Chocolat cannelle

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Question de rasage

Se raser ou pas, that is the question.

En général, je tranche en laissant la nature à l'oeuvre. Sauf quand monsieur râle et me dit qu'il en a marre de manger mes poils. Sauf quand je ne peux pas faire autrement parce que la lingerie minimaliste m'interdit les poils qui frisent en dehors de la petite culotte.

Donc, dans ces cas-là, je rase.

La première fois que je me suis retrouvée rasée, ce n'était pas mon fait. Le jeune homme m'avait dit fort élégamment "je veux voir à quoi ressemble ta chatte", j'avais haussé les épaules et répondu "si ça t'amuse". Il avait utilisé un rasoir manuel et de la mousse basique. Pendant l'opération, je n'avais pas bougé... d'un poil.
C'est la seule et unique fois où j'ai laissé quelqu'un me raser. Mon mari voudrait bien le faire, mais je refuse. A voir à quoi ressemble son menton après certaines séances de rasage matinal, j'ai trop peur pour mes lèvres.

Après cette première séance, j'ai eu par contre beaucoup de difficultés à assumer mon image. Je refusais de me regarder dans un miroir. Je ne me reconnaissais pas. La question du rasage ne s'est plus posée à moi pendant quelques années.

rasoirJusqu'à ce que monsieur me fasse remarquer qu'il aimerait mieux que je sois sans et m'a acheté le matériel adéquat : mousse à l'aloé vera, rasoirs féminins jetables. Le tout au supermarché du coin. La caissière a découvert à cette occasion que ce type de produits existait.

Tout d'abord, je coupe aux ciseaux, j'élimine le surplus. J'applique ensuite la mousse et je commence à raser. Ce n'est pas sans un peu d'appréhension que je vais chercher les poils qui se cachent à l'intérieur des lèvres. Et c'est à l'aveuglette que je termine autour de l'anus. Je manque d'adresse, ma technique n'est pas sensationnelle.

On pourrait me répliquer qu'il y a des spécialistes pour ça, qu'une séance chez l'esthéticienne résoudrait mon problème. Seulement, je ne vais pas chez l'esthéticienne pour autre chose, et il faudrait que je lui montre mon derrière ? Je crois que si je vais un jour dans ce type d'endroit, ce sera plutôt pour m'offrir une manucure.

rasoirelecLa technique n'est pas sensationnelle, mais le résultat n'est pas si mauvais. Auparavant, j'avais essayé le rasoir électrique. A éviter. Le rasoir mécanique obtient un bien meilleur résultat.

Un jour, peut-être, j'essaierai la cire. Mais j'ai peur des réactions allergiques et puis, aussi, de la douleur. Le jeu en vaut-il la chandelle ? Je n'en suis pas sûre. L'abricot glabre étant quand même quelque chose que je ne recherche pas avec frénésie, préférant souvent le duvet foisonnant et doux.

Le rasage a l'inconvénient de la repousse. Et surtout de la repousse rêche. L'abricot se transforme en coeur d'artichaut. La métaphore n'est pas jolie, mais ce sont les mots de monsieur.

Toutes ces lignes sur le rasage ont une raison. Ce soir, je me décide pour la séance photo avec ça :

lola

Je ne suis pas exibitionniste, mais je suis joueuse. Et un concours de photo de lingerie me tente bien. Je pourrais photographier mes petites culottes sans les porter, mais quel intérêt ? La lingerie n'est belle que par ce qu'elle suggère, dévoile, cache encore. Je pourrais porter quelque chose de plus habillé, mais de moins sexy. Et le but du concours n'est pas de montrer ses culottes de grand-mère.

Quand j'avais parlé des micro-strings lola luna au sexy club, on m'avait suggéré que ce serait mieux de montrer à quoi je ressemble dedans plutôt qu'une simple photo du produit. J'avais répondu à mon interlocuteur : pas question.
Il va me falloir beaucoup de courage pour déroger à la règle et pour revenir sur ce que j'avais dit.

Et si je me dégonflais ?

Posté par Steph à 16:20 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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