Chocolat cannelle

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Toi Mars, moi Vénus ou le contraire, Sophie Cadalen

toi_mars_moi_venusL'expérience amoureuse nous apprend que l'autre est différent de nous, que nous ne nous comprenons pas toujours. Le best-seller de J. Gray, Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus à la faculté de nous réconforter. Après tout, l'autre, l'homme ou l'autre, la femme, selon les cas, est cet être qui vient de cette planète-là qui nous est étrangère. Il ou elle a les traits, les caractéristiques propre à son genre : l'homme se retire dans son mutisme et sollicite l'admiration, la femme bavarde et a besoin de se sentir aimée. Comme il est rassurant de se sentir compris par ce livre. Mais bien sûr, nous sommes ainsi, l'autre ne peut pas nous comprendre ! Et vivre ensemble, c'est devoir accepter les différences de l'autre, venu d'une autre planète.

Seulement, l'être humain se plie-t-il tellement à une norme de genre ? Chaque être humain n'a-t-il pas son fonctionnement propre ? Ne sommes-nous pas régis par des désirs, des pulsions souvent contraires à la raison ?

Toi Mars, moi Vénus ou le contraire anéantit le rêve (ou le cauchemar !) d'une vie toute tracée, sans désir, sans originalité, qui correspondrait le mieux aux codes définis par le sexe auquel nous appartenons. Ce livre expose ce qu'est la relation amoureuse avec ses peurs, ses ignorances et l'irrationnelle attirance pour l'autre. C'est parce que chacun est différent, que chacun vient de sa propre planète que les êtres humains sont heureusement créatifs et amoureux des choses et des êtres.

Toi Mars, moi Vénus ou le contraire – La réponse d'une psychanalyste au livre qui a fait assez de dégâts comme ça, Sophie Cadalen, Leduc.s éditions, 5,90 euros.

Texte écrit pour le site Internet de Sensuelle

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Présentation de l'éditeur :

Les hommes viendraient de Mars et les femmes de Vénus… Une formule signée John Gray, qui a conquis des millions de lecteurs à travers le monde tant elle correspond à un stéréotype presque aussi vieux que l’humanité. Les hommes sont comme ci, les femmes comme ça ! On n’y peut rien, il faut se résigner… Et pourtant, être homme, être femme est plus complexe, plus intéressant que ce que dit Mars et Vénus. Car c’est l’inconscient qui nous mène, qui noue le corps et l’esprit. De lui surgissent le désir, la sexualité… et donc l’amour. Autant d’élans qui nous font tous déborder de planètes trop petites pour contenir nos définitions sexuelles. Heureusement… !

        Cet essai décolle les étiquettes, trop simplistes, proposées par John Gray pour définir les hommes et les femmes et replace au cœur du couple l’amour et l’inconscient qui le gouverne.

Sophie CADALEN est psychanalyste à Paris. Elle est notamment l’auteur de L’autre et moi (éditions Michel Lafon) et du Divan (éditions Blanche). Toi Mars, moi Vénus ou le contraire est une version revue et augmentée de Ni Mars, ni Vénus (Leduc. s Éditions).

PARUTION : 24 février 2008 – Prix : 5,90 € – Thématiques : Développement personnel, Couple

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Extraits :

p. 73 Alors félicitons-nous d'avoir un inconscient, même si l'aventure humaine est loin d'être facile et toujours heureuse ! Cet inconscient nous assure de la possibilité d'échapper à l'enfermement décrit par Mars et Vénus, où être homme, être femme, former un couple, c'est rejoindre un camp où chacun est étiqueté selon son sexe et obéit aux règles de cette étiquette. Nulle fantaisie n'est permise, nulle créativité.

p. 89 Nous sommes sexués de nous sentir en marge, souvent, de ce que nous devrions être, de ce qui est censé nous contenter. Nous sommes sexués de douter de notre normalité d'homme, ou de femme, à laquelle nous n'avons pas le sentiment de correspondre tout à fait, et que les autres semblent incarner naturellement.

p. 163 Si le couple s'ennuie sexuellement, ce n'est pas de se connaître "par coeur", d'une connaissance qui a tari le flot de nos envies. S'il s'ennuie, c'est qu'il n'ose plus s'abandonner. Ce n'est pas l'habitude qui tue la passion sexuelle d'un couple, mais sa pudeur qui prend le pas sur la fantaisie du désir. Un désir qui, lui, n'arrête pas de changer.

p. 172 On peut s'avouer comme il semble reposant de vêtir le costume prêt à porter de nos identités, plutôt que d'avoir à se demander ce que nous voulons et ce qui nous plaît. Plutôt que d'avoir à prendre en compte ce que veut l'autre et qui ne va pas dans le même sens que soi.

Posté par Steph à 16:05 - LITTERATURE EROTIQUE & MAGAZINES - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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