Chocolat cannelle

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La revanche du clitoris de M. Mazaurette et D. Mascret

revanche_clitorisJ'avais des a priori sur ce livre. Je pensais que ce serait un livre fastidieux. Un livre sur le clitoris, pensez donc ! J'imaginais un pavé illisible. Or, le livre est tout sauf un pavé, 133 pages, cela se lit vite. Et le livre est tout sauf fastidieux.

Un autre point qui me retenait de le lire : les auteurs. Et surtout ce terme de sex-perte pour désigner Maïa Mazaurette. Certes, je lis sexactu, je « connaissais » donc un des auteurs mais écrire un blog, ce n'est pas avoir un diplôme en sexologie, et ce mot sex-perte me sort par les yeux. Qui est expert dans ce domaine ? Il est déjà difficile de maîtriser parfois son propre corps, alors de là à généraliser à l'ensemble des clitoris de la terre... Le deuxième auteur ne me disait rien qui vaille non plus. Qui est Damien Mascret ? Je lis les quelques lignes de présentation qui lui sont consacrées. Ok, il est médecin-sexologue et journaliste. Mais écrire un livre sur Xavier Darcos, est-ce le plus court chemin pour parler du clitoris ?

Mais apparemment, tous les chemins mènent au clitoris. Ou devraient y mener, puisque tel est le sujet de l'ouvrage : mettre le clitoris en pleine lumière, le sortir de cette caverne que les auteurs nomment « l'excision culturelle ».

Cette excision culturelle a été tout d'abord le fait de Freud et de ses adeptes : la femme en manque de pénis, la femme qui passerait enfin au stade de la féminité quand elle accepterait de déloger le centre du plaisir en oubliant le clitoris pour la seule pénétration et le plaisir vaginal.
Cette nécessaire pénétration, seule scène réellement spectaculaire puisque le clitoris est trop petit, impossible à filmer, devient le but de tout film pornographique. Le clitoris y est oublié, sauf dans d'éventuels préliminaires pour permettre une lubrification qui permet d'enchaîner avec la pénétration.
L'éducation des enfants, des adolescents, met l'accent sur la reproduction, donc la pénétration. On ne parle pas de plaisir, pas de clitoris. Et ceux qui cherchent une source d'information autre que venant de parents démissionnaires ou de l'école qui ne sait comment aborder le sujet se tournent vers la pornographie. Or, la pornographie, nous l'avons vu, exclut le clitoris.
Suivent ensuite l'évocation de problèmes sexuels chez la femme et la constatation de la primauté de la pénétration, l'orgasme clitoridien étant considéré comme un orgasme de deuxième ordre. A ce mythe de la pénétration toute puissante s'associe le mythe de la jouissance simultanée. Il faut qu'une femme jouisse par pénétration et qu'elle jouisse en même temps que son partenaire. Que d'impératifs !
A côté de cela, la masturbation féminine est dévalorisée. Combien de femmes acceptent d'avouer (l'aveu, comme si c'était un péché !) qu'elles se masturbent ? La masturbation est perçue comme une « pratique de la « pauvre fille » plutôt qu'une autonomie sexuelle ». Cependant, les mœurs évoluent, les opinions changent, le clitoris fait de plus en plus l'objet d'articles de presse, de recherches, le clitoris sort de l'ombre, la révolution clitoridienne est en marche, et ce livre cherche à faire progresser cette marche.

Instructif, très bien documenté sans que ces références ne soient lourdes, sans que le sérieux du propos n'occulte un ton délibérément léger et sautillant, ce petit volume est une réussite.

Je ne trouve qu'une critique à formuler, cette idée qui me semble discutable exprimée à la page 109 et rappelée page 130 que je vous retranscris ici :
« Mais la pénétration qui engage deux partenaires amoureux, demeure le point le plus proche et le plus régressif (sur un plan inconscient) de la fusion perdue des premières semaines de vie (époque où le nouveau-né ne perçoit pas encore sa séparation physique d'avec sa mère). Une communion des corps dont l'intensité émotionnelle explique peut-être le succès persistant. »
« On l'a vu, la pénétration permet une intimité qui rappelle la fusion initiale avec la mère. »

Le mot de la fin avec cet extrait de la page 131 :
« Il ne s'agit pas de choisir, encore moins de trahir : nous pensons qu'on peut avoir le beurre et l'argent du beurre, l'orgasme clitoridien et la pénétration vaginale, et que plus nous élargirons le champ des possibles de notre plaisir, plus nous aurons des chances de faire durer le couple. La revanche du clitoris, c'est aussi une question d'amour. »

La revanche du clitoris, Maïa Mazaurette et Damien Mascret, La Musardine, l'attrape-corps, 12 euros.

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Voici la présentation un peu plus courte réalisée pour le site de Sensuelle :

Le thème de ce livre a de quoi déconcerter : le clitoris, ce « petit bout de chair », disséqué sur une centaine de pages ?!
Ce clitoris dénigré par l'histoire réapparait en effet au grand jour et prend sa revanche sous la plume de Maïa Mazaurette et de Damien Mascret. Car, pour ces auteurs, le clitoris a souffert et souffre encore d'une « excision culturelle ». En d'autres termes, le clitoris a été dénigré, oublié, avili.

Cette excision culturelle a été tout d'abord le fait de Freud et de ses adeptes : la femme en manque de pénis, la femme qui passerait enfin au stade de la féminité quand elle accepterait de déloger le centre du plaisir en oubliant le clitoris pour la seule pénétration et le plaisir vaginal.
Cette nécessaire pénétration, seule scène réellement spectaculaire puisque le clitoris est trop petit, impossible à filmer, devient le but de tout film pornographique. Le clitoris y est oublié, sauf dans d'éventuels préliminaires pour permettre une lubrification qui permet d'enchaîner avec... la pénétration bien sûr.
L'éducation des enfants, des adolescents, met l'accent sur la reproduction, donc la pénétration. On ne parle pas de plaisir, et donc jamais de clitoris. Et ceux qui cherchent une source d'information autre que venant de parents démissionnaires ou de l'école qui ne sait comment aborder le sujet se tournent vers la pornographie. Or, la pornographie exclut le clitoris.
Suivent ensuite dans ce volume l'évocation de problèmes sexuels chez la femme et la constatation de la primauté de la pénétration, l'orgasme clitoridien étant considéré comme un orgasme de deuxième ordre. A ce mythe de la pénétration toute puissante s'associe le mythe de la jouissance simultanée. Il faut qu'une femme jouisse par pénétration et qu'elle jouisse en même temps que son partenaire. Que d'impératifs !
A côté de cela, la masturbation féminine est dévalorisée. Combien de femmes acceptent d'avouer (l'aveu, comme si c'était un péché !) qu'elles se masturbent ? La masturbation est perçue comme une « pratique de la « pauvre fille » plutôt qu'une autonomie sexuelle ».
Cependant, les mœurs évoluent, les opinions changent, le clitoris fait de plus en plus souvent l'objet d'articles de presse, de recherches. Le clitoris sort de l'ombre, la révolution clitoridienne est en marche et on ne peut que s'en réjouir...

Instructif, très bien documenté sans que ces références ne soient lourdes, sans que le sérieux du propos n'occulte un ton délibérément léger et sautillant, ce petit volume est une réussite. A lire pour s'instruire, pour retrouver confiance en soi, pour oser s'affirmer clitoridienne à ses propres yeux et aux yeux de son partenaire, car après tout, ce n'est pas une tare, loin de là !

La revanche du clitoris, Maïa Mazaurette et Damien Mascret, La Musardine, coll. l'attrape-corps, 12 euros.

Posté par Steph à 21:14 - LITTERATURE EROTIQUE & MAGAZINES - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
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Le cinéma

J'ai un ami original. Quand il me téléphone, il me demande ce que j'ai vu récemment au cinéma. Je soupire et lui dis que je ne vais jamais au cinéma, qu'on a des enfants en bas âge à la maison et qu'on ne sort pas. Cela fait des années qu'il me pose cette question et que je lui réponds la même chose. Je pense qu'il n'a pas encore compris. Mais le temps viendra... il sera bientôt papa.

L'avant-dernière fois que nous sommes allés au cinéma, j'étais enceinte de mon fils aîné. Nous sommes allés voir La mauvaise éducation de P. Almodovar. C'était il y quatre ans environ.

La dernière fois que nous sommes allés au cinéma, c'était l'été dernier. Mes parents étaient là, ils ont gardé les enfants et nous sommes sortis. Marcher main dans la main est si rare. Nous sommes allés voir Caramel de Nadine Labaki. Le film était à l'affiche depuis quelques semaines. Il n'était plus projeté que dans quelques salles. Nous nous sommes retrouvés complètement seuls dans le cinéma. J'ai ôté ma petite culotte.

Le danger d'être surpris n'est pas excitant. C'est au contraire un frein pour moi. Par contre, cela semble stimuler mon mari. De fait, il ne s'est pas passé grand chose dans cette salle de ciné. Quelques caresses appuyées. J'ai donc regardé le film en mouillant, mais sur le qui-vive. Je n'étais pas tranquille.

Quand même, j'aurais pu... m'a dit mon mari. J'aurais également pu ne pas remettre ma petite culotte pour sortir. Mais je l'ai fait. Je n'avais pas envie qu'une tache humide localisée se voie sur ma jupe.

J'ai besoin d'une intimité rassurante. Est-ce ma faute ? J'ai finalement accepté qu'on fasse l'amour en arrivant chez nous, dans le garage, sur le capot de la voiture, mais... porte de garage fermée.

Aucune témérité, aucune audace. Je suis une jeune femme conformiste.

Bah, tant pis...

Posté par Steph à 17:38 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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L'élégance de la panthère rose

panthere_roseVendredi soir, j'ai tenté l'approche panthère rose : tada tada, ta da, tadatadatada tadatadaaaaaaaa, tada tada da... Ajoutez la mélodie, et vous avez ce que je fredonnais en entrant dans le séjour, de rose et courte vêtue.

Je m'étais promis d'essayer ma nouvelle lingerie en commençant par le modèle le plus fou, celui qui se trouve en bas de cette page si vos souvenirs sont bons (pour ceux qui seraient éventuellement déjà passés sur ce blog et qui auraient lu non vu l'étendue du trou budgétaire causé par mes dépenses inconsidérées en petites culottes).

Ma photo n'est pas bonne, celles proposées par Orcanta sur leur site non plus puisque rien ne décrit le vaporeux du tissu, la douceur de la fourrure, la transparence de la maille qui subtilement se double au niveau des seins, le tomber aux deux tiers des fesses, la légereté de l'ensemble, la folie des pompons de la petite culotte qui s'entrechoquent sur le fessier. Ces photographies d'Orcanta ne soulignent pas ces aspects, mais je vous les mets ici quand même :

rose_fourrure_nuisetterose_fourrure_deshabille

Sauf que, contrairement à ce qu'elle devrait être, la panthère rose n'est pas poilue, et mon ensemble de lingerie présente de la fourrure. Ma démarche féline n'y faisait rien, je ressemblais à un petit lapin. D'ailleurs, le modèle se nomme lapin, je n'ai rien inventé. Mon mari tend même à penser que cela fait un brin playmate :

lapin playmate_bunny

Il me manque les oreilles. Et puis, non, tout de même, je ne ressemble pas à Bridget Jones engoncée dans son costume. Tout au plus à cette jolie rousse dont j'ai oublié le prénom dans le dessin animé Juliette je t'aime qui déambulait constamment en nuisette :

rousse_juliette_je_taime

- La rousse en question portait des oreilles et une queue de lapin quand elle travaillait dans un bar, Steph, l'as-tu oublié ?
- Non, je le sais bien, mais j'ai un avantage sur elle : j'ai deux pompons sur le slip, ce n'est pas une simple queue de lapin.

Et puis, moi, je trouve d'autres ressemblances à ce modèle. La petite fourrure kitch est assortie au boa de mon canard, et ce costume n'est après tout qu'une version rose d'une tenue de mère Noël qui se serait trompée de saison.

Mieux, je suis un ange, je flotte dans la douceur de cette fourrure rose, j'ai arraché un morceau de nuage pour m'en parer, je virvolte comme une danseuse étoile dans son tutu....
- Steph, les anges n'ont pas de sexe, et avec cette tenue, on voit presque le tien.

C'est ça, aussi, l'intérêt ; transparent sans l'être vraiment. On voit les grains de beauté qui entourent mon nombril, et le tissu épouse mes formes. J'ai pris le modèle en 36, et comme la nuisette était vendue avec le slip, j'avais peur de ne pas rentrer dans ce dernier, vu qu'à ce niveau-là, c'est un peu plus large qu'un simple 36, mais tout rentre finalement, je suis la grâce incarnée. Ou du moins, laissez-moi le penser.

Résultat sur monsieur : il aime bien. C'est excentrique, certes, mais pour une surprise, c'en était une.

Reste à lui montrer la suite de mes achats...

Posté par Steph à 21:02 - LINGERIE - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
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Les exploits d'un jeune don Juan de Guillaume Apollinaire

exploits_don_juanJ'ai acheté ce livre parce que c'était de Guillaume Apollinaire, parce que Alcools, parce que Caligrammes... J'ai acheté ce livre par curiosité. Je n'ai pas de regret particulier face à cet achat, c'est tout de même un bon roman, mais je n'ai pas non plus trouvé ce court récit d'un extraordinaire intérêt. Il est drôle, certes, mais à choisir, je préfère la poésie d'Apollinaire.

Roger devient un jeune homme. Quand se mère ou sa tante le lave et l'essuie minutieusement, il bande. Des pensées provoquent aussi cette réaction. Roger part donc à l'aventure : il explore le corps des femmes et le sien. Sa soeur sera sa première expérience visuelle et tactile. Puis les femmes se succèdent : l'intendante, sa soeur qui perd sa virginité avec lui, sa jeune tante, les bonnes...

Tout est exagérément grossi, les confessions paysannes surprises (voir un extrait ici), l'extase immédiate des femmes... C'est somme toute assez drôle et ce roman se lit facilement.

La conclusion est le passage le plus réussi peut-être dans cet caricature de l'homme surpuissant, coq en pâte, dominant son harem :
"Nous eûmes bientôt les trois mariages. Tout se termina amoureusement et je couchai tour à tour avec les femmes de mon harem. Elles savaient chacune ce que je faisais avec les autres et sympathisaient.
Bientôt Ursule accoucha d'un garçon, plus tard Elise et ma tante, d'une fille ; le même jour je fus parrain du petit Roger d'Ursule, de la petite Louise d'Elise et de la petite Anna de ma tante, tous enfants du même père et qui ne le sauront jamais.
J'espère en avoir bien d'autres et, ce faisant, j'accomplis un devoir patriotique, celui d'augmenter la population de mon pays."

Les Exploits d'un jeune don Juan, G. Apollinaire, folio, 2 euros.

Posté par Steph à 13:14 - LITTERATURE EROTIQUE & MAGAZINES - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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Banane

bananeMangez la banane par le deux bouts ! s'exclamait une publicité télévisuelle. Je n'ai jamais mangé de banane de la sorte et je juge ses dimensions insuffisantes pour l'utiliser comme double dong.
Car, bien entendu, mon but n'est pas de parler des vertus calorifiques de la banane.

Une blague de Toto se répandait dans la cour de récré quand j'étais enfant où une verge était remplacée par une banane. Nous riions sous cape. C'était une idée si audacieuse !
Dans Le sexe dans tous ses états de R. Languille et B. Leprieur que je suis en train de lire, banane est un terme répertorié pour le sexe masculin. Le petit Robert n'en dit rien. D'après ce dictionnaire, chez les hommes, ce serait plutôt une façon de se coiffer.

Pour Yura, dans Step up love story, la banane est un substitut commode pour apprendre à réaliser une fellation. Dans le manga, la soeur de Yura se charge de l'apprentissage tandis que dans l'animé, ce sont deux amies de Yura qui enseignent à la jeune femme la technique, dans une chambre d'hôtel.
Personnellement, je trouve plus simple de sucer une glace.
Sucer une banane après l'avoir décalottée en regardant monsieur droit dans les yeux serait une attitude trop provocante. Par contre, en faisant la même chose avec un bâtonnet de chocolat glacé, je peux me défendre : "Quoi ? Qu'est-ce que tu vas imaginer ? Je mange ma glace, c'est tout. Tu as vraiment l'esprit mal tourné. Banane, va !" J'aime être de mauvaise foi. C'est un jeu entre nous à qui sous-entendra pour que l'autre comprenne, mais l'autre feint parfois de ne pas comprendre ou accuse du caractère déplacé du sous-entendu, auquel cas, le sous-entendu est nié et l'accusation se retourne. Bref, c'est un subtil ou très lourd jeu de ping-pong.

La banane utilisée comme gode ne m'attire pas, de même que l'ensemble des fruits et des légumes. Fait de mon éducation ? "On ne joue pas avec la nourriture" a été le leitmotiv des repas chez mes parents. Et puis, une banane, est-ce un choix si judicieux ? J'imagine une banane trop mure comprimée par le resserrement musculaire que produit l'orgasme. J'aurais peur de transformer la banane en purée ou en jus tristement ressemblant à du sperme.

banane_dildoUne banane comme gode, non, mais un gode-banane, oui. Un sextoy prenant l'aspect d'un objet, par sa couleur, son aspect, peut être amusant. J'ai trouvé cette délicieuse banane stylisée en pyrex sur un site étranger ce matin. Son diamètre semble un peu fin, mais la couleur jaune est dynamisante et stimulante. Et je trouve ce dildo original.

Posté par Steph à 20:32 - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
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Petits noms du sexe de monsieur

Le Dictionnaire érotique de Pierre Guiraud propose une liste impressionnante de termes pour désigner le pénis : exactement cinq cent cinquante. Cette liste alphabétique qui couvre les pages 29 à 32 est ensuite classée par thèmes dominants (le pénis comme instrument, le pénis animal...).

En dernières pages du Guide du zizi sexuel de Zep et d'Hélène Bruller, une petite liste accompagnée d'images est également proposée : le robinet, le piquet, le poireau, le manche, le gourdin, le sifflet, le petit oiseau, la trompe, l'outil, le dard, l'arrosoir, le grand chauve à col roulé.

Hier, j'ai commencé à feuilleter Le sexe dans tous ses états de Romuald Languille et de Bruno Leprieur qui présente un grand nombre de mots, illustrés, pourvus de leur définition (au sens propre) mais utilisés, au sens figuré pour désigner le sexe masculin (quand la définition se place sur la page de droite) ou féminin (quand cette définition se trouve sur celle de gauche). J'y ai trouvé "kiki", notre petit surnom préféré il y a quelques années. Un jour, une cousine de mon mari au téléphone, nous a fait part des préparatifs de son mariage. Elle appelait "kiki" les rubans que l'on fixe aux voitures. Nous nous sommes retenus de rire.

Par contre, dans ces listes, je n'ai trouvé ni ouistiti ni zigouigoui, noms affectueux que je donne parfois ces derniers temps au pénis de monsieur.

Pierre Guiraud l'affirme :
"Un tel système est inépuisable et les quelques 600 termes relevés ici sur la foi des dictionnaires pourraient être multipliés à l'infini. Un auteur comme San Antonio -mais il est vrai qu'il est tout à fait exceptionnel- nous livre, au hasard de quelques pages : le bigorneau, le kangourou, le lézard, le zoziau... le sémaphore, le pavillon, le périscope, la stèle, le pilastre, la lance d'arrosage, le levier de vitesse... Popol, Popof, le guignolet, le scoubidou, le turlutu, le zizi, la zézette, le zifolo, la zifolette, le zoupzoup..."

Et l'on pourrait en imaginer d'autres, au gré de notre fantaisie, tant il est amusant de jouer avec les mots.

Posté par Steph à 09:36 - LITTERATURE EROTIQUE & MAGAZINES - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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Histoire de mes seins de Monique Ayoun

histoire_seinsDes seins proéminents comme boucliers, qui portent leur fierté dans un soutien-gorge, qui posent le problème de leur difficile cohabitation avec leurs semblables moins bien pourvus, leur difficulté à s'affirmer différents des énormes seins familiaux, héritage si lourd à porter, seins qui se cachent, qui attirent (trop) le regard, qui ont leurs admirateurs passionnés (et on égrène les travers de ces fanatiques), seins maternels...

Ce livre propose l'histoire d'une vie à travers le vécu des seins de la narratrice. Un livre amusant et fort sein-pathique.

Histoire de mes seins, Monique Ayoun, avec des dess(e)ins de Wolinski, La Musardine, Lectures amoureuses, 7,90 euros.

(Courte présentation écrite pour Sensuelle.)

Présentation que je complète en quelques lignes :

Ce livre d'un peu plus de 150 pages propose de courts textes entrecoupées d'images. Ces textes sont regroupés en quatre parties :
- Papa, maman, mes seins et moi
- Des soutifs et des hommes (Tiens, cela me rappelle J. Steinbeck)
- Se(i)nsations
- Et tous les seins du monde ?
Cette quatrième partie met fin au récit de vie pour évoquer d'autres vies, d'autres seins et leurs histoires, amusantes ou tragiques. Par contre, cette histoire narrée dans les trois premières parties ne peut que nous arracher des sourires amusés, du premier soutien-gorge aux déboires provoqués par les montgolfières que la narratrice porte devant elle.

Extrait :
Regonflée
Mon premier réflexe, quand j'ai du vague à l'âme, quand mes idées s'embrouillent, que je perds la boule, c'est de m'acheter un nouveau soutien-gorge. Tout de suite ça me retape, c'est dingue !... Un joli bustier et mon oeil pétille. Mes seins sont remontés, mon moral regonflée, et vice versa. Je me sens d'attaque. Mieux : rassemblée. Recentrée. J'ai un peu honte que mon équilibre tienne à un fil, au fil subtil de ce petit carré de tissu futile... mais  qu'y puis-je ?

Ce passage me rappelle quelqu'un...

Posté par Steph à 21:31 - LITTERATURE EROTIQUE & MAGAZINES - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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Modification de la page "profil"

Je l'avais laissée vide ou presque. J'ai décidé de la remplir.

Texte actuel :

"Bonjour aux curieux qui consultent cette page.
Je pensais laisser vide cet espace, mais le nombre de consultations de cette page "profil de l'auteur" me pousse à écrire quelque chose. Bien que...
Que ne dis-je pas déjà donc mon blog ?

J'ai ouvert ce blog il y a peu, pour rassembler des textes placés ailleurs dont je n'avais parfois pas gardé la trace dans un quelconque fichier. Ces textes, c'étaient des présentations de livres et des tests de sextoys. Et puis il y a eu quelques textes qui n'entraient pas dans cette catégorie, d'où la création d'une rubrique "opinions et humeur", puis il y a eu la création d'une rubrique sur des dvd, un peu comme ça, parce que j'avais déjà deux ou trois textes qui pouvaient s'y placer.

Et puis je me suis prise au jeu.
Alors j'écris des trucs et d'autres sur un peu tout et n'importe quoi.
Je reste essentiellement sur la thématique initiale (littérature érotique/tests de sextoys) et j'élargis.
Parfois jusqu'à écrire des trucs qui ne devraient pas être ici.
Jusqu'à parler de moi, tout d'abord pour la rubrique "secrets de femmes" du webzine de neoplaisir, et puis de plus en plus parce que cela m'amuse, parce que ma petite vie sans grande originalité est peut-être un reflet plus fidèle de la réalité que tout ce qu'on peut lire de mielleux dans des magazines. Du moins, c'est le reflet de ma réalité puisque j'estime que la moindre des choses est de parler sincèrement, honnêtement. Sinon, il vaut mieux se taire.
Parce que j'avais envie de raconter que la sexualité n'est pas toujours simple au quotidien, qu'il y a des hauts et des bas, et que pour les bas restent en haut, rien de tel que des porte-jarretelles.

Je fais des jeux de mots idiots, bien sûr... mais je me fais rire moi-même, et si ce blog n'a en définitive qu'une utilité, que ce soit celle-là !

Pour conclure, pour répondre à la question "quelques mots sur moi" : je suis Steph_B ici, Steph ou StephB ailleurs. Je suis maman au foyer, mariée, j'ai trois enfants et enfin j'approche inexorablement des 32 ans."

C'est un peu long (surtout pour quelqu'un qui avait l'intention de ne rien écrire aujourd'hui), je couperai peut-être.

Posté par Steph à 16:24 - BLABLA - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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Fainéantise

Aujourd'hui, rien à écrire, ou plutôt pas envie d'écrire. Farniente. Non que je sois dans ma période grincheuse-larmoyante-envie de me recoucher. Une fois par semaine, cela me suffit.

Je suis toute guillerette, et j'ai le sourire jusqu'aux oreilles.
Pourquoi ? Mais parce que j'ai fait les SOLDES. (Soldes étant un mot qui se transcrit généralement en lettres capitales.)
Je passe sur les pantalons et la chemisette de monsieur, sur les deux gros sacs de vêtements achetés chez sergent major pour les enfants et j'en arrive au fait : ma lingerie.
Cela manquait de photos par ici, alors j'ai décidé de ne faire que ça aujourd'hui.

Voici par où je suis passée :

oacanta

Et ce que j'ai acheté :

blanc

modèle blanc, passionata. Le slip, c'est mieux que rien, je prends ce qui reste, on est au troisième jour des soldes, ne l'oublions pas. Soutien-gorge non rembouré, c'est pour cela surtout qu'il m'a plu.

fleurs

modèle floral. Lejaby. Parce que c'est estival, coloré, que le soutien-gorge n'est presque pas rembourré même s'il est opaque et que la petite culotte est transparente.

rouge

rouge vif. Orcanta. Parce que monsieur semblait attiré par le rouge, que c'est une couleur que je n'ai pas l'habitude de porter, surtout avec une teinte si vive, parce qu'ainsi, je vais l'étonner.

champetre

champêtre. Orcanta. En coton. Pour le côté petite fille sage. Sauf que la nuisette est transparente.

soie_rose

rose. Orcanta. Parce que c'est si doux. Parce que c'est de la soie. Parce que cela attire la caresse.

noir_blanc

noir et blanc. Orcanta. Parce que c'est classe et que cela me va très bien.

rose_fourrure

rose à fourrure. Orcanta.  Petite culotte à pompons, nuisette et déshabillé à manches ourlées de fourrure. Parce que c'est fou.

La vendeuse : celui-là, il est... Je complète : amusant.
- Oh, mais il est plus qu'amusant, essayez-le, vous verrez.
J'ai essayé, j'ai pouffé de rire dans la cabine d'essayage.
Un rose totalement transparent, la petite fourrure inattendue, c'est un modèle ravageur.
Surprise pour monsieur, dès ce soir. Je vais commencer par ça.

Une matinée d'aussi folles dépenses s'est poursuivie sur la reception d'un colis :

colis_neoplaisir

Je vais être très occupée les prochains jours.

Posté par Steph à 15:04 - LINGERIE - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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En feuilletant le Dictionnaire de la sexualité de Larousse

Je parlerai du dictionnaire en lui-même en temps et en heure dans la rubrique adéquate. Pour l'instant, je ne fais que feuilleter, lire quelques articles, suivre des yeux quelques entrées, pinailler un peu, sourire parfois...

Langage et sexualité, p. 500
"Les femmes attribuent volontiers aux mots tendres un pouvoir stimulant et érogène, alors que les hommes sont plus réceptifs aux mots crus."
Zut, je suis un homme.

Lingerie, article qui couvre les pages 518 à 521 et qui donne une définition de beaucoup de termes. Très utile pour expliquer à monsieur la différence entre le shorty, le tanga etc.
"Pour les femmes, l'achat de lingerie revêt une dimension auto-érotique. En se voyant à la fois désirables et désirantes, elles peuvent afficher leur pouvoir de séduction. Par la même démarche, elles s'invitent à la rencontre sensuelle et sexuelle."
J'y réfléchirai lors de ma prochaine sortie boutique lingerie imminente. Le shopping (pas les courses alimentaires au supermarché, cela s'entend) étant en soi bien souvent une activité stimulante, aphrodisiaque même, parce que l'achat valorise l'ego, parce que si l'on s'offre quelque chose, c'est pour se sentir bien, qu'un nouveau vêtement est là pour se valoriser, se sentir belle, l'achat de lingerie avec les yeux pétillants, le sourire au lèvres, est peut-être effectivement une "auto-érotisation".

ECBU, p. 276
"Sigle signifiant examen cytobactérioogique des urines".
Quel est le rapport avec la sexualité ? Mon fils en fait régulièrement, pour cause de passé (présent ?) médical particulier, alors loin de moi l'idée de l'associer au mot "sexualité".

Danse, p. 226
"La danse rapproche les corps et permet des échanges de regards et des contacts physiques plus ou moins appuyés."
S'ils sont appuyés sur les pieds, je pense que le mot "danse" ne conduira certainement pas au mot "sexualité".

Couple, pp. 206-211
"Certaines conditions semblent plus favorables, selon l'INSEE, pour dépasser le cap fatidique des dix ans".
Tous les critères semblent réunis chez nous pour être dans cette tranche des couples qui peuvent dépasser le fatidique cap des dix ans. Nous fêterons nos six ans de mariage le mois prochain. D'après le film, c'est à sept qu'intervient la crise. Préparons-nous.

Posté par Steph à 15:10 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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