ainsi que des listes à compléter avec ses propres idées et trouvailles. Préparation, déroulement du jour J, vous trouverez tout dans cet étonnant petit livre, y compris des situations croquées avec humour par Pénélope Bagieu.
Pour avoir le plus beau des mariages, Harmonie Spahn, ill. Pénélope Bagieu, éd. First, 6,90 €
Texte écrit pour le site Internet de Sensuelle
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Quatrième de couverture :
Envie que le jour J soit "le plus beau jour de votre vie"? Allez hop, on applique le patch pour avoir le plus beau des mariages. Un concentré de conseils brevetés pour savoir tout ce qu'il faut faire avant, pendant et après le mariage, et pour trouver : un lieu à votre image, un traiteur à votre goût, une tenue qui vous mette en valeur, un décor enchanteur... ... et faire d'un moment unique une fête magique! Un minicoach qui fourmille de tests, de témoignages, d'infos pratiques pour être au top le jour J et ne penser qu'à lui quand vous lui direz OUI! Testé et approuvé par Harmonie, qui vous livre ses petits secrets de wedding planner!
Biographie de l'auteur :
Harmonie Spahn est wedding planner et dirige l'agence En Harmonie.
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Mon mariage est loin puisque cela fera 7 ans pour nous le 20 juillet prochain. A cette époque, nous nous en sommes sortis avec des documents trouvés de çi de là sur Internet et notre imagination. Peut-être qu'un tel livre aurait été appréciable. Cependant, même si Harmonie Spahn donne des conseils pour réduire les dépenses, le mariage présenté dans ce livre me semble fastueux et onéreux. Beaucoup trop selon mes propres goûts, mais je suppose que cela peut convenir à beaucoup. Ne serait-ce qu'à mon frère et à ma future belle-soeur à qui je vais adresser ce livre. Je n'ai d'ailleurs présenté ce volume que pour l'obtenir et le leur donner. Si.
Soirée ciné et photos
Je délaisse un peu mon blog puisque mes parents sont chez moi. Je délaisse les courriels aussi. Je ne fais plus ce qui m'est habituel de faire, hormis un peu de lecture puisque je viens de finir le roman La chrysalide de Bilitis, hormis une rapide réponse à un photographe qui m'a envoyé de nombreux courriels avec différentes participations pour le site de la masturbation, participations dont je vais m'occuper lundi. Tout est en suspens pour le moment.
Hier soir, monsieur et moi avons profité de la présence de mes parents pour nous rendre au cinéma. J'avais laissé le choix à monsieur entre un film d'action et une comédie romantique. Il a choisi... la comédie romantique. Surprenant ! Le film en question : Last chance for love. C'est conventionnel mais agréable à regarder. Je m'étais habillée et même déshabillée pour l'occasion puisque j'ai ôté mon string dans l'ascenseur, au moment du départ. Je ne l'ai remis qu'en sortant du cinéma, dans les toilettes. Mais j'ai ôté mon pull sous mon manteau puisqu'une séance de photographies à l'extérieur était prévue.
Nous voulions prende des photos dans un abri de bus. Hélas, même dans la zone industrielle à minuit il y a beaucoup de circulation. Nous avons donc pris une petite route détournée et j'ai posé en guêpière-string-bas (avec parfois le manteau sur mes épaules parce qu'il faisait froid) assise sur des pierres, près d'un panneau puis plus loin devant un pont puis encore plus loin sur un petit pont sous lequel coule une rivière. Il n'était pas simple de trouver des endroits pour prende des photos. Il nous faudrait faire des repérages préalables. Pour prendre la photographie sur le pont, nous nous sommes garés sur un parking proche, mais nous avons dû attendre que la police ait fini sa ronde et qu'un groupe de skatters se soit dispercé.
Nous nous occuperons de ces photographies à partir de lundi...
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Godemiché Curve de Fun factory
Du point de vue de l'efficacité et de la facilité d'utilisation, le Curve est le meilleur godemiché que j'ai eu l'occasion de tester. Un des rares qui m'a permis d'atteindre un orgasme. Un orgasme vaginal étant extrêmement rare en ce qui me concerne. Rien que pour ça, il fallait absolument que je vous parle de ce sextoy...
Le curve est un godemiché incurvé de la marque Fun factory. Il existe en rose ou en violet. Je l'ai en rose flashy, ce n'est pas ce que je préfère mais je ne devais pas avoir le choix au moment de mon achat. On le voit mieux dans la pénombre, vais-je dire pour trouver une qualité à la couleur...
Le rose varie entre le rose mat et le rose brillant sur les reliefs. Vous trouvez ces mêmes caractéristiques de l'alternance mat/brillant pour l'autre coloris.
Sextoy incurvé... le nom « Curve » est bien choisi. Ce godemiché a la même forme que le Delight mais est de plus grande dimension.
(Légende : à gauche le delight, à droite le curve)
Le Curve est un godemiché réalisé entièrement en silicone, souple tout en restant ferme. Livré dans le packaging habituel soigné de Fun factory avec carton aimanté, ouverture sur le devant ou à la façon d'un tiroir, et sa dose de Toy fluid. Autres caractéristiques : 20 cm de longueur, environ 3,5 cm de diamètre.
Sa forme permet une bonne prise en main, avec index placé dans l'anse, pouce bien à plat, autres doigts soutenant le godemiché pour un maintien et un va-et-vient plus fermes.
Le Curve, bien que de forme originale, suit quelques particularités du sexe masculin, tout en les amplifiant et les stylisant : veine proéminente, qui serpente et chemine sur toute la longueur, prépuce avec un renflement important qui joue dans les mouvements d'aller-retour un rôle prépondérant. C'est cette excroissance qui vient frotter la paroi vaginale, la stimuler, la faire gonfler, qui provoque l'orgasme.
Note personnelle sur l'objet : L'excroissance dont je parle et la bonne tenue sont les principales qualités de ce sextoy, auxquelles on peut bien entendu ajouter la qualité de la matière. Mon godemiché préféré parce que le plus efficace.
Le Curve vient d'intégrer la boutique Neoplaisir. Vous pouvez le retrouver au prix de 36 euros (et en violet au lieu du rose flashy que j'ai.)
Lait corporel à la lavande "Chemins de provence"
J'en avais donné un à ma belle-mère : lait corporel à la fleur d'oranger. Un coup de fil de sa part récemment m'a amenée à lui en procurer un autre flacon. J'ai cherché le même en magasin mais je n'en ai pas trouvé, m'a-t-elle dit.
Mon dernier colis venant de Neoplaisir comprenait donc un lait corporel à la fleur d'oranger et un au miel pour ma belle-mère et un autre lait corporel Chemins de Provence à la lavande que j'ai décidé de garder pour moi afin de l'essayer. Si ma belle-mère recherchait exactement le même produit, c'est qu'elle en était satisfaite. Je voulais donc voir cela de plus près.
Le flacon de 200 ml est en plastique, avec bouchon blanc qui s'ouvre totalement ou en soulevant son opercule. L'étiquette précise que le lait corporel est enrichi à l'huile d'olive et beurre de karité biologique.
Sur cette même étiquette, sur le côté, figurent les ingrédients que je ne recopierai pas car la liste est longue.
Le produit est d'un blanc crémeux, il est fluide et odorant. L'odeur demeure sur la peau après l'absorption du produit. Odeur de lavande reconnaissable.
Verdict après utilisation : lait corporel agréable, nourrissant et adoucissant. Plusieurs senteurs existent : fleur d'oranger, miel, coquelicot, argan, monoï argan et karité, vanille. Pour varier les plaisirs !
Lait de corps lavande « Chemins de provence » dmp, 6,90 € dans la boutique Neoplaisir.
Jarretière fleur noire de Sylvie Monthulé
- Une jarretière, pour quoi faire ? Non merci, inutile...
C'est à peu près en ces mots que j'avais accueilli la proposition de la boutique de robes de mariées qui m'offrait une jarretière. La jarretière, je voyais bien ce que c'était : un bout de tissu blanc dont on entoure sa cuisse qui devait servir à un jeu du je-te-monte-je-te-descends au gré des pièces de monnaie récoltées. J'avais assisté une fois à un mariage où la mariée s'était retrouvée jambe en l'air avec son ridicule bout de tissu qui glissait sur sa cuisse. Très peu pour moi... Mon mariage fut donc exempt de jarretière.
Sauf que la jarretière, hors mariage, ce peut être intéressant. Accessoire érotique autant que bijou, surtout lorsqu'il s'agit d'une création de Sylvie Monthulé.
Fleur noire, chaîne dorée, ruban en velours élastique noir qui permet de s'adapter au diamètre de la cuisse : la jarretière proposée par Neoplaisir dans sa rubrique « bijoux érotiques » est à la fois sobre, élégante et sensuelle.
La jarretière est livrée dans une boîte bleu clair brillant, étroite et longue. Packaging étudié pour que le bijou soit offert.
En portant la jarretière avec une nuisette ou un déshabillé, j'étais sûre de mon effet lorsqu'un pan du vêtement s'ouvrirait pour la faire découvrir... La fleur et sa chaînette dorée est une invitation au regard, le velours est une invitation à la caresse.
Jarretière fleur noire de Sylvie Monthulé, 22 € dans la boutique Neoplaisir.
Un désir si fragile, Dr Ghislaine Paris
Le Dr Ghislaine Paris est sexologue : très souvent, des femmes viennent la consulter sur leur manque ou perte de désir pour leur compagnon.
Le thème est récurrent, mais les situations divergent. A chacune d'appréhender, avec son vécu, les causes de ce manque de désir, à chacune de faire un travail sur elle-même pour comprendre sa vision de la sexualité et s'approprier le désir. Car le désir naît tout d'abord de soi-même : auto-érotisme, rêveries fantasmatiques qui ne doivent pas être stoppées à la sortie de l'adolescence mais prendre une orientation plus sexuelle à l'âge adulte, envie de séduire et d'être séduite, création d'une tension due à un manque, pensées positives face à la sexualité, considérations sur la gent masculine différente de ce que l'éducation aura laissé comme traces ( le « méfie-toi des hommes, ils ne pensent qu'à ça »...).
L'arrivée d'un enfant ou la ménopause sont des phases cruciales pour la femme qui, bouleversée dans ses repères, est tentée de fusionner avec son bébé au détriment de sa relation de couple ou, dans le cas de la ménopause, de faire l'amalgame entre fin des règles, fin de la période où la fécondation est possible et fin de la sexualité, fin de la féminité...
Le mérite de ce livre est de ne pas nous présenter des théories abstraites. Des cas précis sont mentionnés, on découvre le récit de femmes qui à un moment de leur vie se remettent en cause, cherchent à comprendre leur sexualité et à la prendre en main. C'est autour de ces études de cas, avec un ancrage au réel, que le Dr Ghislaine Paris construit ses propos. Un livre essentiel sur le thème du désir féminin, à destination des femmes elles-mêmes, mais aussi des hommes, coincés entre leur volonté d'avoir une femme désirante et le malaise qu'ils peuvent ressentir face à l'image que renvoient ces femmes lorsqu'elles expriment leur désir.
Un désir si fragile est un ouvrage essentiel pour comprendre ce qu'est le désir au féminin
Un désir si fragile – les secrets du désir au féminin, Dr Ghislaine Paris, éd. Leduc.s, 6,90 €
Texte écrit pour le site Internet de Sensuelle
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Quatrième de couverture :
« Pas le temps… Les enfants, la maison… Toujours mieux à faire ! » Une fois la passion éteinte, de nombreuses femmes n’ont plus envie de faire l’amour. Cette paresse du désir les inquiète, car elles savent que le bonheur (et l’avenir) de leur couple dépend aussi de son épanouissement sexuel.
Pourtant, pour être heureuse, une femme a besoin de désirer.
Quand les femmes expriment leurs difficultés et racontent leurs parcours familial, sexuel, gynécologique, on comprend mieux les blocages du désir. Et le rôle que jouent les parents, la douleur, la pilule, les hormones, le Prince Charmant, les pressions sociales.
Dans cet ouvrage, le Dr Paris montre la complexité et les fragilités du désir féminin. En refermant ce livre, on sait comment guérir son désir, le gérer, l’épanouir ou le stimuler. Sans tout attendre de l’autre…
Le docteur Ghislaine Paris est médecin sexologue à Antony, en banlieue parisienne. Dans ce livre, elle parle en tant que femme, au nom des femmes.
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Extrait, p. 224 :
"Les femmes doivent comprendre que le désir spontané, sans effort, n'est souvent possible que dans la passion. En dehors de cet état d'exception, il leur faudra s'engager personnellement pour l'obtenir. Elles devront mobiliser leur énergie libidinale personnelle, leurs propres ressources et ne plus attendre passivement un désir magiquement présent comme au premier jour. La seule présence de l'autre ne suffit plus."
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Le livre est très très intéressant, je vous le conseille vivement. J'ai corné beaucoup de pages, j'aurais pu vous en laisser de nombreux extraits mais j'ai préféré au contraire ne vous laisser qu'un petit aperçu de l'ouvrage parce qu'il vaut mieux le lire dans l'intégralité. Livre sur lequel je vais revenir, à partir duquel je pense discuter avec monsieur. Comme le manque de désir n'est pas une fatalité, il faut réagir...
La pèche fut mauvaise
Nous avions décidé hier soir de retourner dans ce qui nous avait semblé une cage aux fauves mercredi : la chat room et toutes ses webcams. Avec cependant l'idée de jouer de mini-scenarii en choisissant nous-mêmes quelques personnes devant qui nous produire. Deux scenarii courts projetés : une fessée donnée par monsieur, un lent déshabillage réalisé par monsieur, sur moi, avec les yeux bandés. Deux rôles où j'aurais été totalement passive. Nous avons en effet discuté ces derniers temps du manque d'équilibre entre nous, du fait que j'étais toujours aux commandes. J'ai donc accepté de lâcher un peu de lest avec cette soirée d'hier. Nous avions aussi projeté de trouver un couple...
Arrivés dans la chat room, nous n'avons pas été assailli de questions. L'ambiance était différente. On nous a laissé en paix, sauf une personne : le gars de la visio privée de mercredi. Il voulait à tout prix recommencer, nous avons répondu non une première fois, encore non une deuxième fois en lui expliquant que nous souhaitons changer de personnes à chaque fois, mais rien n'y a fait, il est revenu à la charge je ne sais combien de fois. Comportement pénible. Peu de couples à notre arrivée.
Nous avons commencé à discuter un peu avec un homme : la personne adéquate pour notre scénario de la fessée ? J'ai écrit quelque chose du genre : cela vous dit, une visio privée, pour voir une petite fessée ? L'idée l'a fait rire, il a dit ok. A partir de là, je n'ai plus rien fait, juste laissée faire. Mes fesses sur les cuisses de monsieur, shorty baissé, tournée vers le dossier du clic-clac, je ne voyais rien. Monsieur a donc caressé, frappé, frappé doucement, frappé plus fort, les fesses me cuisaient un peu... Je ne dis pas qu'elles étaient aussi rouges que mon shorty, mais elles ont certainement rougi. Monsieur me disait ce que l'homme d'en face écrivait. Il me disait aussi quand l'expression de son visage changeait. Monsieur s'amusait. Il m'a dit que cela l'amusait beaucoup d'exciter l'autre, de détenir ce pouvoir. Il a ôté mon shory, m'a doigté, non sans avoir prévenu l'autre de ce qu'il allait faire. Un doigt qui rentrait bien. Un deuxième dans le vagin, un qui entrait progressivement dans l'anus. Webcam rapprochée. Monsieur a donc décidé de tout ce qui se passerait, mais m'a toujours posé auparavant la question : est-ce que ça te va si je fais ça ? Finalement, je pense qu'il aurait dû le faire sans me demander avis. Si cela ne me plaisait pas, j'aurais toujours pu dire non. Mais le fait de dire : je vais te faire ça, sous forme affirmative, déterminée, est tout de même plus excitante qu'une question. Monsieur a décidé de montrer ma poitrine également, il me l'a caressée devant l'autre. Seul moment où j'ai pu voir son visage puisque j'étais enfin tournée vers l'écran.
Le souci, pour moi, c'est que je n'ai pas eu l'impression de fonctionner autrement qu'en huis clos. Il aurait fallu que je voie l'effet produit sur les traits de l'autre pour que je puisse considérer l'expérience comme réellement intéressante. De plus, cela amusait monsieur mais ne semblait pas particulièrement l'exciter.
Nous sommes ensuite allés à la recherche d'un couple. Il y en avait beaucoup. Nous les avons passé en revue un à un. En vain. Il y avait les faux couples, les personnes qui avaient mis un cache à leur webcam ou qui ne montraient qu'un morceau de meuble ou leur clavier, les très vieux... Parmis ceux qui restaient, les "nous sommes déjà à poil" (ce qui ne nous intéresse pas particulièrement, pourquoi si vite ?) et les autres. Nous nous sommes adressés à plusieurs couples, ainsi. Bonsoir auquel personne ne répond, bonsoir auquel on nous répond mais sans suite... Quand on ne coupait pas la webcam juste après notre question, comme si finalement on les dérangeait, que ces personnes n'étaient connectées que pour dire qu'elles étaient là et n'avaient strictement rien à faire de ce qui se passait sur leur écran. Etrange et désagréable.
Il aurait suffi de réaliser notre deuxième mini-scénario devant quelqu'un, pris un peu au hasard. Il aurait suffi d'accepter un homme puisque les couples étaient si frileux (ou pas assez pour les nous-sommes-tout-nus), mais monsieur ne semblait pas décidé. Nous avons donc tourné en rond, et cela a fini par m'agacer. Bien sûr, nous avons ri à plusieurs moments, parce qu'un tel ressemblait à notre voisin d'en face et que monsieur s'est écrié : "c'est monsieur C.", etc. Mais le temps a passé, inutile, sans rien faire, et cela m'a ennuyée et m'ennuie encore à l'heure où je le raconte. Je crois que monsieur hésite trop, ne sait pas ce qu'il veut. J'ai proposé que je lui fasse une fellation, devant un homme ou devant l'ensemble de la chat room, s'il le voulait. Cela ne l'intéressait pas. Rien ne semblait l'intéresser. Je n'aime pas cette situation où l'on ne fait rien, faute de décision.
Maintenant, j'ai plusieurs jours de règles devant moi, donc ne pourrai rien faire devant webcam. Je suis donc déçue de ma soirée d'hier qui aurait dû me permettre de tenir pendant ces quelques jours sans. Je n'ai pas eu ma dose d'adrénaline.
Je me sens aussi un brin triste. Pas la bonne période du cycle pour moi, évidemment. Il n'y a pas que ça : hier mon second fils était malade, monsieur est allé déjeuner avec l'aîné et la benjamine à ikea, je suis restée ici à manger un sandwich et à faire des lessives. Evidemment, ensuite, je suis sortie faire des courses au supermarché avec la puce, mais impossible de retrouver des bas résille de la marque tex alors que je les trouvais si bien. J'aurais dû en acheter plus qu'une paire la fois dernière... Il y a aussi le fait que je ne comprends pas toujours monsieur dans ses doutes, ses craintes. Cela me laisse amère de voir que si je corresponds de manière suivie avec quelqu'un, et je précise, de la gent masculine puisque c'est là qu'est le hic pour lui, cela ne lui va pas, qu'il ne veut pas me l'interdire, mais je vois à sa tête que cela ne lui plaît pas. Actuellement, cela fait deux personnes. Quoique, pour la deuxième, cela passe un peu mieux parce que c'est sur notre boîte commune et que monsieur lit tout ce que cette personne écrit et tout ce que j'écris. D'ailleurs, certains messages s'adressent aussi à monsieur. Monsieur va encore me dire que je suis libre de faire ce que je veux, certes, mais pour moi, je vois cette attitude défiante comme une restriction de ma liberté, ce qu'il ne semble pas comprendre. D'ailleurs, je sens que monsieur va m'en vouloir d'avoir écrit ça sur mon blog. Il ne veut pas que je dise ce genre de choses.
Bref, je suis amère ce matin. Toujours les mêmes problèmes qui surgissent. Si je pouvais comprendre vraiment ce que monsieur veut, s'il était moins flou, ce serait plus simple pour moi.
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