Chocolat cannelle

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L'élégance de la panthère rose

panthere_roseVendredi soir, j'ai tenté l'approche panthère rose : tada tada, ta da, tadatadatada tadatadaaaaaaaa, tada tada da... Ajoutez la mélodie, et vous avez ce que je fredonnais en entrant dans le séjour, de rose et courte vêtue.

Je m'étais promis d'essayer ma nouvelle lingerie en commençant par le modèle le plus fou, celui qui se trouve en bas de cette page si vos souvenirs sont bons (pour ceux qui seraient éventuellement déjà passés sur ce blog et qui auraient lu non vu l'étendue du trou budgétaire causé par mes dépenses inconsidérées en petites culottes).

Ma photo n'est pas bonne, celles proposées par Orcanta sur leur site non plus puisque rien ne décrit le vaporeux du tissu, la douceur de la fourrure, la transparence de la maille qui subtilement se double au niveau des seins, le tomber aux deux tiers des fesses, la légereté de l'ensemble, la folie des pompons de la petite culotte qui s'entrechoquent sur le fessier. Ces photographies d'Orcanta ne soulignent pas ces aspects, mais je vous les mets ici quand même :

rose_fourrure_nuisetterose_fourrure_deshabille

Sauf que, contrairement à ce qu'elle devrait être, la panthère rose n'est pas poilue, et mon ensemble de lingerie présente de la fourrure. Ma démarche féline n'y faisait rien, je ressemblais à un petit lapin. D'ailleurs, le modèle se nomme lapin, je n'ai rien inventé. Mon mari tend même à penser que cela fait un brin playmate :

lapin playmate_bunny

Il me manque les oreilles. Et puis, non, tout de même, je ne ressemble pas à Bridget Jones engoncée dans son costume. Tout au plus à cette jolie rousse dont j'ai oublié le prénom dans le dessin animé Juliette je t'aime qui déambulait constamment en nuisette :

rousse_juliette_je_taime

- La rousse en question portait des oreilles et une queue de lapin quand elle travaillait dans un bar, Steph, l'as-tu oublié ?
- Non, je le sais bien, mais j'ai un avantage sur elle : j'ai deux pompons sur le slip, ce n'est pas une simple queue de lapin.

Et puis, moi, je trouve d'autres ressemblances à ce modèle. La petite fourrure kitch est assortie au boa de mon canard, et ce costume n'est après tout qu'une version rose d'une tenue de mère Noël qui se serait trompée de saison.

Mieux, je suis un ange, je flotte dans la douceur de cette fourrure rose, j'ai arraché un morceau de nuage pour m'en parer, je virvolte comme une danseuse étoile dans son tutu....
- Steph, les anges n'ont pas de sexe, et avec cette tenue, on voit presque le tien.

C'est ça, aussi, l'intérêt ; transparent sans l'être vraiment. On voit les grains de beauté qui entourent mon nombril, et le tissu épouse mes formes. J'ai pris le modèle en 36, et comme la nuisette était vendue avec le slip, j'avais peur de ne pas rentrer dans ce dernier, vu qu'à ce niveau-là, c'est un peu plus large qu'un simple 36, mais tout rentre finalement, je suis la grâce incarnée. Ou du moins, laissez-moi le penser.

Résultat sur monsieur : il aime bien. C'est excentrique, certes, mais pour une surprise, c'en était une.

Reste à lui montrer la suite de mes achats...

Posté par Steph à 21:02 - LINGERIE - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
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Les exploits d'un jeune don Juan de Guillaume Apollinaire

exploits_don_juanJ'ai acheté ce livre parce que c'était de Guillaume Apollinaire, parce que Alcools, parce que Caligrammes... J'ai acheté ce livre par curiosité. Je n'ai pas de regret particulier face à cet achat, c'est tout de même un bon roman, mais je n'ai pas non plus trouvé ce court récit d'un extraordinaire intérêt. Il est drôle, certes, mais à choisir, je préfère la poésie d'Apollinaire.

Roger devient un jeune homme. Quand se mère ou sa tante le lave et l'essuie minutieusement, il bande. Des pensées provoquent aussi cette réaction. Roger part donc à l'aventure : il explore le corps des femmes et le sien. Sa soeur sera sa première expérience visuelle et tactile. Puis les femmes se succèdent : l'intendante, sa soeur qui perd sa virginité avec lui, sa jeune tante, les bonnes...

Tout est exagérément grossi, les confessions paysannes surprises (voir un extrait ici), l'extase immédiate des femmes... C'est somme toute assez drôle et ce roman se lit facilement.

La conclusion est le passage le plus réussi peut-être dans cet caricature de l'homme surpuissant, coq en pâte, dominant son harem :
"Nous eûmes bientôt les trois mariages. Tout se termina amoureusement et je couchai tour à tour avec les femmes de mon harem. Elles savaient chacune ce que je faisais avec les autres et sympathisaient.
Bientôt Ursule accoucha d'un garçon, plus tard Elise et ma tante, d'une fille ; le même jour je fus parrain du petit Roger d'Ursule, de la petite Louise d'Elise et de la petite Anna de ma tante, tous enfants du même père et qui ne le sauront jamais.
J'espère en avoir bien d'autres et, ce faisant, j'accomplis un devoir patriotique, celui d'augmenter la population de mon pays."

Les Exploits d'un jeune don Juan, G. Apollinaire, folio, 2 euros.

Posté par Steph à 13:14 - LITTERATURE EROTIQUE & MAGAZINES - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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