Et un lelo de plus à la maison
L'intérêt d'avoir un blog, c'est que mon mari me lit. D'ailleurs, il lit aussi ce que j'écris sur sextoyer, il y connait tous mes résultats de tests bidon sur des sites féminins qu'il m'amuse de faire, il lui arrive de dialoguer avec moi à ce propos. C'est un autre mode de communication. Il apprend ou a la confirmation par exemple que ce qu'il dit me fait (parfois) rire, qu'il n'est pas encore un expert en manipulation du clitoris (zut, ça non, j'ai écrit le texte mais je ne l'ai pas encore mis en ligne), que j'adore les produits Lelo et surtout que le stimulateur Néa me fait rêver. (Mais comment savait-il que c'était en noir que je le préférais, l'ai-je écrit quelque part ?)
Mon mari me lit tous les soirs.
- Alors, tu as écrit quoi aujourd'hui ?
Plein de choses, tu as cinq textes à lire ici, deux petits trucs sur sextoyer.
- C'est quoi ta crème YESforLOV ?
Tu verras, j'ai toute une boîte d'échantillons.
Ce soir, il a lu mon histoire de soldes ratées, mais pas tant que ça, il a lu mon intérêt extrême pour le Néa de Lelo. Et il me l'a acheté. Plus un autre truc dont j'ignore tout mais il ne se souvient pas de son nom.
Merci mon petit mari. Pour la peine, tu veux quoi ?
Comment ça, une pipe ?
(Non, je plaisante, ce n'est pas ce qu'il m'a répondu, même si je suppose qu'il ne serait pas contre.)
- Edit : le deuxième sextoy, ce n'est rien de moins que le B3 onye de BTT. Aie aie aie !!
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De l'avantage de ne pas avoir de poitrine
Ceci est une ode à la liberté de mouvement.
A cette époque, l'an passé, j'étais momifiée dans un soutien-gorge d'allaitement. Bretelles larges que rien ne dissimulait. Je n'avais plus qu'à porter une gaine ou une culotte qui monte jusqu'au nombril pour parfaire l'uniforme.
L'été, la chaleur et les grosses poitrines, quelle horreur. Une grosse poitrine sue, dégouline. Une grosse poitrine ne marche qu'à petits pas, économisant l'effort, économisant les soubresauts, les agitations forcenées des seins qui balottent. Une grosse poitrine qui veut entrer dans un petit haut à bretelles en faisant l'impasse sur le soutien-gorge en subit les conséquences. Cela sort de partout, les aréoles font des auréoles d'humidité, et les seins eux-mêmes semblent montés sur des ressorts.
Maintenant, observez au microscope les avantages de l'absence de forte poitrine, voire de poitrine toute court. Juste un petit bonnet A de fillette, pour se différencier des hommes, tout de même.
L'été, pas de sueur intempestive, le top si mini nous sied à ravir, les petites poitrines peuvent courir, s'amuser, elles restent en place ou n'offrent qu'une légère secousse quand la liberté de mouvement leur est totalement rendue.
Bien entendu, pas de cravate de notaire. Mais si je tombe le soutien-gorge, il peut bien tomber la cravate. Ou alors, on trouve un moyen de compresser la poitrine pour que cela ressemble tout de même à un petit tunnel.
Une petite poitrine en été qui s'affiche libre de mouvement attire parfois davantage les regards qu'une grosse poitrine prisonnière. En tout cas, il y en a au moins un qui y est sensible.
Tergiversations
A trop tergiverser, on arrive trop tard. J'avais bien vu ce layaspot de fun factory à 13,87 euros ce matin. J'ai hésité. Et je viens de penser que c'était finalement une affaire. Trop tard. D'autres ont été plus rapides que moi. Et il est probable que les stocks n'aient pas été conséquents.
Bon, Steph, arrête de t'apitoyer. Est-ce qu'il te plaît, au moins, ce laya spot ? Pas tant que ça, avoue-le. A choisir, tu préfères économiser et t'acheter le sublissime Néa de Lelo. Au moins, lui, est joli. Et la qualité de Lelo ne t'a jamais déçue, ce qu'on ne peut pas toujours dire de Fun Factory.
Sans compter le cockring vibrant que Lelo devrait sortir prochainement... Celui-là, tu l'espères. Tu le souhaites exactement conçu pour votre anatomie, pour que monsieur se régale autant que toi. Rien qu'à cette idée, tu sautilles sur ta chaise.
Les soldes, c'est tentant, mais est-ce vraiment intéressant si cela nous détourne de nos objectifs premiers, de nos souhaits d'achat n°1 ? Ouf, heureusement que le laya spot est épuisé.
Ongles et stratégie langagière
Ce matin, je coupe les ongles de mon mari car décidément, il les a trop longs. (Peut-être faut-il que je précise qu'il ne peut pas le faire lui-même et que ce n'est pas parce que j'ai des talents de manucuriste.)
- Tu le fais pour que je puisse te toucher ?
Essayez un ongle long sur un clitoris, cela blesse. Je le lui avais fait remarquer en criant Stop ! et en lui interdisant tout accès à ses doigts. Je n'ai pas d'atomes crochus avec les ongles. Heureusement, le doigt chinois est intervenu. Ce petit objet a donc parfois son intérêt.
Non, je ne le faisais pas pour qu'il me touche. Simplement parce qu'il fallait le faire.
Sa question m'a fait rire. Or, ce n'était apparemment pas l'effet escompté.
- Je n'ai pas dit ça pour que tu ries, mais pour que tu mouilles.
Mon mari était vraisemblablement déçu. Cette question faisait partie de son plan "parler pour exciter sa femme". Il faudra que je fasse plus attention à l'avenir pour ne pas le blesser.
Le souci, c'est que je trouve plus d'occasion de rire que d'être excitée.
Zoophilie et littérature
J'ai fini hier la lecture des Exploits d'un jeune don Juan d'Apollinaire. Plusieurs passages sur la zoophilie m'ont amenée à penser à quelques autres livres, assez peu tout de même, n'ayant pas rencontré souvent ce thème. Voici donc ma petite promenande littéraire, à compléter probablement par la suite, au fil des lectures :
Faute d'hommes partis en guerre, un chien fait plus ou moins l'affaire dans Le grand cahier d'Agota Kristof :
Bec-de-Lièvre siffle. Un chien arrive. C'est notre chien. Elle le prend dans ses bras, elle se roule avec lui dans l'herbe. Le chien aboie, se dégage, se secoue et part en courant. Bec-de-Lièvre l'appelle d'une voix douce en se caressant le sexe avec les doigts.
Le chien revient, renifle plusieurs fois le sexe de Bec-de-Lièvre et se met à le lécher.
Bec-de-Lièvre écarte les jambes, presse la tête du chien sur son ventre avec ses deux mains. Elle respire très fort et se tortille.
Le sexe du chien devient visible, il est de plus en plus long, il est mince et rouge. Le chien relève la tête, il essaie de grimper sur Bec-de-Lièvre.
Bec-de-Lièvre se retourne, elle est sur les genoux, elle tend son derrière au chien. Le chien pose ses pattes de devant sur le dos de Bec-de-Lièvre, ses membres postérieurs tremblent. Il cherche, approche de plus en plus, se met entre les jambes de Bec-de-Lièvre, se colle contre ses fesses. Il bouge très vite d'avant en arrière. Bec-de-Lièvre crie et, au bout d'un moment, elle tombe sur le ventre.
Dans Les exploits d'un jeune don Juan de Guillaume Apollinaire, Roger surprend les confessions de paysans. Le chien ne semble pas si apprécié :
L'une s'était fait lécher une fois le con par un chien. A la demande si elle s'était fait enfiler par lui, elle répondit : « Je l'aurais fait volontiers, mais il n'était pas assez gros. »
La description est minutieuse, quasi-médicale dans Le grand cahier, contrairement à cette simple allusion. Mais un autre passage des Exploits d'un jeune don Juan est moins avare en détails :
Un jour que j'étais dans la vacherie pendant que les servantes étaient ailleurs, en train de manger, je vois qu'une vache est en chaleur. Je pense : elle a un con pareil à celui de Rosalie. Je sors ma pine et veux l'enfoncer dans la vache. Mais elle ne se tenait pas si tranquille que Rosalie. Mais je l'ai maintenue, je lui ai soulevé la queue. Alors j'ai pu l'enfiler et ça m'a fait beaucoup plus de bien qu'avec Rosalie. Mais elle m'a chié dessus, sauf votre respect, si bien que mes couilles et mes pantalons en étaient remplis. C'est pourquoi je n'ai plus eu envie de la baiser.
Cette scène en devient cocasse. Le confesseur demande alors pourquoi il fait de telles choses. Et le paysan de répondre :
Notre berger le fait toujours ainsi avec ses chèvres et notre servante Lucie s'est mise un jour par terre, dans l'étable, avec le grand jars entre les cuisses, parce que ça fait beaucoup de bien au ventre, a-t-elle dit à sa voisine qui l'a aussi essayé.
Au berger, la chèvre ou encore la brebis, comme dans le film de Woody Allen.
Et qu'en est-il de Robinson Crusoé, devenu éleveur ?
Dans les couloirs de l'iufm, un débat autour de Vendredi ou la vie sauvage de Michel Tournier : comment faire lire ce roman à des élèves de cinquième alors que Robinson se soulage avec une chèvre ?
Je n'ai pas le souvenir de cette scène. Ma lecture du roman datait de la classe de sixième, je n'avais rien trouvé de choquant à l'époque. Et si zoophilie il y a, elle est passée inaperçue.
La cinquième, c'était la lecture des Contes de la bécasse de Maupassant et de Vipère au poing d'Hervé Bazin. La jeune fille qui sert à dépuceler les deux frères est ravalée au rang d'animal. Les jeunes filles de ferme ne sont guère plus valorisées chez Maupassant. La sexualité y est bestiale. Alors finalement, une chèvre ou pas, quelle importance ? Ces deux derniers ouvrages m'ont davantage marquée qu'une hypothétique scène de zoophilie.
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