Vaginale ou clitoridienne ?
C'est la question que doit poser tout site féminin qui se respecte. Via un test, via un dossier sur le sujet, ou que sais-je encore. La question n'est semble-t-il pas encore entrée dans les moeurs dans une conversation courante. On demande plus volontiers si vous êtes thé ou café, avec ou sans sucre et si vous supportez la fumée de la cigarette (ma réponse est non).
La question n'entre pas dans une conversation courante, tant mieux, je vais en parler.
Tout d'abord, qu'est-ce que cela signifie ? La question porterait sur le moyen d'avoir un orgasme, sur le moyen de le produire. Or, la question n'est pas toujours perçue ainsi, j'ai l'impression que l'on répond parfois à côté. Etre "vaginale" est perçu par certaines comme la sensation, le besoin d'une pénétration, comme le fait qu'on ne peut se contenter d'une stimulation externe. Or, même en étant "clitoridienne", on peut très bien ressentir ce besoin de pénétration, l'un n'empêche pas l'autre.
Si vous avez fait attention au paragraphe précédent, vous remarquerez que j'ai mis des guillemets, parce que je ne suis pas bien sûre des termes. Après tout, ne serait-ce pas une "question dépassée" comme l'affirme ici Mylène Leroy ?
Un orgasme par stimulation externe (je l'appelerai ainsi) me semble le plus simple à produire. Du moins chez moi. Même si monsieur maîtrise mal la technique, curieusement. Non, plus à gauche, non, plus doucement. La parole est le meilleur guide qui soit. Sinon, il y a toujours le remède du vibromasseur qui connaît la chanson. Ou encore la solution de me laisser faire, si diriger les opérations de la voix ne suffit pas.
Un orgasme vaginal, et attention, je précise, sans aucune stimulation externe, aucun frottement d'aucune sorte, est plus difficile à obtenir. Ce mystérieux point G, d'ailleurs, est pour moi une source d'étonnement. Oui, certes, je le perçois. L'effet est étrange, mais pas orgasmique. Sauf quand je me décide de prendre mon temps, de me prendre en main ou plutôt de prendre en main le jouet adéquat. En l'occurrence, mon dildo en pyrex a été remarquable d'efficacité. Un orgasme vaginal, c'est rare, mais c'est une expérience intéressante.
Voilà, le sujet semble clos. J'ai dit un mot sur chacun. Et pourtant...
Non, je ne parlerai pas d'orgasme anal, je ne connais pas. Comme je ne renonce à rien, cela arrivera peut-être un jour, mais c'est pour l'instant un inconnu.
Par contre, j'aimerais bien souligner qu'il n'y a pas que ça non plus et qu'un orgasme peut se déclencher différemment. La zone du périnée, cette zone placée en sandwich entre le vagin et l'anus, par exemple...
Je l'ai découvert quand un jeu me faisait placer sur monsieur, l'épée de Damoclès tendue au lieu de pointer au-dessus de moi, une épée qui inéluctablement irait s'enfiler quelque part. Mais où ? Deux orifices, un glissemement, une hésitation entre les deux, et l'excitation due à cette hésitation de la voie à choisir. Le lieu de l'hésitation est un lieu à orgasme.
La pince me l'a démontré. Index dans le vagin, pouce dans l'anus, et une pression contre cette zone suffit.
Finalement, vaginale ou clitoridienne ?
Un peu des deux, avec une nette domination de l'un sur l'autre, mais pas seulement.
Est-ce que poser cette question a un sens ?
Vu ma réponse alambiquée qui pourrait très probablement bien être celle de beaucoup, j'en doute.
Alors pourquoi s'entêter à poser une telle question sur des sites féminins ?
Parce que ça fait lire. N'en seriez-vous pas la preuve ? :)
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